Du rôle de la contemplation au cinéma.
Quelques propos autour du travail récent de Richard Kerr

Pierre Rannou
[In French]
Le travail de la critique n’est pas seulement de distinguer les bons films des mauvais. Il est aussi d’évaluer dans tous les films-symptômes ce qui reste de cette essence supposée pour situer combien le dispositif du cinéma s’y trouve confronté à tous les dispositifs qui l’assiègent. Raymond Bellour1 1  - Raymond Bellour, « La querelle des dispositifs », Art Press, no 262, novembre 2000, p. 48-49.

Du 4 novembre au 23 janvier dernier, la Cinémathèque québécoise accueillait Industrie / Industry, une exposition des œuvres récentes de Richard Kerr qui nous rappelle que le cinéma ne se limite pas à la simple projection d’un élément film dans une salle plongée dans le noir2 2 - L’exposition a été remontée à la Galerie Emmersive de Toronto du 8 avril au 8 mai 2005, selon une autre formule impliquant plusieurs modifications majeures, et sera présentée dans le cadre du Seoul Film Festival du 1er au 14 septembre 2005.. Si l’artiste ne renonce pas tout à fait à ce dispositif – la pénombre enveloppant les différentes œuvres dans les salles d’exposition –, c’est qu’il explore différentes modalités de déploiement de la mise en espace de l’expérience cinématographique, poussant plus loin une démarche entamée au milieu des années 1990, alors qu’il entreprend, parallèlement à sa démarche de cinéaste, la réalisation d’installations. 

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This article also appears in the issue 55 - Dérives II
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