Le Bourassisme continue de faire des ravages ! Et vend le Québec à la pièce !

Johanne Chagnon
[In French]
Le gouvernement de Robert Bourassa tend à se désengager peu à peu de tous les domaines sous sa responsabilité, pour laisser à l’entreprise privée le soin de prendre en charge les secteurs ainsi négligés. On reconnaît bien là la philosophie hautement économique qui a toujours mené le Parti libéral, et le projet collectif plutôt creux que ce parti offre aux Québécois.

Le milieu culturel n’échappe pas lui non plus à cette vente à rabais. Le mois d’avril a été rude à cet égard. Le 17 avril, la ministre Lucienne Robillard annonçait maladroitement, par le biais d’un communiqué, sa décision de commander une étude à une firme comptable afin de repenser les modes de financement en art, ce qui avait toutes les allures d’une volonté de retrait de l’État du secteur culturel. Le 26 avril, l’adoption du nouveau budget québécois a une fois de plus démontré le non-respect de l’engagement pris en 1985 par Robert Bourassa de porter à 1 % du budget du Québec le montant accordé au ministère des Affaires culturelles. Ces événements d’avril ont fait rebondir la Coalition du monde des arts qui ne lâche pas le morceau devenu de plus en plus juteux avec le temps.

This article also appears in the issue 15 - Points de vue d’une génération
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