<br />
<b>Notice</b>:  Function _load_textdomain_just_in_time was called <strong>incorrectly</strong>. Translation loading for the <code>woocommerce-shipping-per-product</code> domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the <code>init</code> action or later. Please see <a href="https://developer.wordpress.org/advanced-administration/debug/debug-wordpress/">Debugging in WordPress</a> for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in <b>/var/www/staging.esse.ca/htdocs/wp-includes/functions.php</b> on line <b>6131</b><br />
<br />
<b>Notice</b>:  Function _load_textdomain_just_in_time was called <strong>incorrectly</strong>. Translation loading for the <code>complianz-gdpr</code> domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the <code>init</code> action or later. Please see <a href="https://developer.wordpress.org/advanced-administration/debug/debug-wordpress/">Debugging in WordPress</a> for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in <b>/var/www/staging.esse.ca/htdocs/wp-includes/functions.php</b> on line <b>6131</b><br />
{"id":180888,"date":"1999-01-01T20:00:00","date_gmt":"1999-01-02T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/editoriaux\/editorial-no-35\/"},"modified":"2024-10-10T10:56:54","modified_gmt":"2024-10-10T15:56:54","slug":"le-pan-reseau-international","status":"publish","type":"editoriaux","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/editorial\/le-pan-reseau-international\/","title":{"rendered":"Le PAN : r\u00e9seau international"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">Comment ne pas parler encore des ravages de la mondialisation? Les cons\u00e9quences du discours \u00e9conomique que pr\u00f4nent avec autant d\u2019ardeur ses adeptes font en sorte que les \u00eatres humains ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme des personnes \u00e0 part enti\u00e8re, mais comme des ressources qui doivent \u00eatre rentables : par leur travail, par leur capacit\u00e9 \u00e0 consommer. Dans un tel contexte, si on n\u2019est pas un consommateur solvable, on n\u2019est rien. Ce qui enl\u00e8ve ainsi voix au chapitre \u00e0 un nombre grandissant de personnes.<\/pre>\n\n\n\n<p>Le nombre de fusions entre grandes entreprises et d\u2019acquisitions s\u2019accro\u00eet sans cesse, entra\u00eenant des co\u00fbts qui ont atteint un total de 1 600 milliards de dollars en 1997 (source : <em>Le monde diplomatique<\/em>, juin 1998). Cette ivresse des fusions fait en sorte que non seulement on proc\u00e8de \u00e0 des licenciements massifs, mais on \u00e9limine ce qui n\u2019est pas suffisamment rentable. Un exemple : les fusions dans l\u2019industrie pharmaceutique \u2014 une des plus profitables au monde \u2014 ont fait en sorte que cette industrie s\u2019est retir\u00e9e de la recherche sur le vaccin contre le paludisme, parce qu\u2019il n\u2019existe pas un march\u00e9 suffisant pour rentabiliser les investissements. Cette maladie menace pourtant 40% % de la population mondiale, dans environ 90 pays, et plus d\u2019un million de personnes en meurent chaque ann\u00e9e en Afrique (9 cas sur 10). Ce nombre va en augmentant, d\u00e9passant m\u00eame ce qu\u2019il \u00e9tait il y a 30 ans. En 1997, le paludisme a provoqu\u00e9 autant de morts en un an que le sida en 15 ans. Les d\u00e9penses consacr\u00e9es \u00e0 la recherche sur le paludisme se sont \u00e9lev\u00e9es \u00e0 environ 65 $ par victime alors qu\u2019il en faut plus de 3 000 $ dans le cas du sida. L\u2019industrie pharmaceutique d\u00e9pense pourtant pr\u00e8s du milliard de dollars en