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{"id":256677,"date":"2005-09-01T09:00:00","date_gmt":"2005-09-01T14:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/chronique\/vomisseurs-de-mots-2\/"},"modified":"2024-10-17T14:52:38","modified_gmt":"2024-10-17T19:52:38","slug":"vomisseurs-de-mots-2","status":"publish","type":"chronique","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/columns\/vomisseurs-de-mots-2\/","title":{"rendered":"Vomisseurs de mots"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<p>Extase premi\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p>1. Parler pour parler est inutile. Toujours, les agit\u00e9s de la glotte nous vomissent une mise en mots d\u00e9sordonn\u00e9e de ce qui devrait d\u2019abord se sentir, puis se dire. Remplir du vide par des mots, s\u2019ouvrir la gueule en mitraille est une activit\u00e9 qui couvre mal la d\u00e9tresse du d\u00e9biteur. Mis\u00e9rables sont ceux et celles qui usent le verbe dans un incessant frottement de paroles. Parler pour parler est une activit\u00e9 de remplissage qui s\u2019ajoute \u00e0 la liste tr\u00e8s longue du r\u00e9pertoire humain des gestes creux.<br>2. Plus on parle moins on marche. Moins on marche et plus l\u2019esp\u00e8ce s\u2019enfonce dans ce qu\u2019elle ne parvient plus \u00e0 dire. Paradoxe du trop parler et du pas voir. Les trop parleurs s\u2019annulent, sont nuls. Lunatiques, ils disent mal ce qu\u2019ils ne savent pas.<br>3. \u00ab Parlez-en en bien, parlez-en en mal, l\u2019important c\u2019est que tout le monde en parle. \u00bb Dixit le gars de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 son \u00e9mission vedette. On ne pourra pas reprocher au gars de la t\u00e9l\u00e9vision de manquer de clart\u00e9 : son invitation \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer l\u2019insignifiance est d\u2019une bouleversante transparence. Rh\u00e9toricien du blablabla, fabricant d\u2019arrogance plastoc, d\u2019intransigeance postiche, il ne cache pas son jeu : l\u2019important c\u2019est l\u2019illusion, l\u2019asservissement instantan\u00e9 du t\u00e9l\u00e9phage.<br>Protestons : non, l\u2019important n\u2019est pas que tout le monde en parle, en bien ou en mal, dans un bric-\u00e0-brac divertissant, non, l\u2019important est que l\u2019on ferme sa gueule quand il n\u2019est pas absolument n\u00e9cessaire de l\u2019ouvrir.<br>4. Fermer sa gueule est un \u00e9l\u00e9ment de solution envisageable. Ceci dit, j\u2019entends que l\u2019esp\u00e8ce ait un sentiment de sup\u00e9riorit\u00e9, un&nbsp;<em>kick<\/em>&nbsp;d\u2019avoir si fructueusement invent\u00e9 un syst\u00e8me de communication complexe, polyglotte et performant. La parole est une police d\u2019assurance intranquille, triomphante. Mais pourquoi cet irr\u00e9pressible besoin d\u2019extraversion bavarde ? Pourquoi y en a-t-il toujours un pour dire quelque chose lorsque le silence se pointe ? Faut-il toujours porter la parole comme une moumoute sur un vide cr\u00e2nien ?<br>5. Il faudrait creuser la parole jusqu\u2019\u00e0 sa n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9thique pour retrouver l\u2019essence de notre pens\u00e9e; sentir sa joie primitive, son extase premi\u00e8re : voyage \u00e0 rebours impossible vers la curiosit\u00e9 pr\u00e9linguistique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>Honoris causa<\/em>, m\u00eame combat<\/h2>\n\n\n\n<p>N\u2019aimons pas les compromis, l\u2019amn\u00e9sie bon march\u00e9, restons sales des si\u00e8cles pass\u00e9s. L\u2019art est un lieu symbolique ou aucun compromis n\u2019est possible. Le compromis y est aussi inutile qu\u2019idiot.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 maintenant que le Cirque du Soleil s\u2019associe \u00e0 Loto-Qu\u00e9bec. Quelqu\u2019un s\u2019en \u00e9tonne-t-il ? Divertissement mondial et machine \u00e0 chier de l\u2019argent s\u2019associant pour le bien commun. M\u00eame combat.