Vue d'exposition, Lieu d’Art et Action Contemporaine, Dunkerque, 2025.
Photo : Cathy Christiaen, permission de la Ville de Dunkerque
du 18 octobre 2025 au 8 mars 2026
Un grand éclat de rire lors d’un rassemblement féministe en 1973, capté par la photographe Catherine Deudon, s’affiche en ouverture de l’exposition La Marrade. Qui a dit que les féministes n’avaient pas le sens de l’humour et étaient des rabat-joies ? Faisant le constat que rarement les luttes féministes ont été abordées par le prisme de l’humour, Camille Paulhan, dans un commissariat particulièrement riche et réjouissant, explore dans La Marrade les liens entre humour, art et féminisme.
Si l’exposition s’ouvre sur « Au commencement était le rire », il ne l’est guère pour les femmes qui, dans l’histoire, n’ont eu que très peu droit au rire et à l’humour. Moqué et même jugé offensant, c’est ainsi que l’histoire a souvent catégorisé le rire féminin. Une petite sculpture rend compte de la posture presque grotesque de la vieille femme Baubo montrant son bas ventre dans le but de détourner Demeter, sa fille, de sa mélancolie. Quand Sara, la femme d’Abraham, âgée de 96 ans, apprend qu’elle va avoir un enfant, son petit rire d’incrédulité la condamne aux yeux de l’ange annonciateur. À l’instar des femmes qui écrivent, les femmes qui rient feraient-elles peur ? Le rire serait-il un moyen de contestation, de résistance et de transformation des normes de genre ? Peut-on être prise au sérieux quand on rit ?
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