Photo : Juan Esteban Calderón, permission de l'artiste
De l’eau
— Anonyme
Vue du lac Atitlán flanqué de volcans. Au premier plan, des troncs d’arbres submergés, blanchis par le soleil, font saillie. L’artiste entre dans le cadre, les épaules chargées de rouleaux de tissu jaune vif. Il se met à dérouler soigneusement le tissu entre les troncs d’arbres, faisant de ces derniers une sorte de support. Pendant les cinq minutes qui suivent, nous assistons à une série d’actions et de mouvements répétitifs au cours desquels des couches de tissu rouge, blanc et noir sont ajoutées, ou « tissées » dans le décor, comme le suggère le titre de l’œuvre, Tejiendo el paisaje (Tisser le paysage, 2020). Les gestes évoquent ceux des tisserand·es qui étendent leurs fils et tracent leurs motifs avant de se mettre à l’ouvrage. La présence sculpturale de l’œuvre, la matérialité des tissus et du bois, est accentuée – voire monumentalisée – par l’immensité du paysage environnant. En effet, ce ne sont pas seulement les éléments sur lesquels l’artiste intervient directement qui constituent l’installation, car l’eau, grâce à sa surface fluide et réfléchissante, l’amplifie.
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