«Heat Upstages Art at the Venice Biennale1 1 - Dans The New York Times, lundi 6 juin, 2003, p. B-1.» : c’était la manchette du New York Times au lendemain de la fin de semaine d’ouverture de la dernière édition de la Biennale de Venise. La canicule mortelle qui a frappé une partie de l’Europe n’a pas épargné Venise au moment où des milliers d’amateurs et de professionnels de l’art contemporain du monde entier réalisaient leur pèlerinage biennal pour assister à l’ouverture de l’une des plus importantes vitrines mondiales de l’art qui se fait maintenant. À un point tel, rapporte le journaliste du quotidien new-yorkais, que des mauvaises langues ont suggéré que la couverture médiatique des différents pavillons nationaux du Giardini allait se transformer en loterie, selon que les bâtiments profitaient ou non de l’air climatisé. Dans un tel contexte, la présence des artistes du collectif danois Superflex pouvait être vu comme une délivrance. Suite à une épuisante traversée des salles de l’ancien Arsenale, le bar alternatif tenu par Superflex2 2 - Le collectif danois a été fondé à Copenhague en 1997 par Bjørnstjerne Christiansen, Jakob Fenger et Rasmus Nielsen. Leur projet place l’art à l’extérieur des murs des galeries, au chœur de la réalité de la société, participant d’un activisme politique (bien qu’ils disent proposer des «outils» plus qu’ils ne font de l’art engagé à proprement parler). Leurs projets rencontrent une variété étonnante de pratiques, passant de la production de pouding à celle d’unités de biogaz ou, encore, par la mise sur pied de réseaux de télévision mis à la disposition des différentes communautés. proposait aux visiteurs une halte salutaire, afin de se désaltérer, tout simplement. Faisant de la production d’une liqueur à base de guaraná (une baie à haute teneur en caféine populaire au Brésil) le principal objet de sa participation dans une Biennale de Venise3 3 - Cette édition anniversaire de la Biennale de Venise portait comme titre Dreams and Conflicts : The Dictatorship of the Viewer. Le commissaire général Francesco Bonami, refusant une lecture unique, a partitionné le parcours de l’Arsenale, remettant entre les mains de six commissaires ou collectifs de commissaires invités le soin d’aménager les expositions. C’est dans ce cadre que le collectif Superflex a été invité. fortement axée sur des questions d’ordre politique, le collectif se positionnait doublement en dehors du terrain de l’art.

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Cet article parait également dans le numéro 50 - Nourritures
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