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{"id":180919,"date":"1995-05-01T20:00:00","date_gmt":"1995-05-02T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/editoriaux\/editorial-no-24\/"},"modified":"2022-12-12T10:42:09","modified_gmt":"2022-12-12T15:42:09","slug":"il-en-existe-toujours-nous-en-avons-rencontre","status":"publish","type":"editoriaux","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/editorial\/il-en-existe-toujours-nous-en-avons-rencontre\/","title":{"rendered":"Il en existe toujours&#8230; Nous en avons rencontr\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">Le changement de cap que nous avons op\u00e9r\u00e9 au dernier num\u00e9ro tombe curieusement bien \u00e0 propos. Cette volont\u00e9 de porter notre attention sur le c\u0153ur et non sur la machine, sur les artistes et non sur le syst\u00e8me qui en d\u00e9pend, s\u2019av\u00e8re plus que jamais la voie \u00e0 explorer pour r\u00e9pondre positivement \u00e0 la m\u00e9connaissance que subit encore l\u2019art actuel de la part du public.<\/pre>\n\n\n\n<p>En effet\u2026 Avec, comme fer de lance le plus r\u00e9cent, l\u2019article de Luc Chartrand, \u00abL\u2019art est-il malade?\u00bb paru dans&nbsp;<em>L\u2019actualit\u00e9<\/em>&nbsp;du 15 octobre 1993, le questionnement sur la n\u00e9cessit\u00e9 de subventionner une activit\u00e9 telle que l\u2019art, dont l\u2019utilit\u00e9 serait douteuse, et qui semblerait r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 une \u00e9lite, prend de plus en plus d\u2019ampleur.<\/p>\n\n\n\n<p>Les chiffres, on s\u2019en sert pour leur faire dire ce qu\u2019on veut. On en fait du spectaculaire, mais de fa\u00e7on biais\u00e9e, peut-\u00eatre faute de compr\u00e9hension de la situation. Alors parlons chiffres! L\u2019article de&nbsp;<em>L\u2019actualit\u00e9<\/em>&nbsp;dresse un palmar\u00e8s des 10 artistes en arts visuels les plus subventionn\u00e9-e-s, noms et chiffres \u00e0 l\u2019appui (remarquez qu\u2019on ne parle pas des 1990 autres!) Pour une p\u00e9riode de 13 ans, \u00e7a donne une moyenne variant entre 24 933 et 10 972 $ par ann\u00e9e. Si on enl\u00e8ve les frais de mat\u00e9riaux, de location, etc., il n\u2019en reste pas tant que \u00e7a! Et on ne parle toujours que des 10 plus subventionn\u00e9-e-s, en n\u00e9gligeant les 1990 autres!<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est tout de m\u00eame curieux que l\u2019argent public allou\u00e9 \u00e0 l\u2019art actuel soit autant remis en question, dans un monde o\u00f9 un gardien de but au hockey est pay\u00e9 4 millions par ann\u00e9e, o\u00f9 les d\u00e9put\u00e9s conservateurs d\u00e9faits (et ils sont l\u00e9gion!) recevront chacun-e entre 1 et 3 millions d\u2019ici la fin de leur vie, o\u00f9 il en co\u00fbte 9 millions juste pour la r\u00e9daction des m\u00e9moires d\u2019une commission parlementaire, o\u00f9 chaque bord\u00e9e de neige co\u00fbte 6 millions aux contribuables montr\u00e9alais-e-s, etc. Les exemples sont nombreux. Alors que le total des subventions accord\u00e9es aux arts visuels par les deux paliers de gouvernement est de 12 \u00e0 15 millions, et cela inclut l\u2019aide aux galeries et aux expositions, les projets du 1 %, etc. Ajoutons que le budget du minist\u00e8re qu\u00e9b\u00e9cois de la Culture ne repr\u00e9sente pas encore 1 % du budget total!<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame ce minist\u00e8re offre des exemples d\u2019une gestion boiteuse\u2026 Ainsi, a-t-on mis sur pied un programme pour soutenir un projet artistique qu\u00e9b\u00e9cois au Mexique, en mettant en branle le processus habituel : publicit\u00e9 dans les journaux, traitement des dossiers\u2026 et tout cela pour n\u2019accorder qu\u2019une seule subvention de 6 000 $ \u00e0 un-e seul-e artiste, et ce \u00e0 tous les deux ans seulement! La machine co\u00fbte plus cher que ce \u00e0 quoi elle sert!