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{"id":161103,"date":"2017-05-15T18:50:00","date_gmt":"2017-05-15T23:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/chronique\/feminismes-a-portee-de-main\/"},"modified":"2026-02-24T15:12:52","modified_gmt":"2026-02-24T20:12:52","slug":"feminismes-a-portee-de-main","status":"publish","type":"chronique","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/columns\/feminismes-a-portee-de-main\/","title":{"rendered":"F\u00e9minismes \u00e0 port\u00e9e de main"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p><em>On ne peut pas penser le monde ni m\u00eame les hommes en g\u00e9n\u00e9ral. On ne peut se faire une id\u00e9e que des choses que l\u2019on a touch\u00e9es. [\u2026] Je n\u2019ai retenu en moi, vraiment, que des choses \u00e0 port\u00e9e<br>de main, que je pouvais toucher de mes mains.<\/em><\/p><p><strong>\u2014 Yasmina Reza,<\/strong> <em>Babylone<\/em><\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<p>Les mots se rar\u00e9fient autour de la table basse qui a th\u00e9sauris\u00e9 la trace de nos gestes&nbsp;: amas de miettes, carnets de notes \u00e9pars, verres sales, aiguilles \u00e0 coudre, Tylenol et une montagne de mouchoirs tachet\u00e9s d\u2019encre. Nos corps se laissent choir au hasard l\u2019un sur l\u2019autre en poids morts. Nos rires prennent une nuance feutr\u00e9e. On risque \u00e0 tout instant de dire \u00e0 voix haute la joie de cette amiti\u00e9 qui nous porte, mais on sait qu\u2019un silence assum\u00e9 par toutes la consacrera mieux que sa d\u00e9claration par l\u2019une d\u2019entre nous. Une fois la s\u00e9ance de tatouage achev\u00e9e on se demande si on a mal, la plupart non, certaines, oui, un peu. On \u00e9pilogue distraitement sur la douleur\u2009; il y a celle qui rassemble et celle qui divise. S. \u00e9voque une rencontre avec un adepte du kinbaku, une m\u00e9thode de <em>bondage<\/em> japonais, \u00e0 qui elle a fait lire des extraits du <em>SCUM Manifesto<\/em> de Val\u00e9rie <span style=\"white-space: nowrap;\">Solanas<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - &nbsp;S. confirme qu\u2019il s\u2019agissait de cet extrait&nbsp;: \u00ab\u2009Compl\u00e8tement \u00e9gocentrique, incapable de communiquer et de s\u2019identifier aux autres, n\u2019existant que par une sexualit\u00e9 end\u00e9mique et diffuse, le m\u00e2le est psychiquement passif. Et parce que sa propre passivit\u00e9 lui fait horreur, il tente de s\u2019en d\u00e9barrasser en la projetant sur les femmes. Il postule que l\u2019homme est Actif, et s\u2019attache ensuite \u00e0 d\u00e9montrer qu\u2019il est actif, donc qu\u2019il est un Homme. Et pour ce faire, il baise\u2009!\u2009\u00bb, \u00e9crit l\u2019am\u00e9ricaine Val\u00e9rie Solanas dans son pamphlet incendiaire de 1967. En d\u00e9shumanisant l\u2019homme, Solanas revendique une capacit\u00e9 \u00e0 l\u2019affaiblir en riposte \u00e0 l\u2019avilissement historique des femmes. La litt\u00e9rature est tactique, c\u2019est une strat\u00e9gie guerri\u00e8re plut\u00f4t que la formulation d\u2019une v\u00e9rit\u00e9 \u00e9ternelle.