Baie-Saint-Paul, 2025.
Photo : Émile Dontigny, permission de l'artiste
Corps, milieu, affects : quelques déclinaisons de l’immersion
Sitôt entré dans la pièce, je me suis retrouvé enveloppé par un paysage aux couleurs éclatantes se déployant sur l’ensemble des murs. Créé par Kaël Mercader lors du récent Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, Gros et détail (2025) juxtaposait de multiples aspects du village croqués par l’artiste durant son séjour. À partir d’une scène de baignade sur la plage de la baie, ce panorama enchainait notamment décor champêtre, forêt, véranda, ancien four à bois, pavillon fenestré perché dans la montagne, minigolf et vue de la baie depuis le village. Orchestrant un surprenant mélange entre la ruralité pittoresque de Charlevoix et le Baie-Saint-Paul d’aujourd’hui, l’œuvre brossait un exubérant portrait de la région. Non seulement cette fresque semblait venir au-devant de moi par son intensité chromatique, mais le rayonnement tonique ou caressant des couleurs était presque tactile, effet également renforcé par l’échelle domestique du lieu et son plafond bas (peint aussi), qui forçaient la proximité physique avec l’œuvre. Mais cette expérience relève-t-elle bien de l’immersion ?
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