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 aussi que le compositeur vedette du CS, Ren\u00e9 Dup\u00e9r\u00e9, re\u00e7oit un doctorat&nbsp;<em>honoris causa<\/em>&nbsp;en reconnaissance de son travail de composition&#8230; Il rejoint ainsi le \u00ab club s\u00e9lect des grands Qu\u00e9b\u00e9cois qui ont marqu\u00e9 les temps modernes de fa\u00e7on ph\u00e9nom\u00e9nale. Dup\u00e9r\u00e9 a vendu plus de deux millions de disques et sa contribution au succ\u00e8s du Cirque du Soleil durant plus d\u2019une d\u00e9cennie est incontestable \u00bb dixit&nbsp;<em>Le Devoir<\/em>. Ainsi l\u2019Universit\u00e9 Laval cr\u00e9e un docteur en musique parce qu\u2019il a vendu plus de deux millions de disques&#8230; Et pourquoi l\u2019Universit\u00e9 Laval ne s\u2019associerait pas aussi \u00e0 Loto-Qu\u00e9bec ?<\/p>\n\n\n\n<p>Jamais l\u2019UdeL n\u2019aurait imagin\u00e9 offrir un doctorat&nbsp;<em>honoris causa<\/em>&nbsp;\u00e0 Jean Derome ou Robert M Lepage, Martin T\u00e9treault ou Diane Labrosse. S\u00fbr que non : \u00e0 eux quatre ils n\u2019ont pas vendu plus de vingt-cinq mille disques, m\u00eame avec plus de cinquante diff\u00e9rents disques au catalogue\u2026 De la bibine d\u2019amateurs, pire : une musique pas achetable. Alors pas question de doctorat ; ou peut-\u00eatre quand ils seront morts, au m\u00e9rite posthume s\u2019il y a.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019art va mal. La musique s\u2019enlise sous les d\u00e9combres de la marchandisation; elle s\u2019\u00e9loigne de ses raisons vitales, initiales. Elle n\u2019est plus cet art ancien, fondateur, ritualiste et symbolique. L\u2019art musical devient un faire-valoir de la nouvelle \u00e9conomie culturelle. Les lieux musicaux deviennent rares. Les lieux non musicaux sont nombreux : partout o\u00f9 il y a cette musique que personne ne fait, ne demande, ne veut.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a beaucoup de musique, peu de silence. Aussi, il est naturel que les musiciens de notre \u00e9poque recherchent le silence. Il a une valeur croissante et pernicieuse. L\u2019absence d\u2019intention musicale et le plaisir de se taire sont devenus plus s\u00e9ditieux que les amoncellements sonores de nos grosses Spectra f\u00eates. Chaplin avait ces mots : \u00ab Le silence, cette gr\u00e2ce universelle, combien de nous savent en jouir, peut-\u00eatre parce qu\u2019on ne peut pas l\u2019acheter. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Fermons notre gueule.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Improbables et duveteux<\/h2>\n\n\n\n<p>Magan\u00e9s avant de savoir et de servir ; au d\u00e9part us\u00e9s par l\u2019usure des autres, les n\u00f4tres. Fille d\u2019untel ou fils de l\u2019autre, individus tous aussi rapi\u00e9c\u00e9s que nos improbables g\u00e9niteurs. Tribus de beaux parleurs de moins en moins endimanch\u00e9s. Tas de cr\u00e9dules en manque de rep\u00e8res, en perte de cr\u00e9ances. Besogneux compulsifs isol\u00e9s dans leurs songes de survivance ; obsessifs \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019abandon. Primates guerriers et<br>fantasques, jouisseurs et violents, sans silence, l\u00e9g\u00e8rement duveteux. Explosif m\u00e9lange d\u2019inn\u00e9 et d\u2019acquis. Voisins suspicieux qui n\u2019en ont que pour eux-m\u00eames, tous sceptiques devant cette jolie contradiction du un pour tous. Sauvages devenus casaniers, toujours \u00e0 l\u2019aff\u00fbt d\u2019un d\u00e9sir inassouvi, sans mobile, d\u2019un nouveau territoire \u00e0 investir, m\u00eame immobile.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 comment nous pourrions sommairement r\u00e9sumer le paysage humain.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019y a-t-il pas d\u2019excellentes raisons pour \u00eatre optimiste ?