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{"id":144885,"date":"2015-01-01T14:16:00","date_gmt":"2015-01-01T19:16:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/?post_type=compte-rendu&#038;p=144885"},"modified":"2023-12-05T12:41:22","modified_gmt":"2023-12-05T17:41:22","slug":"parachute-the-anthology-the-contemporary-the-common-art-in-a-globalizing-world","status":"publish","type":"compte-rendu","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/reviews\/parachute-the-anthology-the-contemporary-the-common-art-in-a-globalizing-world\/","title":{"rendered":"PARACHUTE: The Anthology ; The Contemporary, the Common: Art in a Globalizing World"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<p>Cinq ans seulement apr\u00e8s l&#8217;interruption controvers\u00e9e des activit\u00e9s de&nbsp;<em>Parachute<\/em>&nbsp;en 2007, sa directrice et cofondatrice, Chantal Pontbriand, r\u00e9affirme son autorit\u00e9 \u00e9ditoriale en faisant paraitre en anglais une imposante anthologie de textes couvrant les vingt-cinq premi\u00e8res ann\u00e9es d&#8217;existence (1975-2000) de cette revue-phare de l&#8217;art contemporain canadien et international. Doublant le corpus des&nbsp;<em>Essais choisis<\/em>&nbsp;publi\u00e9s en 2004,&nbsp;<em>PARACHUTE: The Anthology<\/em>&nbsp;se d\u00e9cline en quatre volumes regroupant au total 48 articles class\u00e9s par domaines disciplinaires&nbsp;: I.&nbsp;<em>Museum, Art History and Theory<\/em>&nbsp;(2012)\u2009; II.&nbsp;<em>Performance &amp; Performativity<\/em>&nbsp;(2013)\u2009; III.&nbsp;<em>Photography, Film, Video, and New Media<\/em>&nbsp;(2014)\u2009; IV.&nbsp;<em>Painting, Sculpture, Installation, Architecture<\/em>&nbsp;(\u00e0 venir). En apparence contradictoire avec le programme critique que s&#8217;\u00e9tait fix\u00e9 Parachute, le choix de cette cat\u00e9gorisation conventionnelle est justifi\u00e9 par une double vis\u00e9e didactique et historique. Les \u00e9diteurs ont voulu en effet produire un outil de r\u00e9f\u00e9rence accessible et utile \u00e0 la recherche qui, gr\u00e2ce \u00e0 la juxtaposition chronologique des textes \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de chaque volume, mettrait en \u00e9vidence le r\u00f4le jou\u00e9 par la revue dans la d\u00e9finition des grandes lignes d&#8217;\u00e9volution artistiques contemporaines.<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;une ind\u00e9niable port\u00e9e historiographique, cette anthologie traverse donc un quart de si\u00e8cle de discours sur l&#8217;art caract\u00e9ris\u00e9 par l&#8217;\u00e9mergence de nouvelles pratiques ainsi que par de profondes transformations sur les plans th\u00e9orique et m\u00e9thodologique. Dans un m\u00eame mouvement, elle retrace le parcours singulier de&nbsp;<em>Parachute<\/em>, revue dont le bilinguisme strat\u00e9gique \u2013 qui est soulign\u00e9 sans \u00eatre adopt\u00e9 dans la pr\u00e9sente publication \u2013 a permis de positionner Montr\u00e9al au carrefour des traditions europ\u00e9enne et am\u00e9ricaine en favorisant le d\u00e9veloppement d&#8217;une perspective transnationale et interculturelle. Cela dit, il est clair que nous avons affaire ici \u00e0 un r\u00e9cit autoris\u00e9, racont\u00e9 par celle qui fut la t\u00eate pensante et dirigeante de cet important organe de r\u00e9flexion. On ne s&#8217;\u00e9tonnera pas, en ce sens, que parmi les principaux acteurs de ce r\u00e9cit, figurent les plus \u00e9minents contributeurs \u00e0 la revue&nbsp;: pensons par exemple \u00e0 Douglas Crimp, Thomas Crow, Hal Foster, Reesa Greenberg, Georges Didi-Huberman, Thierry de Duve, Serge Guilbaut, Laura Mulvey, ou encore \u00e0 des th\u00e9oriciens qu\u00e9b\u00e9cois tels que Johanne Lamoureux et le regrett\u00e9 Ren\u00e9 Payant, pour ne nommer que ceux-ci.