<\/span>. Une fois la lecture termin\u00e9e, il lui a dit d\u2019un air \u00e9c\u0153ur\u00e9 et dans un filet de voix affect\u00e9e que c\u2019\u00e9tait inadmissible de parler ainsi des hommes, avec une \u00ab\u2009telle violence\u2009\u00bb. Quand S. lui a rappel\u00e9 que son passetemps \u00e0 lui \u00e9tait de saucissonner des femmes, il a r\u00e9pondu \u00ab\u2009c\u2019est pas pareil\u2009\u00bb. Il avait raison, c\u2019est pas pareil lui avait r\u00e9torqu\u00e9 S., mutine, ces femmes ne se laissent pas humilier moralement par des fictions tapageuses, elles se retrouvent <em>effectivement<\/em> t\u00eate en bas, jambes et bras ficel\u00e9s et godemich\u00e9 aux fesses\u2009! \u00c0 cela il avait object\u00e9 \u00e0 nouveau \u00ab\u2009c\u2019est pas pareil\u2009\u00bb \u2013 quand il trouve une formule il s\u2019y fie \u2013 parce qu\u2019elles l\u2019avaient souhait\u00e9, et que, selon lui, mais dans les mots de S., c\u2019est la mesure d\u2019une volont\u00e9 \u00e0 se soumettre \u00e0 telle ou telle violence qui d\u00e9termine si elle est acceptable, pas les gestes ou les mots eux-m\u00eames. \u00c7a fait hurler P. On ne va quand m\u00eame pas nous faire croire qu\u2019il n\u2019y a pas de force obscure aux commandes de la volont\u00e9. La discussion s\u2019enfi\u00e8vre alors tr\u00e8s vite, trop vite pour nos esprits ouat\u00e9s. La vodka amplifie et embue la gestuelle. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il y a celles qui d\u00e9fendent que ces femmes ont le droit de vouloir ce qu\u2019elles veulent et de l\u2019autre celles qui nient qu\u2019on puisse <em>r\u00e9ellement<\/em> vouloir \u00e7a, que cette volont\u00e9 n\u2019est que la face cach\u00e9e d\u2019un abandon, le deuil scell\u00e9 de l\u2019\u00e9mancipation, la pire des violences. Le dissensus devient g\u00eanant, pas de mani\u00e8re personnelle, mais comme l\u2019indice d\u2019une faille dans un bloc qu\u2019on croyait immuable. Je redoute alors ce que le matin m\u00eame je revendiquais en citant Angela Davis dans un article&nbsp;: \u00ab\u2009L\u2019instabilit\u00e9 et la crise peuvent \u00eatre f\u00e9condes si nous sommes pr\u00eats \u00e0 demeurer dans les interstices des instabilit\u00e9s.\u2009\u00bb Je voudrais ne pas trouver dommage que notre harmonie s\u2019embrume, mais je n\u2019y arrive pas. La question reste ouverte.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019attrape le dernier m\u00e9tro, mon bras gauche se lamente, juste au-dessous du pli du coude. J\u2019avais eu l\u2019id\u00e9e d\u2019un rituel de tatouage \u00e0 la main, avec un <em>kit<\/em> maison compos\u00e9 d\u2019aiguilles \u00e0 coudre, de crayons \u00e0 mine, de fil \u00e0 coudre et d\u2019encre de Chine. L\u2019id\u00e9e a plu \u00e0 toutes et on s\u2019est retrouv\u00e9es chez A. \u00e0 boire des rasades de vodka pour s\u2019engourdir l\u2019\u00e9piderme avant d\u2019y enfoncer jusqu\u2019\u00e0 2 mm des t\u00eates d\u2019aiguilles st\u00e9rilis\u00e9es en \u00e9coutant Patti Smith. On cherchait d\u2019abord \u00e0 faire entrer l\u2019encre assez profond\u00e9ment pour qu\u2019elle reste captive sous la peau et c\u2019est V. qui a compris en premier qu\u2019il fallait pousser l\u2019aiguille \u00e0 45 degr\u00e9s. On est reparties avec un bout de peau noirci pas plus gros qu\u2019un ongle, mais c\u2019\u00e9tait suffisant pour dire <em>on l\u2019a fait<\/em>. Je voulais un talisman qui pourrait peut-\u00eatre irradier un faisceau de force dans les situations difficiles. La grande MC avait dit \u00ab\u2009on n\u2019est pas oblig\u00e9es d\u2019apprendre \u00e0 parler le langage de la violence pour s\u2019armer\u2009\u00bb<em>. <\/em>Je n\u2019\u00e9tais pas parfaitement d\u2019accord, mais je