Photo : Jocelyn Jean, permission de la Galerie Graff, Montréal
L’intérêt de Jocelyn Jean pour la représentation spatiale ne date pas d’hier ; en peinture comme en dessin, en petits et grands formats, cette question a traversé toute sa production des trois dernières décennies. On se souviendra entre autres des Visions partitives des années 1980, qui exploraient déjà ce thème avec de grandes figures géométriques se déployant sur des papiers immaculés.
Mais, dans la récente série Fondations : hautes et basses œuvres1 1 - Gouaches sur papier Fabriano, présentées à la Galerie Graff de Montréal, du 24 mars au 30 avril 2011., l’artiste innove en matière de réflexion sur l’illusion spatiale par de surprenants dessins miniatures exigeant un regard très proxémique et attentif, sollicitant la vue certes, mais aussi les sens kinesthésique et postural, par leur profondeur et leur caractère perspectiviste. Isolés au centre de grandes surfaces blanches qui en accentuent l’effet de profondeur, de minuscules motifs architecturaux (coffrages, fondations, solages, etc.), habilement peints à la gouache, produisent de puissants effets de réel. Dans l’une de ces œuvres, un cube gris semble s’enfoncer lentement dans un gouffre vert sans fond alors que dans une autre, un monolithe rouge flotte, suspendu au-dessus d’une ouverture gris-bleu. Et ainsi de suite, de surface en surface, multipliant les expériences « spatialisantes » et énigmatiques qui amènent le spectateur à douter de ses propres sens.
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