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la foul\u00e9e de ce projet r\u00e9trospectif, Pontbriand a \u00e9galement rassembl\u00e9 une s\u00e9lection de ses propres \u00e9crits r\u00e9dig\u00e9s entre 2000 et 2011, dans le but cette fois de mettre en avant sa contribution intellectuelle en tant qu&#8217;auteure. Adress\u00e9 au m\u00eame lectorat anglophone par l&#8217;entremise de la traduction, le recueil&nbsp;<em>The Contemporary, the Common: Art in a Globalizing World<\/em>&nbsp;propose de reconstituer les d\u00e9veloppements r\u00e9cents d&#8217;une d\u00e9marche auctoriale ayant pour ambition explicite d&#8217;\u00e9clairer notre contemporan\u00e9it\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re des enjeux artistiques du nouveau mill\u00e9naire. Sur le plan chronologique, l&#8217;ouvrage s&#8217;inscrit donc \u00e0 la suite de&nbsp;<em>Fragments critiques<\/em>&nbsp;(1978-1998) (1998) et de&nbsp;<em>Communaut\u00e9 et geste<\/em>&nbsp;(2000), deux livres plus modestes \u2013 publi\u00e9s ceux-l\u00e0 en fran\u00e7ais \u2013 dans lesquels l&#8217;auteure \u00e9tablissait un premier bilan de sa pratique d&#8217;\u00e9criture jusqu&#8217;en 2000, ann\u00e9e charni\u00e8re dans l&#8217;histoire de&nbsp;<em>Parachute<\/em>&nbsp;qui publiait alors son 100e num\u00e9ro.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"314\" height=\"440\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/83-CR7-IMG-im_chagnon_jrp_parachute_vol_1_web.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-144882\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/83-CR7-IMG-im_chagnon_jrp_parachute_vol_1_web.jpg 314w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/83-CR7-IMG-im_chagnon_jrp_parachute_vol_1_web-300x420.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 314px) 100vw, 314px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>De sa production textuelle de la d\u00e9cennie suivante, Pontbriand a retenu 36 essais, articles monographiques, \u00e9ditoriaux, commentaires d&#8217;expositions, entretiens et conf\u00e9rences portant sur diverses pratiques, telles que la photographie, l&#8217;installation, la performance, la danse, l&#8217;art relationnel, le cin\u00e9ma et la vid\u00e9o. Ce corpus h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne s&#8217;articule, \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du volume, autour de trois grands axes th\u00e9matiques&nbsp;: premi\u00e8rement, l&#8217;\u00ab\u2009\u00eatre-ensemble\u2009\u00bb ou l&#8217;id\u00e9e de communaut\u00e9, qui permet d&#8217;ouvrir un dialogue entre l&#8217;art et la philosophie contemporaine, celle de Jean-Luc Nancy, Jacques Derrida et Giorgio Agamben, en particulier\u2009; deuxi\u00e8mement, le ph\u00e9nom\u00e8ne de la mondialisation de l&#8217;art, auquel renvoient les concepts de \u00ab\u2009ville \u00e9mergente\u2009\u00bb, de \u00ab\u2009plaque tectonique\u2009\u00bb et de \u00ab\u2009table tournante\u2009\u00bb\u2009; troisi\u00e8mement, l&#8217;extension des fronti\u00e8res artistiques examin\u00e9e au regard de ses implications esth\u00e9tiques, critiques, \u00e9thiques et politiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le premier recueil met en sc\u00e8ne une \u00e9ditrice visionnaire engag\u00e9e dans le renouv\u00e8lement du discours sur l&#8217;art, le second nous force \u00e0 reconnaitre chez Pontbriand une critique d&#8217;art \u00e9claireuse dot\u00e9e d&#8217;une remarquable acuit\u00e9 th\u00e9orique. En t\u00e9moignent, d&#8217;une part, ses r\u00e9f\u00e9rences constantes aux grandes figures de la pens\u00e9e contemporaine, de Georges Bataille \u00e0 Jean-Fran\u00e7ois Lyotard et de Hannah Arendt \u00e0 Gilles