Comment se représenter au juste Les murs du feu, titre de la récente intervention de l’Action terroriste socialement acceptable (ATSA) ? En principe, on imaginerait non pas les murs du feu, mais plutôt des murs abattus par le feu, parce que le feu, justement, se joue des murs qu’il rencontre … Grâce à cet oxymore implicite qui, en lui, lie l’unité fondamentale de l’abri construit à un élément éminemment destructeur, la métaphore de ce titre reste mouvante: on n’arrive pas à la fixer dans une signification stable, à la résoudre par une interprétation certaine, ce qui n’est pas le cas, par exemple, d’un trope comme le « mur du son », devenu expression consacrée dans le langage courant, et auquel je ne peux m’empêcher de penser quand je lis les « murs du feu ». Les murs du feu/le mur du son : l’association d’idées paraît insolite, puisque ce projet de l’ATSA regarde plutôt vers le passé, cherchant moins à percer une frontière technologique fantasmée (la vitesse supersonique) qu’à proposer un exercice de remémoration de l’histoire.

Ce contenu est offert avec un abonnement Numérique ou Premium seulement. Abonnez-vous pour lire la rubrique complète et avoir accès à tous nos Dossiers, Hors-Dossiers, Portfolios et Chroniques !

S’abonner (à partir de 20 $)

Vous avez déjà un abonnement Numérique ou Premium ?

Se connecter

Vous ne souhaitez pas vous abonner ? Sachez que d’autres contenus sont accessibles si vous avez un compte Esse. C’est gratuit et sans achat ultérieur requis ! Créez un compte ou connectez-vous :

Mon Compte

Cet article parait également dans le numéro 47 - Autour de Mémoire vive
Découvrir

Suggestions de lecture