[In French]
Le Festival de théâtre de rue de Shawinigan (FTRS) est en passe de devenir une escale obligée du calendrier estival. Avec l’expérience des années qui fait son œuvre, une programmation resserrée et des nouveautés bien ciblées, l'événement confirme maintenant sa pertinence sans devoir uniquement revendiquer qu’il est le seul festival du genre au Québec. Au chapitre des nouveautés de cette 7e édition figurait le volet spécial consacré à «une série d’activités ludiques et relationnelles» organisé par Richard Martel et le Lieu (Québec). Prometteuse et attendue, cette programmation a cependant souffert de la pluie qui a forcé l’annulation de plusieurs des interventions prévues. Pour tous ceux qui, comme moi, n’ont pu rester pour tout le Festival, l’occasion d’en profiter s’est transformée en véritable tour de force. Impossible toutefois de rater Istvan Kantor Monty Cantsin dont les sorties, fracassantes, ont consisté à incendier des carcasses d’ordinateurs. Intraitable, l’homme au passé d’activiste a brandi tour à tour les symboles de la vie moderne, qu’il profane depuis plusieurs années – dont un classeur de bureau qu’il a martelé de ses pieds. Plutôt que de secouer les consciences, l’étrange danse du forcené a révélé un vide pathétique. Il serait injuste toutefois de fonder une appréciation de ce volet spécial à partir uniquement de la contribution de Cantsin.
J’aimerais plutôt m’attarder sur un autre aspect de cette dernière édition du Festival qui a certainement contribué à rescaper l’événement qui menaçait tout simplement de tomber à l’eau. À l’effet de zapping que certains critiques ont déjà reproché au Festival par sa manière d’enfiler les spectacles sur un périmètre étroit, provoquant chez leurs publics une curieuse tendance au butinage, s’est imposé cette année ce que je propose d’appeler le principe du «rendez-vous» impliquant une prise en charge plus intimiste du spectateur et une profondeur à l’expérience.
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