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Le Centre ne peut tenir – Staging – Esse
Ève Chabanon, The Surplus of the Non-Producer, vue d'installation, Lafayette Anticipations - Fondation d'entreprise Galeries Lafayette, Paris, 2018. Photo : © Pierre Antoine
[In French]

La Fondation d’entreprise des Galeries Lafayette vient de déménager dans un ancien bâtiment industriel, réhabilité par Rem Koolhaas et son agence OMA, au cœur du marais parisien. Ses 2000 m2 s’organisent dorénavant autour d’une tour de verre pourvue d’un plancher central modulable verticalement permettant d’agencer les surfaces d’exposition en fonction des besoins. Pour sa première exposition, l’équipe curatoriale a fait le choix de se placer sur un terrain politiquement sensible en empruntant son titre à un poème de William Butler Yeats intitulé La seconde venue. Le renouveau auquel le poète appelle dans l’atmosphère chaotique de l’Europe après la Première Guerre mondiale, dans laquelle tout semble s’effondrer, se transpose ici dans la désorganisation de notre monde contemporain. Le centre, celui du pouvoir, celui des prises de décisions, ce vers quoi tout semble vouloir converger d’instinct, ne peut plus tenir. Les frontières, les identités, dans un contexte de redéfinition des territoires légitimes, appellent à être mises à mal, comme en témoignent les œuvres de l’exposition.

L’artiste néerlandaise Isabelle Andriessen pointe les conséquences d’un monde qui n’aurait pas entendu les risques à maintenir le statuquo. Ses céramiques semi-organiques, injectées de sulfates de fer ou de dichromate de potassium, paraissent résulter d’un accident aux accents Cronenbergien. Fossiles de corps démembrés, transpirants d’une substance en voie de cristallisation ; bacs d’acier remplis de cette substance aux couleurs changeantes ; dispositif olfactif diffusant une odeur huileuse, chaque élément fait écho à un monde postapocalyptique dont ne subsisteraient plus que des réactions chimiques en chaine.

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