<\/p>\n\n\n\n<p>On all\u00e9guera que les d\u00e9penses dans certains domaines sont reli\u00e9es \u00e0 des entreprises rentables, qui font rouler l\u2019\u00e9conomie. Ce \u00e0 quoi on peut r\u00e9pondre que des \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 que chaque dollar investi en art en rapporte 15 en retomb\u00e9es diverses.<\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019\u00e9tonne du prix exorbitant que peut atteindre une \u0153uvre d\u2019art, oubliant que c\u2019est le syst\u00e8me qui cr\u00e9e cette surench\u00e8re. On vit dans une soci\u00e9t\u00e9 de commerce. Et qui en profite? Des marchand-e-s.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, il y a des artistes qui embarquent dans ce syst\u00e8me, qui croient pouvoir r\u00e9colter des morceaux de cette manne, alors qu\u2019il n\u2019y en aura pas pour la majorit\u00e9 d\u2019entre eux\/elles. Certain-e-s artistes offrent ainsi une production conformiste, peureuse, \u00e0 cause du fameux espoir de vendre, si possible \u00e0 une institution, d\u2019\u00eatre subventionn\u00e9-e-s\u2026 Plusieurs dans le milieu des arts visuels (artistes, galeristes, conservateurs\/trices,\u2026) encouragent m\u00eame cette id\u00e9e \u00e9litiste de l\u2019art, d\u2019un art dont la compr\u00e9hension est r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 une coterie s\u00e9lecte.<\/p>\n\n\n\n<p>Les p\u00e9riodiques culturels font eux aussi l\u2019objet du m\u00eame type de d\u00e9nigrement. Un exemple : l\u2019article de Pierre Vennat paru dans La Presse du 22 ao\u00fbt 1993, dont les propos se r\u00e9sument \u00e0 ceci : qu\u2019est-ce que ces publications herm\u00e9tiques incompr\u00e9hensibles, que nous devons payer de notre poche? Parlons chiffres encore une fois pour essayer de dissiper cette incompr\u00e9hension r\u00e9currente.<\/p>\n\n\n\n<p>Les sous accord\u00e9s pour la publication de&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;nous passent carr\u00e9ment sous le nez (entendre ici un juron bien senti)! Ce que nous recevons sert surtout \u00e0 payer l\u2019impression, et ensuite, avec ce qui reste, les autres frais relatifs, r\u00e9duits au minimum afin de pouvoir verser aux auteur-e-s un cachet tr\u00e8s tr\u00e8s symbolique. D\u2019apr\u00e8s notre exp\u00e9rience, toute subvention accord\u00e9e \u00e0 une revue culturelle (la m\u00eame chose s\u2019applique \u00e0 l\u2019artiste) sert donc au bon fonctionnement du syst\u00e8me, mais en aidant financi\u00e8rement d\u2019autres personnes que les cr\u00e9ateurs et les cr\u00e9atrices qui en forment la base. C\u2019est en fait une forme d\u2019aide indirecte \u00e0 d\u2019autres entreprises qui, elles, sont de type commercial.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous ne disons pas cela pour nous plaindre ou pour en r\u00e9clamer davantage. Nous avons fait le choix d\u2019\u0153uvrer dans le domaine culturel et nous en assumons les cons\u00e9quences. Mais qu\u2019on ne vienne pas nous \u00e9c\u0153urer en plus!<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce fou de r\u00eaver du jour o\u00f9, quand on parlera d&#8217;une revue, ce sera pour en analyser le contenu? On parle dans les revues, et beaucoup; le saviez-vous? Des gens y consacrent toutes leurs \u00e9nergies \u00e0 mettre par \u00e9crit leurs r\u00e9flexions et analyses, leur compr\u00e9hension du monde. C\u2019est pas rien! De m\u00eame, les artistes mobilisent leur c\u0153ur, leur t\u00eate, leur corps \u00e0 sentir ce qui nous \u00e9chappe. Ce travail vaut peut-\u00eatre la peine qu\u2019on s\u2019y arr\u00eate. Il se peut qu\u2019il n\u2019y ait pas assez d\u2019argent, mais il n\u2019y aura jamais trop d\u2019id\u00e9es en circulation.