Michel Onfray, philosophe et auteur de nombreux ouvrages développant d'étroits rapports entre éthique et esthétique, porte à sa manière un regard cynique sur la philosophie occidentale, à bien des égards toujours soumise au modèle platonicien. Or, cette attitude cynique de considérer l'histoire de la pensée en Occident, a fait en sorte que les pratiques artistiques contemporaines ont toujours occupé une place importance dans ses écrits. C'est à ce sujet que André-Louis Paré l'a interrogé1 1  - Michel Onfray sera présent à la Manif d'art 3 de Québec qui a justement pour thème : Cynismes ?.

André-Louis Paré : Archéologie du présent. Manifeste pour une esthétique cynique, paru à la fin de l’année 2003 chez Grasset et Adam Biro, se présente comme étant la contribution esthétique à votre théorie matérialiste hédoniste que vous élaborez depuis plus de dix ans. Toutefois, ce n’est pas la première fois que vous associez l’attitude des cyniques grecs – celle d’Antisthène, mais surtout de Diogène – à l’art contemporain. Déjà dans votre essai intitulé Cynismes (1990), il est question d’esthétique cynique, mais aussi dans La sculpture de soi (1993) ou vous affirmez que « l’art contemporain dans sa composante sculpturale, au sens large, est le lieu d’une réactualisation singulière de la geste cynique antique ». Ou bien encore, dans Politique du rebelle (1997), alors qu’il est question d’une « esthétique généralisée ». Bref, comment se situe le présent ouvrage par rapport à ces diverses observations sur la relation entre l’art et cynisme ?

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Cet article parait également dans le numéro 53 - Utopie et dystopie
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