Louis Joncas[sans titre | untitled] (détail | detail),
série Detritus series, 1999-2004.
Photo : permission | courtesy Projex-Mtl Galerie, Montréal
Vous êtes de pauvres types, des faillis. Votre rôle est terminé. Allez là où est votre place, dans les poubelles de l'histoire. – Léon Trotsky

Paradoxalement, tout en étant ce qui doit a priori disparaître, le déchet est ce qui reste, cela même qui ne peut être ni consommé ni assimilé. Il est de l’ordre du surplus, de l’excédent, de ce qui est « en trop ». Par là, également, il touche au luxe, dont il serait quelque chose comme le revers ou le pendant. Paradoxalement donc, car il est encore, et avant tout, placé sous le signe de l’insuffisance et de la perte. Le manque est sa caractéristique propre, essentiellement, il est ce qui se défait. Ces quelques constatations préliminaires nous font entrevoir, d’emblée, l’étrange objet dialectique qui « gît » sous ce terme et le foisonnement infini de ses possibilités. 

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Cet article parait également dans le numéro 64 - Déchets
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