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le fond, tous ces d\u00e9bats qui remettent en question dans l\u2019opinion publique le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat en tant que subventionneur dans le domaine des arts font l\u2019affaire des d\u00e9cideurs aux divers paliers de gouvernement qui, \u00e0 cause de leur mauvaise gestion, doivent souvent couper dans les d\u00e9penses. Ces d\u00e9bats leur fournissent un beau pr\u00e9texte. C\u2019est pourquoi il faut r\u00e9pondre.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre changement de cap \u2014 parler positivement du contenu exprim\u00e9 de certaines propositions artistiques, et ce de fa\u00e7on accessible et sensible -, raffermi par les remous de l\u2019actualit\u00e9, se maintient dons de fa\u00e7on plus solide avec le dossier du pr\u00e9sent num\u00e9ro : \u00abIl en existe toujours\u2026 Nous en avons rencontr\u00e9\u00bb. Nous avons choisi cinq artistes (en arts visuels, th\u00e9\u00e2tre ou musique) dont les propos vivifiants nous montrent que le syst\u00e8me n\u2019a qu\u2019a bien se tenir, incapable qu\u2019il est de restreindre une cr\u00e9ation toujours en mouvement, cinq artistes dont la fa\u00e7on de produire, et de vivre aussi, constitue un apport n\u00e9cessaire, au m\u00eame titre que d\u2019autres, \u00e0 une r\u00e9flexion en profondeur sur notre soci\u00e9t\u00e9 et \u00e0 une intervention en cons\u00e9quence.<\/p>\n\n\n\n<p>Quatre articles de ce num\u00e9ro (chroniques Montr\u00e9alit\u00e9s et Qu\u00e9b\u00e9cit\u00e9s) s\u2019inscrivent tr\u00e8s bien dans l\u2019esprit du dossier, car ils font valoir qu\u2019il est possible de se promener \u00e0 travers les structures du syst\u00e8me et de trouver des mani\u00e8res diff\u00e9rentes de faire. Que ce soit sur le plan du territoire occup\u00e9 : Pauline Morier se penche sur l\u2019intervention urbaine de Robert Prenovault-le-nomade. Que ce soit sur le plan des moyens de diffusion : Sylvain Latendresse commente l\u2019\u0153uvre-livre de Martin Lemm. Que ce soit sur le plan de la d\u00e9marche, par l\u2019\u00e9laboration collective d&#8217;\u0153uvre, en explorant une mani\u00e8re diff\u00e9rente de travailler dans ces temps o\u00f9 on recherche des solutions aux probl\u00e8mes sociaux dus \u00e0 l\u2019\u00e9conomique. Deux textes traitent de telles exp\u00e9riences artistiques. Bernard Mulaire aborde celle d\u2019Alain Bouchard et d\u2019Andr\u00e9 Landry qui sont arriv\u00e9s \u00e0 effacer leur individualit\u00e9, ni l\u2019un ni l\u2019autre ne prenant possession de l\u2019\u0153uvre. Ceux-ci n\u2019ont pas agi non plus avec l\u2019id\u00e9e de \u00abfaire carri\u00e8re\u00bb, ce qui change bien des choses \u2014 ce ne fut d\u2019ailleurs pas non plus un \u00e9v\u00e9nement tape-\u00e0-l\u2019\u0153il, tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9 -, mais plut\u00f4t avec l\u2019id\u00e9e de partager une exp\u00e9rience intime v\u00e9cue. Jacques Desruisseaux apporte un autre exemple d\u2019une volont\u00e9 de la part de quatre artistes de faire une \u0153uvre commune, alors que m\u00eame les innombrables expositions collectives ont un caract\u00e8re individuel. La d\u00e9marche de ces artistes n\u2019a peut-\u00eatre pas abouti \u00e0 ce que leurs individualit\u00e9s se soient compl\u00e8tement fondues en une seule entit\u00e9 \u2014 d\u00e9marche difficile, il faut bien le dire -, mais on sent tr\u00e8s bien les interrogations auxquelles ces artistes ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9-e-s en cours d\u2019\u00e9laboration.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Patry r\u00e9cidive en s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 la derni\u00e8re \u00e9dition du&nbsp;<em>Festival international de nouvelle danse<\/em>qui ne lui a pas apport\u00e9 un \u00e9gal bonheur. Un tel \u00e9v\u00e9nement r\u00e9unissant autant d\u2019intervenant-e-s pose toujours un d\u00e9fi : comment le traiter, de qui parler? qu\u2019en retenir?