publicit\u00e9 et en lobbying et, en deux ans et demi, a consacr\u00e9 100 milliards de dollars pour se restructurer. Voil\u00e0 un exemple, l\u00e0 comme dans d\u2019autres domaines, de ce qui arrive quand le secteur priv\u00e9 est responsable du d\u00e9veloppement du mieux-\u00eatre. La m\u00eame course d\u00e9mente aux profits touche le Qu\u00e9bec, notamment en ce qui concerne la privatisation de l\u2019eau potable. \u00c0 Montr\u00e9al, il faudra surveiller aux prochaines \u00e9lections quel candidat est acoquin\u00e9 avec une firme dont le dessein est de vendre notre eau (la vigilance s\u2019impose puisqu\u2019un \u00e9lu peut toujours aussi changer d\u2019opinion en cours de mandat&#8230;). Le r\u00e9sultat de cette \u00e9lection sera tr\u00e8s d\u00e9terminant \u00e0 cet effet.<\/p>\n\n\n\n<p>Un espoir? Les krachs se font de plus en plus nombreux, cons\u00e9quence de cette op\u00e9ration \u00e9conomique mondiale. Ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s le Mexique, l\u2019Asie du Sud-Est, le Japon et la Russie. Mais ne nous faisons pas d\u2019illusions : l\u2019\u00eatre humain a toujours eu l\u2019art de se donner les pires solutions de rechange.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais pour le moment, les cons\u00e9quences douloureuses des man\u0153uvres de ces entreprises titanesques \u2014 aux chiffres d\u2019affaires parfois sup\u00e9rieurs au produit national brut de nombreux pays \u2014 sont que celles-ci d\u00e9tiennent le v\u00e9ritable pouvoir de d\u00e9cision pendant que le pouvoir des \u00c9tats rapetisse \u00e0 vue d\u2019oeil, avec les effets que l\u2019on conna\u00eet sur les acquis sociaux. En fait \u2014 r\u00e9alit\u00e9 plus alarmante \u2014, les dirigeants, qui publiquement se disent impuissants, sont les complices de ces entreprises qui souhaitent une r\u00e9duction des d\u00e9penses publiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&#8217;est pas croyable que les firmes multinationales jouissent d\u2019autant de pouvoir. La conception de l\u2019Accord multilat\u00e9ral sur les investissements (AMI) que veulent conclure 29 des pays les plus riches du monde vient en fait ent\u00e9riner ce qui se passe d\u00e9j\u00e0. Passera, passera pas? Le seul fait d\u2019avoir con\u00e7u un tel accord et de penser pouvoir l\u2019imposer d\u00e9passe l\u2019entendement. L\u2019AMI conf\u00e9rerait aux multinationales le m\u00eame statut que les \u00c9tats au niveau du droit international. Selon les dispositions pr\u00e9vues \u2014 qui ne vont qu\u2019\u00e0 sens unique \u2014, ces multinationales disposeront du droit de poursuivre les gouvernements, et ce aux frais des contribuables (!), si elles se sentent l\u00e9s\u00e9es de leur \u00abdroit\u00bb de bafouer les lois r\u00e9gissant les conditions de travail ou les normes environnementales. En retour, l\u2019accord ne reconna\u00eet pas aux gouvernements le droit de poursuivre les entreprises \u00e9trang\u00e8res \u00e9tablies sur leur territoire si celles-ci violent les droits de leur population. Il n\u2019est pas \u00e9tonnant qu\u2019une rencontre des repr\u00e9sentants des pays n\u00e9gociants cet accord, tenue \u00e0 Montr\u00e9al en mai dernier, ait suscit\u00e9 une manifestation brassante et 99 arrestations. Le gouvernement am\u00e9ricain, qui ent\u00e9rine les subventions accord\u00e9es par Washington au Fonds mon\u00e9taire international (FMI), assortit son accord de conditions qui ressemblent aux dispositions de l\u2019AMI. Le FMI ne pourrait pr\u00eater aux pays que s\u2019ils s\u2019engagent \u00e0 ne pas menacer les multi-nationales. Oui, nous sommes en \u00e9tat de guerre. La guerre se fait aujourd\u2019hui \u00e0 un autre niveau, et est actuellement men\u00e9e et gagn\u00e9e par les entreprises plan\u00e9taires.