Deleuze, en passant par Maurice Blanchot, Walter Benjamin, Vil\u00e9m Flusser, Ludwig Wittgenstein et Julia Kristeva, notamment\u2009; d&#8217;autre part, le nombre impressionnant d&#8217;artistes de renomm\u00e9e internationale qu&#8217;elle a soutenus \u00e0 travers sa carri\u00e8re. Jeff Wall, Douglas Gordon et Philippe Parreno, Carsten H\u00f6ller, Shirin Neshat, Yvonne Rainer, Rirkrit Tiravanija, Lars von Trier et Rosemarie Trockel ne constituent, de fait, qu&#8217;un mince \u00e9chantillon du vaste corpus d&#8217;analyse explor\u00e9 par cette auteure aux int\u00e9r\u00eats esth\u00e9tiques manifestement tr\u00e8s vari\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de son apport pertinent dans le domaine de la documentation en art contemporain, la r\u00e9alisation conjointe de ces deux anthologies n&#8217;est pas sans soulever la question de l&#8217;autoconstruction de la figure \u00ab\u2009Chantal Pontbriand\u2009\u00bb. En effet, l&#8217;entreprise autor\u00e9flexive par laquelle Pontbriand met simultan\u00e9ment en valeur ses deux identit\u00e9s d&#8217;\u00e9ditrice et de critique d&#8217;art atteste clairement de sa volont\u00e9 de prendre en charge l&#8217;historicisation de son \u0153uvre, c&#8217;est-\u00e0-dire d&#8217;en construire elle-m\u00eame la post\u00e9rit\u00e9. Ce qu&#8217;elle nous livre aujourd&#8217;hui peut m\u00eame \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une sorte d&#8217;autobiographie intellectuelle en deux volets\u2009; un moyen pour elle de se positionner dans l&#8217;histoire de l&#8217;art et des id\u00e9es. En somme, cette collection d&#8217;ouvrages lui permet de r\u00e9tablir la coh\u00e9rence de son travail, d&#8217;en orienter l&#8217;interpr\u00e9tation en vue d&#8217;une meilleure intelligibilit\u00e9 globale et de veiller ainsi \u00e0 sa r\u00e9ception, pr\u00e9sente autant que future.<\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Katrie Chagnon<\/div>\n<div style='display: none;'>Katrie Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Katrie Chagnon<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<b>Chantal Pontbriand (\u00e9d.)<\/b>, 4 vol., Z\u00fcrich, JRP\/Ringier et Dijon,<\/br>Les presses du r\u00e9el, 2012-2014<\/br><\/br><br><br><b>Chantal Pontbriand<\/b>, Berlin, Steinberg Press, 2013, 456 p.<\/br>","protected":false},"author":5,"featured_media":144884,"template":"","categories":[281,884],"numeros":[3219],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[968],"artistes":[],"thematiques":[],"type_compte-rendu":[],"class_list":["post-144885","compte-rendu","type-compte-rendu","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category-archive","category-reviews","numeros-83-religions-en","statuts-archive","auteurs-katrie-chagnon-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/compte-rendu\/144885","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/compte-rendu"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/compte-rendu"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/144884"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=144885"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=144885"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=144885"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=144885"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=144885"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=144885"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=144885"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=144885"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=144885"},{"taxonomy":"type_compte-rendu","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_compte-rendu?post=144885"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}