trouvais qu\u2019elle mettait la logique du mal hors-jeu d\u2019une mani\u00e8re \u00e9l\u00e9gante. L\u2019id\u00e9e m\u2019\u00e9tait venue de trouver un langage clandestin pour brouiller les pistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Une variante de la m\u00eame intrigue m\u2019habitait depuis quelque temps. J\u2019\u00e9tais hant\u00e9e par le souvenir du geste qu\u2019avait dessin\u00e9 T., ma compagne de randonn\u00e9e d\u2019une soixantaine d\u2019ann\u00e9es, \u00e0 distance de son corps trapu\u2009; elle avait crois\u00e9 ses avant-bras dans un X rappelant les panneaux \u00ab\u2009d\u00e9fense de\u2026\u2009\u00bb, pour m\u2019inciter \u00e0 faire obstruction car il y avait, selon elle, une trop grande perm\u00e9abilit\u00e9 dans mes fronti\u00e8res. En sorci\u00e8re bienveillante, elle m\u2019avait dit \u00ab\u2009ne me demande pas comment faire, c\u2019est \u00e0 toi de trouver ta formule\u2009\u00bb. Je consid\u00e9rais son attitude \u00e9lusive comme une mani\u00e8re de d\u00e9tenir humblement les cl\u00e9s d\u2019une porte que je n\u2019avais pas encore trouv\u00e9e, mais qui ouvrait, j\u2019en \u00e9tais persuad\u00e9e, sur le vaste champ de la libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9voque cette histoire autour de la table basse. La question des sorci\u00e8res nous occupe alors pendant la demi-heure suivante, et S., E., et C., d\u00e9nombrent les \u0153uvres artistiques et intellectuelles qui ont remis \u00ab\u2009au gout du jour\u2009\u00bb ces personnages de l\u2019obscur. A. finit par contrecarrer, c\u2019est sa force&nbsp;: \u00ab\u2009Oui oui, c\u2019est heureux que les sorci\u00e8res prennent leur revanche historique, mais \u00e0 trop les exposer, l\u00e0, \u00e0 vouloir les sortir des t\u00e9n\u00e8bres, est-ce qu\u2019on n\u2019est pas en train de rendre leur capacit\u00e9 \u00e0 effrayer impraticable\u2009?\u2009\u00bb Puis, ajoute A., \u00ab\u2009il y a cet intellectuel qui bande \u00e0 fond sur les sorci\u00e8res. Il n\u2019a plus que le mot sorci\u00e8re en bouche. Plus il s\u2019excite plus j\u2019ai envie de lui rappeler ce que c\u2019est d\u2019avoir peur\u2009\u00bb. On \u00e9clate d\u2019un rire diabolique, le genre qui se fane quand on sent une v\u00e9rit\u00e9 le percuter. Notre tatouage nous apparait d\u2019une candeur \u00e9l\u00e9mentaire. J\u2019ironise d\u2019un petit \u00ab\u2009booh\u2009!\u2009\u00bb timide en brandissant le mien. Mignon tout \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le m\u00e9tro, la cicatrice \u00e9lance sous ma manche et la douleur me garde attach\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9e vague d\u2019une m\u00e9tamorphose, sans que je puisse identifier laquelle. Je repense \u00e0 ma vieille T. et mes pens\u00e9es bondissent jusqu\u2019\u00e0 une autre T., dont j\u2019ai d\u00e9couvert l\u2019existence le matin m\u00eame. J\u2019\u00e9tais tomb\u00e9e sur un article concernant une maison de retraite f\u00e9ministe autog\u00e9r\u00e9e \u00e0 Montreuil, La maison des Babayagas (que mon correcteur automatique remplace syst\u00e9matiquement par \u00ab\u2009balayages\u2009\u00bb, comme pour me lib\u00e9rer d\u2019une impuret\u00e9), fond\u00e9e par la f\u00e9ministe fran\u00e7aise T. Clerc. Pourquoi n\u2019avais-je pas su \u00e7a plus t\u00f4t\u2009? L\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 remontait jusque dans mes sourcils. Pour combler mon