Personnage important de la scène culturelle québécoise des années 1950 et 1960, Guy Borremans mérite certainement que l’on tente de l’inscrire dans l’histoire des arts visuels du Québec. On ne pouvait donc que saluer la publication d’un livre d’entretiens avec celui qui se sera lié au fil des ans à quelques-unes des figures importantes de la création d’ici, aussi bien dans le domaine des arts plastiques (plusieurs membres des automatistes et des plasticiens), de la littérature (Claude Gauvreau et Patrick Straram le bison ravi) que du cinéma (Arthur Lamothe, Gilles Groulx et de nombreux autres). D’ailleurs, au moment où l’on fait grand cas de la redécouverte du cinéaste René Bail, il ne faudrait pas oublier que Borremans fut lui aussi au cœur de l’éclosion de la cinématographie québécoise naissante avec son film La Femme image, qu’il termina au début des années 1960.
Dans son propos liminaire, Catherine Morency, directrice de la collection Mémoire vive, explique « que la présente collection vise à restaurer [un] devoir de mémoire, en donnant la parole à des hommes et à des femmes atypiques qui ont fait preuve d’un investissement personnel hors du commun dans divers domaines du champ social (arts, pensée, vie publique) ». Malheureusement, le texte que Sébastien Hudon consacre à Borremans n’atteint que très partiellement cet objectif.
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