Myriam Yates
du 11 septembre au 14 décembre 2013
Mirage, capture vidéo, 2013.
Photo : permission de l’artiste
À l’ère de l’obsolescence programmée des objets de consommation, le regard que pose Myriam Yates sur certains lieux urbains en friche agit tel un miroir sur le sort que leur réservent parfois les autorités. C’est le cas, par exemple, de l’intérêt de l’artiste pour le site de l’Exposition universelle de 1967. Cet événement d’envergure internationale fut un moment porteur pour le Québec, qui s’ouvrait sur le monde mais également sur les formes les plus novatrices du design et de l’architecture. De nos jours, la plupart des pavillons ont été abandonnés, faute d’entretien. Le corpus d’œuvres développé par Yates depuis 2005 s’attache donc, en partie, à documenter ces lieux voués à la disparition. Souvent présentés sous forme de diptyques, ses films et vidéos construisent des récits où se croisent, en parallèle, personnages et lieux. La commissaire Vicky Chainey Gagnon s’est particulièrement intéressée aux œuvres documentant l’hippodrome de Montréal, dont les activités ont cessé en 2009.
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