Isabelle Giovacchini
Plongées, fragments, répliques
du 28 septembre au 21 décembre 2025
© Isabelle Giovacchini / CPIF, ADAGP, Paris /
CARCC, Ottawa, 2025.
Photo : permission du Centre photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault
du 28 septembre au 21 décembre 2025
Pour parler de ses images, Isabelle Giovacchini hésite un temps. On l’imagine plutôt ambivalente face au qualificatif de « photographe » qui lui est accolé la plupart du temps. Oui, elle œuvre avec la photographie, mais sans forcément en prendre beaucoup elle-même. Alors, un verbe revient dans ses déclarations : elle fait, dit-elle, dérailler les images. L’exposition que le Centre photographique d’Île-de-France (CPIF) lui dédie cet hiver permet de saisir l’ampleur de son travail, qui s’étend sur une quinzaine d’années.
À l’origine, il y a cette interrogation : à quoi pourrait bien ressembler la photocopie d’un miroir ? Face à la perspective d’une possible disparition des images, Giovacchini prend un chemin de traverse, refusant le monochrome noir. Elle collectionne des miroirs piquetés, au tain défaillant, les numérisant de manière à créer de nouvelles représentations (série Vif-argent, 2022-2025). Dans l’exposition, les surfaces – lacs, soleil, feuille d’or – qui, comme les miroirs, résistent à leur reproduction sont les personnages principaux des œuvres de l’artiste.
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