[In French]
Mon garçon,
Ce matin, j’ai entendu à la radio qu’un économiste anglais de ­réputation internationale dont j’oublie le nom – d’autant plus que je ne l’avais jamais entendu... preuve qu’il ne s’agissait pas d’un ­participant ­évincé du LOFT –, un grand économiste donc, ­éminemment ­conservateur de réputation, et ce détail n’est pas banal, prédisait que si les divers gouvernements mondiaux ne réagissaient pas aux problèmes reliés au réchauffement de la planète, il en coûterait à l’humanité plus de 7 500 milliards de dollars pour tenter de colmater les dommages, de toute façon irréparables, causés par la frénésie ­inconséquente, voire inconsciente, de l’activité ­industrielle humaine. Une facture plus ­élevée que celle des deux guerres mondiales réunies et qui ­plongerait l’humanité dans un gouffre plus catastrophique que la crise de 1929...

Devant cette prédiction apocalyptique, l’économiste ­suggère quelques pistes de solutions comme l’établissement d’une
« taxe verte » à l’échelle de la planète afin d’amasser un fonds ­d’urgence permettant de réagir au plus pressé… En fait ce qu’il sous-entend par cette proposition c’est que comme rien ne sera fait pour changer les comportements, comme cette part grandissante de ­l’humanité qui accède aux multiples plaisirs de la consommation ne cédera en rien à sa gloutonnerie énergivore et consumériste, vaut mieux avoir des sous pour payer les réparateurs… et quelques ­bouteilles de Liquid Plummer pour déboucher les chiottes…

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This article also appears in the issue 59 - Bruit
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