Anouk Verviers
Qu’est-ce qu’on peut construire sur un sol en mouvance
DRAC, Drummondville
Inspiré d’une expérience personnelle de transmission générationnelle approfondie au sein d’une recherche amorcée en 2020, Qu’est-ce qu’on peut construire sur un sol en mouvance d’Anouk Verviers condense, en un projet interdisciplinaire et intimiste, une réflexion sur l’invisibilisation du travail des femmes.
Cette recherche s’articule chez DRAC, à travers une série de performances et d’expositions, autour de la forme et de la mission du pavillon canadien de l’Exposition coloniale de 1886, à Londres. Destiné à mettre en lumière les ressources agricoles canadiennes, le bâtiment est réinterprété ici pour mettre en valeur des savoir-faire autrefois occultés. Tel un écrin de contreplaqué, la structure de bois accueille des projections vidéos et encadre dans l’espace divers objets issus des performances de l’artiste. Deux pans servent notamment d’étagères pour l’œuvre À mes sœurs dans le labeur (2022-2023) constituée de deux séries de demi-pots, l’une en argile crue et l’autre en cire paraffine. La mise en parallèle de matières aux couleurs rappelant la terre et le lait évoque l’univers d’une ferme laitière, dont le caractère féminin est souligné par une dédicace gravée dans l’argile. Publié en 1894, cet extrait est tiré d’un livre de la fermière, éleveuse, beurrière et auteure Eliza Maria Jones. Jones avait dédié son ouvrage aux fermières, car il portait sur la transmission du savoir-faire comme outil d’émancipation des femmes.
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