Le quartier Saint-Roch, en basse-ville de Québec – celui que l’on surnomme maintenant le quartier des artistes — a été l’un des plus touchés par la vague de démolition-reconstruction qui caractérise l’urbanisme des années 1970. Il en résulta, entre autres, la disparition du quartier chinois — laissant une plaie béante dans le secteur de la Grande Place, près de l’emplacement actuel du Complexe Méduse — et tout un réseau d’autoroutes qui ne mènent nulle part1 1 - Des quatre bretelles, deux s’arrêtent au carré Lépine tandis que les deux autres vont se buter à la falaise séparant la haute-ville de la basse-ville.. Au début des années 1990, Louis Fortier et un groupe de résidants du quartier décident de prendre en main leur environnement. Ils effectuent d’abord une série de pressions auprès des élus municipaux et créent, sur le terrain vague, des jardins communautaires auxquels se greffent peu à peu d’autres formes d’activités. On y organisera, par exemple, des événements de sculpture (la série Émergence) avec la participation d’artistes tant populaires que professionnels2 2 - On y retrouve notamment les œuvres de Bill Vazan, Henry Saxe et Don Darby.. C’est la naissance de l’îlot Fleury. Il occupera la Grande Place jusqu’en 1998 pour être ensuite délogé et relocalisé à l’emplacement actuel, sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency.
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