© Sarkis / SODRAC (2014)
Photo : Wayne Cullen, permission de l’artiste
Rotterdam, 2 juin 2012. Une baleine se promène depuis quelques jours dans le labyrinthe portuaire. Des regards curieux, attentifs et incertains l’observent. Que fait-elle là ? Est-elle égarée, apeurée, amusée ? Non. Ensorcelée. Car dans un vieux hangar à sous-marins de ce port gigantesque, Sarkis est en train d’installer une œuvre emblématique de l’ensemble de son travail, Ballads (2012), ayant pour cœur Litany for the Whale, de John Cage1 1 - Sarkis, Ballads, Submarine Wharf, du 2 juin au 30 septembre 2012. Le Museum Boijmans Van Beuningen exposait en même temps une œuvre de Sarkis qui réunissait 96 aquarelles interprétant la partition du Ryoanji de Cage..
Cette légendaire musique n’est pas destinée à être interprétée comme le veut la partition de 1980, établie autour d’un récitatif et de trente-deux réponses chantées par deux voix égales. Suivant la volonté de Sarkis, elle est transposée et jouée sur un clavier complexe par un carillonneur qui fait vibrer un ensemble de quarante-trois cloches de bronze réparties sur une immense structure de bois circulaire, à dix-huit mètres du sol.
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