Adonis Flores, Divertimento / Amusement, 2006.
photo : © Adonis Flores, permission | courtesy Galerie Habana

L’œuvre d’Adonis Flores s’attache à des questions liées au culte de l’appareil militaire. Dans son travail, le monde de la discipline ­militaire est visé sur le mode de la parodie, dans laquelle la peur et son ­contraire coexistent sous une nouvelle forme qui, à la façon d’un oxymore, peut être définie comme une sorte d’anti-culte, une « foi hérétique ». Historiquement, l’institutionnalisation des armées (et de ­l’appareil ­militaire en général) a joué un rôle crucial dans la formation des « ­projets nationaux » modernes, permettant ainsi d’y instiller un ­sentiment ­profond de souveraineté, de nationalité et d’identité. En effet, dans leur développement, la pratique, l’idéologie et ­l’attachement aux icônes et aux symboles liés à l’identité ont été imprégnés d’un glorieux esprit patriotique. De ce point de vue, le cas de Cuba mérite qu’on y regarde de plus près, puisqu’il éclaire un phénomène complexe et polémique où l’affirmation d’une culture de résistance reflète un projet ­souverain d’aspirations collectives.

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Cet article parait également dans le numéro 62 - Peur II
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