Photo : Boris Kirpotin
Viva Arte Viva
Sa volonté de mettre en avant les artistes plutôt que les œuvres est stimulante : la Biennale est faite « avec les artistes, par les artistes et pour les artistes, à propos des formes qu’ils proposent, des questions qu’ils posent, des pratiques qu’ils développent et des modes de vie qu’ils choisissent2 2 - Christine Macel, Viva Arte Viva, 2017, <www.labiennale.org/en/art/exhibition/macel/>. ». Tout comme la reprise des catégories antiques de l’otium, temps libre pouvant être productif, et du negotium, temps des affaires, l’est pour observer les contraintes qui pèsent sur les artistes dans un monde dirigé par le profit. Comment le temps de la production, le temps de l’œuvre et, par extension, la vie de l’artiste s’imbriquent-ils ? L’artiste et l’art peuvent-ils rester indemnes dans un monde qui s’accélère3 3 - Hartmut Rosa, Accélération : Une critique sociale du temps, Paris, La Découverte, 2010. ? Des trans-pavillons dits « du commun » ou « de la Terre », à priori porteurs d’un désir de mettre en discussion la nécessité de construire un avenir acceptable, alternent avec des pavillons à la thématique plus difficile à circonscrire comme le pavillon « des couleurs », le pavillon « du temps et de l’infini » ou encore celui « des artistes et des livres », qui inaugure l’exposition.
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