photo : Kapwani Kiwanga
Du 3 juin au 21 septembre 2014
[In French] Un étrange lion en 3D, flou comme un fantôme, est la première image qui saute aux yeux lorsque l’on pénètre dans l'exposition Maji Maji de Kapwani Kiwanga, jeune artiste canadienne installée à Paris. Tiré d'un film américain de 1952 intitulé Bwana Devil, une fiction coloniale (inspirée de faits réels) autour de lions mangeurs d'hommes au Kenya, ce court extrait à peine mouvant, car projeté au ralenti, mène d'emblée aux questionnements chers à l'artiste et à Nataša Petrešin-Bachelez, commissaire de la programmation Satellite cette année.
Choisi comme thème fédérateur des quatre expositions organisées dans ce cadre, le rôle de l’empathie dans la vie et dans l’art, cette relation au monde qui prend la forme d’une « observation participative » et qui incarne la prédominance de la subjectivité, se manifeste dans Maji Maji par le désir d’aborder le réel à travers la constitution d’archives très personnelles. C’est bien sûr le cas du lion en 3D, convoqué en écho à un souvenir qui a conduit Kiwanga à enquêter sur la guerre Maji Maji en Tanzanie.
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