retard navrant j\u2019ai aussit\u00f4t voulu \u00e9cumer Internet pour tout connaitre sur ce projet et cette T., esp\u00e9rant secr\u00e8tement la rencontrer un jour ou, pourquoi pas, mener avec elle une entrevue. En quelques secondes de navigation, j\u2019ai appris qu\u2019elle \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e peu de temps avant. J\u2019ai demand\u00e9 pardon \u00e0 voix haute devant l\u2019ordinateur. \u00c0 elle, \u00e0 moi-m\u00eame et aux vieilles de Babayagas. J\u2019aurais voulu ressentir sa disparition comme une perte personnelle, mais j\u2019arrivais trop tard. \u00c0 nouveau mon f\u00e9minisme souffrait d\u2019une mauvaise concordance temporelle. N\u2019emp\u00eache, j\u2019ai pu un instant consid\u00e9rer grand-m\u00e8re Z. sous un nouveau jour en l\u2019imaginant vieillir chez les Babayagas. Quand l\u2019Alzheimer l\u2019a atteinte, elle s\u2019empiffrait de quatre\u00ad-quarts \u00e0 l\u2019orange sans g\u00eane \u2013 plus la peine de balayer les miettes accumul\u00e9es autour de la bouche \u2013 alors que tout au long de sa vie en talons aiguilles et tailleur elle n\u2019aurait jamais os\u00e9 en grignoter un morceau du bout des l\u00e8vres m\u00eame \u00e0 l\u2019abri des regards. Je ne sais si la maladie supprimait ses inhibitions ou si elle saisissait cette unique occasion \u00e0 dessein pour neutraliser par avance toute remarque incriminante. On consid\u00e8re trop souvent la vieillesse comme une affliction et pas assez comme une hypoth\u00e8se pragmatique, alors que c\u00e9der \u00e0 une d\u00e9sinvolture refoul\u00e9e serait peut-\u00eatre la posture de r\u00e9sistance la plus exaltante. Dommage qu\u2019il faille perdre la boule au passage.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne sens plus mon tatouage. Je gigote pour ressentir sa douleur infime. Une jeune femme \u00e0 l\u2019air rebelle, assise sur un banc perpendiculaire au mien me jette un coup d\u2019\u0153il discret. Je consid\u00e8re subtilement son profil, droit devant \u00e0 quelques centim\u00e8tres, il est gracieux. Elle tourne \u00e0 nouveau les yeux vers moi, je d\u00e9tourne le regard vers la fen\u00eatre sous le poids de l\u2019inconfort, mais le sien reste braqu\u00e9 sur moi. La fen\u00eatre, qui ne donne sur rien, me renvoie mes traits perplexes. Le temps s\u2019\u00e9paissit. Alors, peut-\u00eatre pour faire honneur au geste rebelle de ma grand-m\u00e8re, je d\u00e9cide de risquer le regard de l\u2019inconnue. Je veux la circonscrire de la m\u00eame mani\u00e8re effront\u00e9e qu\u2019elle le fait. Je tourne les yeux vers elle, on entre en captivit\u00e9 mutuelle. Un rire fuse, franc, sans retenue, rire de la complicit\u00e9 et de la g\u00eane qui se tamponnent. \u00c7a dure et \u00e7a dure. Les stations de m\u00e9tro d\u00e9filent. Je suis avec elle, mais aussi plong\u00e9e au fond de moi-m\u00eame, contrainte par la question du <em>pareil \u2013 pas pareil <\/em>formul\u00e9e plus t\u00f4t par S. Il y a une violence dans un regard insistant, pourtant j\u2019acquiesce volontairement \u00e0 celui-ci. Je sens que \u00e7a n\u2019est pas <em>pareil, <\/em>j\u2019en cherche la raison. Une hypoth\u00e8se commence \u00e0 sourdre m\u00eame temps qu\u2019un souvenir&nbsp;: on tourne un film. Une femme regarde une femme tourner un film sur une femme. C\u2019est un film de la r\u00e9alisatrice Jill Solloway, entendue au TIFF discuter du <em>female gaze<\/em> au