photo : © Adonis Flores, permission | courtesy Galerie Habana
L’œuvre d’Adonis Flores s’attache à des questions liées au culte de l’appareil militaire. Dans son travail, le monde de la discipline militaire est visé sur le mode de la parodie, dans laquelle la peur et son contraire coexistent sous une nouvelle forme qui, à la façon d’un oxymore, peut être définie comme une sorte d’anti-culte, une « foi hérétique ». Historiquement, l’institutionnalisation des armées (et de l’appareil militaire en général) a joué un rôle crucial dans la formation des « projets nationaux » modernes, permettant ainsi d’y instiller un sentiment profond de souveraineté, de nationalité et d’identité. En effet, dans leur développement, la pratique, l’idéologie et l’attachement aux icônes et aux symboles liés à l’identité ont été imprégnés d’un glorieux esprit patriotique. De ce point de vue, le cas de Cuba mérite qu’on y regarde de plus près, puisqu’il éclaire un phénomène complexe et polémique où l’affirmation d’une culture de résistance reflète un projet souverain d’aspirations collectives.
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