<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s un premier article sur Jean Narrache, paru dans le num\u00e9ro pr\u00e9c\u00e9dent, Richard Foisy brosse ici un portrait d\u2019Alphonse Pich\u00e9, poursuivant son intention de mieux faire conna\u00eetre nos premiers po\u00e8tes du peuple et de la ville. Et il est heureux de pouvoir le faire du vivant de cet artiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous trouverez bien sur dans ce num\u00e9ro la suite de vos \u00abs\u00e9ries\u00bb favorites et palpitantes! 1) Le deuxi\u00e8me \u00e9pisode du&nbsp;<em>Chien de Sagres<\/em>, cette nouvelle BD de Luis Neves, dans laquelle les rues de Berlin sont dures et le Sud beaucoup plus invitant\u2026 Ne pas se m\u00e9prendre : l\u2019auteur ne cherche pas \u00e0 \u00e9tablir un parall\u00e8le avec la situation v\u00e9cue au Qu\u00e9bec. 2) La suite du feuilleton&nbsp;<em>Les enclos<\/em>, qui suit pas \u00e0 pas la bataille opposant le RAAV et l\u2019AADRAV. 3) Et l\u2019acte 13 d\u2019<em>Alzheimer social<\/em>&nbsp;de Paul Gr\u00e9goire, dans lequel Djo, maintenant seul, ne reste pas longtemps seul\u2026 et semble avoir trouv\u00e9 une solution \u00e0 ses probl\u00e8mes existentiels\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et toujours cet ancrage dans l\u2019actualit\u00e9. Comme un cri du c\u0153ur, \u00e9c\u0153ur\u00e9, deux gars de l\u2019\u00e9quipe ont \u00abcommis\u00bb un texte \u00e0 la suite d\u2019\u00e9v\u00e9nements r\u00e9cents indiquant que la violence faite aux femmes n\u2019est pas encore chose du pass\u00e9. Deux autres \u00abCoups de griffe\u00bb sont pos\u00e9s en parall\u00e8le, l\u2019un gris p\u00e2le l\u2019autre gris fonc\u00e9 (car rien n\u2019est tout blanc ou tout noir dans la vie). Un coup de griffe positif pour souligner un geste de respect envers le travail des artistes un pas \u00e0 la fois\u2026). Un coup de griffe n\u00e9gatif pour d\u00e9montrer, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un exemple apport\u00e9 par Philippe C\u00f4t\u00e9, comment la nouvelle politique culturelle qu\u00e9b\u00e9coise n\u2019est que de la poudre aux yeux qui, malheureusement, fonctionne bien et \u00e9blouit le milieu culturel. On ne le dira jamais assez : cette politique, tout en ce donnant l\u2019apparence d\u2019\u00eatre le sauveur du monde des arts, agit dans le sent contraire (voir&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;no 20).<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 tout, nous gardons le sourire (m\u00eame s\u2019il est noir) et continuerons, avec conviction, \u00e0 d\u00e9montrer que l\u2019art a lui aussi une part d\u2019intervention dans le social.<\/p>\n<div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[886],"numeros":[5410],"disciplines":[],"statuts":[],"checklist":[],"auteurs":[4826],"artistes":[],"thematiques":[],"type_editoriaux":[],"class_list":["post-180919","editoriaux","type-editoriaux","status-publish","hentry","category-editorial","numeros-24-il-en-existe-toujours","auteurs-johanne-chagnon-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux\/180919","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/editoriaux"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=180919"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=180919"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=180919"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=180919"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=180919"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=180919"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=180919"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=180919"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=180919"},{"taxonomy":"type_editoriaux","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_editoriaux?post=180919"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}