<\/p>\n\n\n\n<p>Des petits noyaux de r\u00e9sistance s\u2019\u00e9chinent un peu partout dans le monde. Au Qu\u00e9bec, o\u00f9 la culture demeure fragile, la Coalition pour la diversit\u00e9 culturelle (regroupant 12 organismes) milite en faveur d\u2019une clause d\u2019\u00abexception culturelle\u00bb dans le cadre des n\u00e9gociations de l\u2019AMI. Dans une autre perspective, le Rassemblement pour une alternative politique (RAP), dont&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 dans ses deux derniers \u00e9ditoriaux, participera \u00e0 la prochaine campagne \u00e9lectorale en tant que mouvement, et non en tant que parti politique, tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 lors de son congr\u00e8s de fondation en mai dernier \u2014 ce qui avait \u00e9t\u00e9 le sujet de plusieurs discussions et articles avant le congr\u00e8s. Un congr\u00e8s sp\u00e9cial est pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019automne pour \u00e9tudier une proposition de projet de soci\u00e9t\u00e9. On peut cependant \u00e9mettre des r\u00e9serves face \u00e0 l\u2019avant-projet de manifeste id\u00e9al du Rassemblement, justement trop parfait pour \u00eatre vrai, dans lequel on a droit \u00e0 une liste de voeux pieux, justes certes, mais comme ceux que pondent tous les partis ou mouvements politiques. Mais l\u2019action du RAP sera importante. Lors des prochaines \u00e9lections au Qu\u00e9bec, nous aurons droit \u00e0 un duel Bouchard-Charest qui tous deux, pour s\u2019attirer le monde des affaires, nous serviront une surench\u00e8re de promesses de privatisations, de d\u00e9r\u00e9glementation, de r\u00e9duction d\u2019imp\u00f4ts pour les plus riches et pour les entreprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte politico-\u00e9conomique o\u00f9 l\u2019on parle d\u2019\u00e9changes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale,&nbsp;<em>ESSE<\/em>, fid\u00e8le au domaine qui est le sien, s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 un r\u00e9seau d\u2019\u00e9changes artistiques, le Perform-ance\/ing Arts Network (PAN), objet du pr\u00e9sent DOSSIER. Malgr\u00e9 son appellation anglophone, le PAN r\u00e9sulte pourtant de l\u2019initiative de deux artistes fran\u00e7ais et regroupe des intervenants du Japon, de Pologne, de la Croatie, de l\u2019Italie, de France et du Qu\u00e9bec, auxquels se joignent \u00e0 l\u2019occasion des invit\u00e9s d\u2019Angleterre, d\u2019Allemagne et de la R\u00e9publique Tch\u00e8que. Comme quoi la langue anglaise joue le r\u00f4le de d\u00e9nominateur commun! Ce dossier n\u2019est pas de m\u00eame nature que les dossiers pr\u00e9c\u00e9dents, \u00e0 base d\u2019entrevues. Outre certaines consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales, il s\u2019attarde plut\u00f4t \u00e0 certaines productions plus significatives pr\u00e9sent\u00e9es lors de deux manifestations r\u00e9centes du r\u00e9seau, afin de donner un aper\u00e7u de la teneur des \u0153uvres de ces \u00e9v\u00e9nements qui se disent \u00abalternatifs\u00bb. Cela donne un dossier \u00e0 deux voix : Sylvette Babin traite d\u2019un festival tenu en France au printemps dernier et Jocelyn Fiset d\u2019un autre tenu en Pologne \u00e0 l\u2019automne pr\u00e9c\u00e9dent. Le lecteur sera \u00e0 m\u00eame de d\u00e9terminer en quoi les origines diff\u00e9rentes de chaque artiste, le caract\u00e8re particulier \u00e0 chaque culture, influent sur le travail, les conditions et les moyens de production. Il faut dire que les artistes rassembl\u00e9s lors de ces manifestations, bien aux faits des courants internationaux, partagent des affinit\u00e9s et des types de pratique semblables, notamment la performance.