Vue d’exposition, Galerie de l’Université de Montréal, 2025.
Photo : Paul Litherland
[In French]
Dans un article paru dans la revue Espace, en 2015, la commissaire et théoricienne de l’art Bénédicte Ramade demandait avec justesse si le sérieux de la crise écologique devait excuser une austérité de la forme dans les pratiques des artistes qui exploitent ce sujet. Apparemment tributaire d’une sècheresse formelle privilégiant l’informatif, voire le scientifique, à l’esthétique, ce que Ramade nomme alors comme étant « l’art écologique », tout comme son commissariat, peinerait à séduire, les dimensions didactique et éthique dédouanant de facto ce manque flagrant d’appétence stylistique.
Avec Panic Room… Pièces de survie, sa dernière exposition, Ramade évite l’écueil de cette supposée inefficience esthétique en présentant des œuvres et des projets à portée écologiste et nous offre un regard humble et (éco)lucide sur l’art comme vecteur de changement dans le contexte spécifique de l’Anthropocène. Ainsi, les 11 artistes réuni·es dans l’exposition n’offrent ni illusion ni promesse salvatrice à qui chercherait dans leur œuvre un exutoire à l’effondrement climatique qui nous guette, mais dessinent plutôt, usant de médiums aussi divers que la performance, le textile ou les chants d’oiseaux, un paysage à la fois séduisant et pragmatique de l’état des lieux.
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