Guerresi_Aisha
Maïmouna Guerresi Aisha, 2015.
Photo : © Maïmouna Guerresi, permission de Mariane Ibrahim Gallery, Seattle

Des voiles, des féminismes et de l’art contemporain

Valerie Behiery
Depuis l’introduction par Shirin Neshat de la femme musulmane voilée comme thème possible en art contemporain dans les années 1990, on observe au sein de l’appareil artistique mondial un véritable torrent de représentations de femmes visiblement musulmanes. Cette présence, qui n’a fait que s’accentuer depuis le 11 Septembre, peut s’expliquer par une multitude de facteurs : la fixation (néo)orientaliste sur le voile en Occident ; le nombre croissant, en Europe et en Amérique du Nord, d’artistes et de galeristes de la diaspora originaires de pays à majorité musulmane ; l’établissement des pays arabes du Golfe comme pôles d’art contemporain ; et, plus généralement, l’internationalisation du monde de l’art.

Aujourd’hui, la majorité des images de voiles musulmans qui circulent en art visuel remettent en cause ce que j’appelle le voile, ce signe fortement imprégné d’histoire. Objet d’incessants débats sociaux et politiques en Europe et en Amérique du Nord, il fait office de symbole universel connotant à la fois la femme musulmane dépourvue d’agentivité, le caractère rétrograde de l’Islam et l’incompatibilité présumée entre l’Occident et l’Islam.

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Cet article parait également dans le numéro 90 - Féminismes
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