<\/p>\n\n\n\n<p>Esp\u00e9rons que l\u2019ouverture \u00e0 l\u2019autre dans sa diff\u00e9rence finira par \u00e9liminer bien des pr\u00e9jug\u00e9s, \u00e0 tout le moins l\u2019indiff\u00e9rence. Les deux articles de Johanne Chagnon, qui traitent pourtant de productions dans des disciplines diff\u00e9rentes, convergent vers une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 de notre monde : l\u2019extermination syst\u00e9matique de groupes ind\u00e9sirables. Le premier, qui analyse une chor\u00e9-graphie de Guylaine Savoie, traite des Tsiganes qui perdent leur identit\u00e9 en perdant leur mode de vie particulier, victimes de l\u2019ordre \u00e9conomique actuel parce que \u00abnon solvables\u00bb. Le second article s\u2019int\u00e9resse \u00e0 un film documentaire de Dani\u00e8le Lacourse et Yvan Patry sur le g\u00e9nocide au Rwanda en 1994. La sortie en mai dernier du disque de la musique du film, compos\u00e9e par Ren\u00e9 Lussier, est le pr\u00e9texte pour reparler de ces faits dont on ne parlera jamais assez. Nous ne voulons pas, \u00e0&nbsp;<em>ESSE<\/em>, faire dans l\u2019actualit\u00e9 \u00abjetable apr\u00e8s usage\u00bb. D\u2019ailleurs, le propos du film tourne autour du fait que l\u2019exemple du g\u00e9nocide nazi n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 que se produise un autre holocauste. Alors, parlons-en! Tout comme pour l\u2019exemple du paludisme mentionn\u00e9 plus haut, ce probl\u00e8me touche un pays d\u2019Afrique. C\u2019est pourquoi la communaut\u00e9 internationale ne s\u2019est pas empress\u00e9e, comme lors d\u2019autres conflits, pour emp\u00eacher que le g\u00e9nocide se produise, malgr\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait bien inform\u00e9e des pr\u00e9paratifs. Vers quoi notre plan\u00e8te s\u2019en va-t-elle? Vers un monde dans lequel on \u00e9limine les \u00absalet\u00e9s\u00bb? Et selon quels crit\u00e8res?<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux probl\u00e8mes nombreux qui assaillent notre monde, certains individus essaient de contribuer par une forme d\u2019enga-gement sur le terrain, par des actions concr\u00e8tes. C\u2019est ce que fait depuis trois ans Alain Veilleux du Cirque du monde aupr\u00e8s de jeunes d\u00e9munis, au Chili et au Br\u00e9sil, ce dont parle Denis Lord. Touchant au r\u00f4le social v\u00e9ritable que l\u2019art \u2013 \u2014 dans ce cas-ci, l\u2019art du cirque \u2013 \u2014 peut jouer quand il descend dans la rue.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mot \u00abalternatif\u00bb est un mot bien galvaud\u00e9 aujourd\u2019hui. Manon Morin, \u00e0 la suite de son exp\u00e9rience en tant que pigiste, notamment \u00e0 l\u2019hebdomadaire&nbsp;<em>Ici<\/em>&nbsp;(Montr\u00e9al), d\u00e9nonce le sort r\u00e9serv\u00e9 aux journalistes dans les m\u00e9dias qui disent relever de cette nouvelle religion. Or, ces journaux n\u2019ont d\u2019alternatif que l\u2019intention : leur mode de fonctionnement reprend les m\u00eames sch\u00e9mas d\u2019efficacit\u00e9 \u00e9conomique propre actuellement aux consortiums \u00e9conomiques et traite leurs pigistes assez cavali\u00e8rement. Dans le cas d\u2019<em>Ici<\/em>, on n\u2019a pourtant pas affaire \u00e0 un journal ind\u00e9pendant qui tire le diable par la