photo : Yan Turcotte
Après C.H.S. (2007), Anky ou La fuite (2008) et Trans(e) (2010), Christian Lapointe dévoilait en janvier dernier le chapitre final de son Cycle de la disparition, un nouvel objet de fascination intitulé Sepsis. Précisons tout de suite que la tétralogie, que l’on pourrait décrire comme une suite de méditations existentielles multimédias, emprunte certains de ses codes aux arts visuels, à la performance et à l’installation, et qu’elle n’est pas sans évoquer certaines des réalisations de Denis Marleau ou Romeo Castellucci. Il s’agit en somme d’une démarche hautement atypique dans le paysage théâtral québécois.
Quand le jeune auteur et metteur en scène, directeur du Théâtre Péril, règle ses comptes avec la mort, autrement dit avec la condition humaine, il le fait de manière singulière et inventive, en se jouant des conventions théâtrales aussi bien que des perceptions du spectateur, en s’aventurant sur le territoire de l’inconscient et de l’intangible, en misant sur l’abstraction des mots et des images, sur la force de frappe de ce qui est invisible, inexplicable, tapi dans l’ombre. Les individus qui peuplent les tableaux qu’il imagine sont tourmentés, menacés, calcinés, possédés ou déchirés, prisonniers du temps et de l’espace, suspendus entre ciel et terre, maintenus entre la vie et la mort, écartelés entre le masculin et le féminin, la chair et l’esprit.
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