<\/p>\n\n\n\n<p>Alors pourquoi ne pas se le faire, ce tr\u00e8s gros et tr\u00e8s long party<br>plan\u00e9taire ? P\u00e9tarade gigantesque et incessante pour des semaines d\u2019exub\u00e9rance festive. Plaisirs maximums. Gros temps garanti. Festival \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9. Pour f\u00eater quoi ? Cette joie, cette rocambolesque r\u00e9ussite adaptative. Malgr\u00e9 toutes nos molles r\u00e9ticences : le foutoir actuel, les crapauds qui explosent, le lait en poudre, l\u2019abattoir historique, les vignettes de stationnement, l\u2019Afrique, le surplace intellectuel, le Cirque du Soleil, les grandes gueules et les petites l\u00e2chet\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Faire \u00e7a o\u00f9 ? Au Labrador. Terre vierge oubli\u00e9e, le Labrador est vide (outre quelques Inuits et Algonquins qui seront certainement tr\u00e8s heureux d\u2019accueillir ce gros et long party ; \u00e7a va prendre du tabac \u00e0 calumet&#8230;). L\u00e0-bas il y a l\u2019essentiel : du beau du vert du brun puis de l\u2019eau. Avantage stimulant, Labrador sonne comme une marque de bi\u00e8re : \u00ab La vie vaut son maximum : Labrador, quand la satisfaction vous gagne \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne manque que nous!<\/p>\n\n\n\n<p>Invitons-y l\u2019esp\u00e8ce en entier : gros porcs shin\u00e9s et petites glandeuses acrobatiques, absolutistes sidatiques et naines endimanch\u00e9es, golfeuses du jeudi et mormons en fer blanc, lutteurs d\u2019\u00e9toiles et suceuses cireuses, intr\u00e9pides du pas-\u00e0-pas et papas poufs, blafards agit\u00e9s et secr\u00e9taires porte-voix, senteurs d\u2019aisselles et juristes surr\u00e9naux, harpistes d\u00e9cocheuses et grands glands mous, fris\u00e9es fendues et philosophes pompons, macros gyrophares et divines institutrices, noceuses \u00e0 barbes et peintres d\u00e9plum\u00e9s, t\u00e9teux archichauds et chameli\u00e8res \u00e0 seins, plasticiennes vengeresses et po\u00e8tes pantoufles.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne manque que nous!<\/p>\n\n\n\n<p>Un gros party avec DJ LoudMouth &amp; DJ ShutUp. Guy Lalibert\u00e9 va nous y installer un casino flottant (\u00e0 quelques millim\u00e8tres du sol, incontaminable), Spectra va s\u2019occuper des kiosques \u00e0 hot dogs (saucisses au phoque). Vos artistes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s y seront, chanteront, danseront&#8230; La chose, vibrante, multiplex et en spirale sera int\u00e9gralement divertissante. Ce m\u00e9ga party culminera quotidiennement dans un climax carnavalesque unifamilial. Puis, suite \u00e0 chacun de ces r\u00e9currents climax, la riche et empoumonn\u00e9e chanteuse s\u2019avancera, gracieuse sur la sc\u00e8ne flottante, l\u2019assistance plan\u00e9taire retiendra son souffle, et dans une bouff\u00e9e r\u00e9paratrice elle entonnera l\u2019hymne nouveau, celui du bonheur retrouv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Nos vies n\u2019ont-elles pas la qualit\u00e9 d\u2019un r\u00eave qui n\u2019en finit plus. D\u2019une intrigue \u00e0 l\u2019autre, dans la fuite sans fin des lieux que nous traversons, la d\u00e9ambulation est dense, vaporeuse et al\u00e9atoire. \u00c9tranget\u00e9 de nos vies en forme de devinettes ind\u00e9chiffrables. : \u00ab Tu m\u2019as t\u2019il rendu longtemps ce qu\u2019il fallait ? \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-il possible d\u2019imaginer pour que ce rafistol\u00e9 darwinien survive \u00e0 sa fr\u00e9n\u00e9sie conqu\u00e9rante ? \u00c0 quand l\u2019apparition d\u2019une nouvelle nomenclature ?<\/p>\n\n\n\n<p>Les gu\u00e9risseurs n\u2019en finiront jamais de gu\u00e9rir le bizarre bavard : ind\u00e9finissable par nature, ingu\u00e9rissable par volont\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste le Labrador.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Interchangeabilit\u00e9 du monde<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce jour et r\u00e9cemment, seule solution propos\u00e9e par nos haletantes \u00e9lites d\u2019\u00e9lites dans un brillant&nbsp;<em>master class<\/em>&nbsp;mondial : l\u2019absolutisme du pouvoir \u00e9conomique. Solution de trop parleurs qui croient \u00e0 l\u2019interchangeabilit\u00e9 du monde et des choses.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est rassurant d\u2019imaginer le prochain Premier ministre provincial en jeune \u00e9conomiste avis\u00e9; serait rassurant \u00ab d\u2019entendre notre chef citer des \u00e9conomistes anglophones plut\u00f4t que des philosophes <span style=\"white-space: nowrap;\">romains<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - L\u2019in\u00e9narrable Richard Martineau dans son \u00e9ditorial du&nbsp;<em>Voir<\/em>&nbsp;no 1925, juin 2005.