queue, mais \u00e0 une grosse entreprise, Qu\u00e9b\u00e9cor. \u00c7a ne grugerait pas tellement dans leurs profits que de traiter leurs pigistes avec un minimum de respect! Mais avant que les choses changent en profondeur&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Parler du statut de l\u2019artiste en arts visuels, c\u2019est tenir compte in\u00e9vitablement du contexte \u00e9conomique mondial, dans lequel, comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, insuffisamment rentable rime avec quantit\u00e9 n\u00e9gligeable. Et les artistes, avec leur revenu annuel, entrent dans cette cat\u00e9gorie, ce que rappelait, entre autres, Johanne Chagnon dans le texte qu\u2019elle livrait lors d\u2019un d\u00e9bat organis\u00e9 par le Regroupement des artistes en arts visuels (RAAV), et que nous publions ici. Dix ans apr\u00e8s l\u2019adoption de la Loi 78 qui vise \u00e0 am\u00e9liorer les conditions mat\u00e9rielles des artistes, on peut se demander si l\u2019\u00c9tat a v\u00e9ritablement la volont\u00e9 de soutenir ses artistes ou n&#8217;est pas plut\u00f4t en accord avec les vis\u00e9es des leviers \u00e9conomiques supr\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019artiste gasp\u00e9sienne Adrienne Luce nous revient dans ce num\u00e9ro avec un autre texte sal\u00e9, en r\u00e9action \u00e0 l\u2019opposition qu\u2019a suscit\u00e9e un projet d\u2019Andr\u00e9 Fournelle pour le site du Rocher Perc\u00e9. L&#8217;auteure soul\u00e8ve des r\u00e9flexions sur la mani\u00e8re d\u2019envisager l\u2019\u00e9cologie et le tourisme, qui affrontent celle des fonctionnaires et intervenants gasp\u00e9siens, et qui \u00e9largissent le d\u00e9bat entourant l\u2019intervention projet\u00e9e par Andr\u00e9 Fournelle. Elle soul\u00e8ve aussi une question \u00e9thique : la non-reconnaissance du travail des artistes. Ce travail de d\u00e9fense se fait partout, difficilement, mais encore plus en territoire gasp\u00e9sien o\u00f9 le bassin d&#8217;artistes est restreint. Esp\u00e9rons que la diffusion de sa prise de position donnera du poids \u00e0 la d\u00e9fense du projet d\u2019Andr\u00e9 Fournelle et qu&#8217;il aura la chance de prendre forme ailleurs que sur papier.<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019Abitibi-T\u00e9miscamingue nous vient une collaboration France Lachaine-Michel Guay, sous la forme \u2014 exceptionnelle dans&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;\u2014 d\u2019une envol\u00e9e de nature po\u00e9tique \u00e0 partir d\u2019une exposition de l\u2019artiste Carole Wagner (France Lachaine et Carole Wagner furent abord\u00e9es lors de la pr\u00e9paration du dossier Abitibi-T\u00e9miscamingue; voir&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;n\u00b0 27, automne 1995). Les deux auteurs participaient, avec quatre autres artistes de l\u2019Abitibi-T\u00e9miscamingue, \u00e0 une exposition \u00e0 Roskilde au Danemark, en ao\u00fbt 1998, dans le cadre du 1000e anniversaire de cette ville. Ce projet d\u2019exposition est une des suites du&nbsp;<em>Symposium en arts visuels de l\u2019Abitibi-T\u00e9miscamingue<\/em>&nbsp;tenu \u00e0 Amos l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier (et trait\u00e9 dans&nbsp;<em>ESSE<\/em>n\u00b0 33, hiver 1998).