cin\u00e9ma. Dire que le cin\u00e9ma est trop masculin, ce n\u2019est pas tout, il faut aussi dire de quoi on se prive. J\u2019avais \u00e9cout\u00e9 Solloway \u00e0 la suggestion de P. qui r\u00e9p\u00e8te souvent qu\u2019on confond \u00ab\u2009regarder une femme\u2009\u00bb et \u00ab\u2009un regard de femme\u2009\u00bb. \u00c7a s\u2019observe ais\u00e9ment. Le cin\u00e9ma fran\u00e7ais incarne l\u2019id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rique de la <em>femme meurtrie<\/em> via l\u2019anatomie d\u2019Isabelle Huppert peut-\u00eatre davantage qu\u2019Isabelle Huppert incarne elle-m\u00eame ses personnages. Sa carrure menue et rigide est le signe d\u2019un pass\u00e9 intol\u00e9rable qui aurait achev\u00e9 sa sublimation\u2009; le cin\u00e9ma rend \u00ab\u2009\u00e9l\u00e9gantes\u2009\u00bb ces blessures qui ont \u00e9t\u00e9 m\u00e9tabolis\u00e9es \u00e0 ce point qu\u2019il ne reste plus, devant nos yeux, qu\u2019un morceau de bois sec auquel on s\u2019attache par compassion. Pourtant les lois de l\u2019attachement \u2013 aux cordes, aux blessures \u2013 ne devraient se laisser placer ni sous tutelle ni sous garantie. Il faudrait y revenir continuellement, oser effront\u00e9ment replanter notre regard l\u2019une dans l\u2019autre et se demander \u00e0 quel d\u00e9tachement il est v\u00e9ritablement possible d\u2019aspirer.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de moi la jeune femme se l\u00e8ve. Une porte s\u2019ouvre.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>Petite biographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Par les temps qui courent, Catherine Lavoie-Marcus se d\u00e9finit comme femme, militante, chor\u00e9graphe et autrice, le plus souvent en alternance, parfois simultan\u00e9ment.<\/p>\n<div style='display: none;'>Catherine Lavoie-Marcus<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Schizes en compagnie <\/br>de Y.\u2009R., S., V.\u2009S., P., A.\u2009D., <\/br>A., P.\u2009S., V., M\u2009C, T., E., <\/br>C., T., T.\u2009C., les vieilles <\/br>de Babayagas, Z., <\/br>une inconnue, J.S., I.H. <\/br>(en ordre d\u2019apparition)<\/br>","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[887],"numeros":[5946],"disciplines":[],"statuts":[],"checklist":[],"auteurs":[985],"artistes":[],"thematiques":[],"type_chronique":[512],"class_list":["post-161103","chronique","type-chronique","status-publish","hentry","category-column","numeros-90-feminisms","auteurs-catherine-lavoie-marcus-en","type_chronique-schize-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/chronique\/161103","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/chronique"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chronique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=161103"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=161103"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=161103"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=161103"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=161103"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=161103"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=161103"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=161103"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=161103"},{"taxonomy":"type_chronique","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_chronique?post=161103"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}