<\/span>.\u00bb<br><em><br>Shure indeed, and fuck pauper fuit, aequo animo; scibat moriundum <\/em><span style=\"white-space: nowrap;\"><em>sibi<\/em><a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-2\" href=\"#footnote-2\"><sup>2<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-2\"><a href=\"#fn-ref-2\"> 2 <\/a> - \u00ab Il \u00e9tait pauvre et s\u2019en moquait; car il savait qu\u2019il faut mourir \u00bb, dans&nbsp;<em>Tombeaux romains, Anthologie d\u2019\u00e9pitaphes latines<\/em>, Le Promeneur, Paris, 1993.<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019ajouter aux perspectives d\u2019un monde unilat\u00e9ralement \u00e9conomique et festif ?<\/p>\n\n\n\n<p>Pascal Quignard sur le vin, source d\u2019un plaisir antique et latin : \u00ab Sur les liens qu\u2019entretiennent les bonheurs et le jadis il faut citer la particularit\u00e9 des vins fran\u00e7ais. Ils fondent leur pouvoir d\u2019\u00e9merveiller le corps qu\u2019ils envahissent par leur lien au pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Romains puis les Fran\u00e7ais r\u00e9solurent de conserver en bouteille la saison en ce qu\u2019elle avait d\u2019unique.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque vin est une ann\u00e9e in\u00e9changeable. (Mais il faut ajouter que rien n\u2019est \u00e9changeable que la monnaie. Tout le reste est in\u00e9changeable.)<\/p>\n\n\n\n<p>Jouissance du r\u00e9volu singulier et indicible : il s\u2019agit du <span style=\"white-space: nowrap;\">bonheur<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-3\" href=\"#footnote-3\"><sup>3<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-3\"><a href=\"#fn-ref-3\"> 3 <\/a> - <em>Sur le jadis<\/em>, Pascal Quignard, Grasset, Paris, 2002.<\/span>.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Nourriture \u00e0 big-bang<\/h2>\n\n\n\n<p>Pr\u00e8s de 70 % de la masse de l\u2019Univers \u00e9pouse une forme \u00e9nerg\u00e9tique qui nous \u00e9chappe compl\u00e8tement. Selon certains chercheurs, il serait possible d\u2019imaginer que cet espace \u00e9nerg\u00e9tique fuyant serait le lieu o\u00f9 tous les mots humains dits s\u2019empilent dans un maelstr\u00f6m compact qui ne serait pas sans sugg\u00e9rer fortement cette petite boule primitive hypercondens\u00e9e, incroyablement massive, \u00e0 partir de laquelle l\u2019univers prit naissance, il y a environ quinze milliards d\u2019ann\u00e9es. En d\u2019autres<br>termes, ces mots dits seraient de la nourriture \u00e0 big-bang.<\/p>\n\n\n\n<p>Bavards de cette terre, en r\u00e9confort sachez ceci : malgr\u00e9 vous, sans y toucher, vous pr\u00e9parez le prochain monde.<\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Michel F C\u00f4t\u00e9<\/div>\n<div style='display: none;'>Michel F C\u00f4t\u00e9<\/div><div style='display: none;'>Michel F C\u00f4t\u00e9<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[281,887],"numeros":[4504],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[912],"artistes":[],"thematiques":[],"type_chronique":[],"class_list":["post-256677","chronique","type-chronique","status-publish","hentry","category-archive","category-column","numeros-55-derives-ii-en","statuts-archive","auteurs-michel-f-cote-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/chronique\/256677","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/chronique"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chronique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=256677"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=256677"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=256677"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=256677"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=256677"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=256677"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=256677"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=256677"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=256677"},{"taxonomy":"type_chronique","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_chronique?post=256677"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}