Beau début animalier
«Les sociétés humaines insensiblement dérivées des sociétés animales sont vouées à un cycle de prédation et d’hivernage – de guerre et de répit – de plus en plus désaccordé à la temporalité linguistique, technique, mathématique, industrielle, financière, linéaire dans laquelle l’humanité croit se reconnaître, mais qui déploie un rythme dans lequel elle ne vit pas1 1 - Pascal Quignard, Abîmes, Grasset, Paris, 2002, p. 174..» Bref, nous aurions mis en place une savante manière d’autosabotage, une lente et subtile mécanique kamikaze qui finira par nous emporter tous. Avec cette revanche que l’humanité semble prendre sur elle-même, l’animal humain s’enfonce dans une discordance sans retour. Elle, la bête douée du langage et de la raison, pourquoi ne cesse-t-elle pas de se désincarner dans le carnage?
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