<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ronique Bellemare Bri\u00e8re fait conna\u00eetre le travail d\u2019H\u00e9l\u00e8ne M. C. Prat, compos\u00e9 de toutes petites pi\u00e8ces, en l\u2019occurrence des \u00ablarmes\u00bb. L\u2019exposition qui en est r\u00e9sult\u00e9e est le fruit d\u2019un processus \u00e9tal\u00e9 dans le temps, qui demandait l\u2019implication d\u2019autres personnes en cours de route. L\u2019auteure a vu dans cette production artistique la rencontre d\u2019\u00e9l\u00e9ments oppos\u00e9s, \u00able chant des extr\u00eames\u00bb. Quant \u00e0 Manon Morin, elle s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 une installation r\u00e9cente de Jos\u00e9e Dubeau qui elle aussi joue sur des extr\u00eames : la machine et l\u2019\u00eatre humain, en particulier le corps f\u00e9minin.<\/p>\n\n\n\n<p>Sylvette Babin a rencontr\u00e9 \u00e0 Paris l\u2019artiste fran\u00e7ais Claude L\u00e9v\u00eaque, dont nous pouvons \u00e0 nouveau voir le travail \u00e0 Montr\u00e9al \u00e0 l&#8217;automne 1998 puisqu\u2019il est un des invit\u00e9s de la 1\u00e8re Biennale de Montr\u00e9al organis\u00e9e par le Centre international d\u2019art contem-porain (CIAC). Cet artiste a particip\u00e9 entre autres \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement&nbsp;<em>Panique au faubourg<\/em>, organis\u00e9 par Quartier \u00c9ph\u00e9m\u00e8re \u00e0 Montr\u00e9al (voir&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;n\u00b0 33, hiver 1998).<\/p>\n\n\n\n<p><em>L&#8217;Alzheimer social<\/em>&nbsp;de Paul Gr\u00e9goire prend cette fois-ci une tournure diff\u00e9rente : le lecteur s&#8217;y trouve impliqu\u00e9, devenant malgr\u00e9 lui un des personnages de l&#8217;auteur fac\u00e9tieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Terminons en rappelant, \u00e0 la suite du d\u00e9c\u00e8s de Serge Lemoyne, l&#8217;article que celui-ci avait fait para\u00eetre dans&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;n\u00b0 11 (automne-hiver 1988) et intitul\u00e9 \u00abQui a peur de Paul-\u00c9mile Borduas? Borduas n&#8217;ira pas \u00e0 Toronto\u00bb. Lemoyne y d\u00e9non\u00e7ait avec force et \u00e9motion l&#8217;incapacit\u00e9 pour l&#8217;art qu\u00e9b\u00e9cois de percer nos fronti\u00e8res. D\u00e9fendant du m\u00eame coup son propre sort et celui de tous les artistes qu\u00e9b\u00e9cois. Fid\u00e8le \u00e0 ses convictions, il souhaitait souligner en 1998, outre le 50e anniversaire du Refus global, le 30e de l&#8217;Op\u00e9ration D\u00e9clic qui reprenait les revendica-tions des automatistes. Pour que notre histoire ne soit jamais oubli\u00e9e. Tout comme il faut que Serge Lemoyne reste toujours dans notre m\u00e9moire.<\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[886],"numeros":[5386],"disciplines":[],"statuts":[],"checklist":[],"auteurs":[4826],"artistes":[],"thematiques":[],"type_editoriaux":[],"class_list":["post-180888","editoriaux","type-editoriaux","status-publish","hentry","category-editorial","numeros-35-reseau-international-en","auteurs-johanne-chagnon-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux\/180888","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/editoriaux"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=180888"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=180888"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=180888"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=180888"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=180888"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=180888"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=180888"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=180888"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=180888"},{"taxonomy":"type_editoriaux","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_editoriaux?post=180888"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}