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{"id":181025,"date":"1992-05-01T20:00:00","date_gmt":"1992-05-02T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/editoriaux\/le-bourassisme-continue-de-faire-des-ravages-et-vend-le-quebec-a-la-piece\/"},"modified":"2024-10-10T11:13:17","modified_gmt":"2024-10-10T16:13:17","slug":"le-bourassisme-continue-de-faire-des-ravages-et-vend-le-quebec-a-la-piece","status":"publish","type":"editoriaux","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/editorial\/le-bourassisme-continue-de-faire-des-ravages-et-vend-le-quebec-a-la-piece\/","title":{"rendered":"Le Bourassisme continue de faire des ravages ! Et vend le Qu\u00e9bec \u00e0 la pi\u00e8ce !"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-verse\">[In French]<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">Le gouvernement de Robert Bourassa tend \u00e0 se d\u00e9sengager peu \u00e0 peu de tous les domaines sous sa responsabilit\u00e9, pour laisser \u00e0 l\u2019entreprise priv\u00e9e le soin de prendre en charge les secteurs ainsi n\u00e9glig\u00e9s. On reconna\u00eet bien l\u00e0 la philosophie hautement \u00e9conomique qui a toujours men\u00e9 le Parti lib\u00e9ral, et le projet collectif plut\u00f4t creux que ce parti offre aux Qu\u00e9b\u00e9cois.<\/pre>\n\n\n\n<p>Le milieu culturel n\u2019\u00e9chappe pas lui non plus \u00e0 cette vente \u00e0 rabais. Le mois d\u2019avril a \u00e9t\u00e9 rude \u00e0 cet \u00e9gard. Le 17 avril, la ministre Lucienne Robillard annon\u00e7ait maladroitement, par le biais d\u2019un communiqu\u00e9, sa d\u00e9cision de commander une \u00e9tude \u00e0 une firme comptable afin de repenser les modes de financement en art, ce qui avait toutes les allures d\u2019une volont\u00e9 de retrait de l\u2019\u00c9tat du secteur culturel. Le 26 avril, l\u2019adoption du nouveau budget qu\u00e9b\u00e9cois a une fois de plus d\u00e9montr\u00e9 le non-respect de l\u2019engagement pris en 1985 par Robert Bourassa de porter \u00e0 1 % du budget du Qu\u00e9bec le montant accord\u00e9 au minist\u00e8re des Affaires culturelles. Ces \u00e9v\u00e9nements d\u2019avril ont fait rebondir la Coalition du monde des arts qui ne l\u00e2che pas le morceau devenu de plus en plus juteux avec le temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette bataille \u00abpour le 1 %\u00bb est juste. Pas besoin de s\u2019\u00e9tendre ici sur l\u2019importance de la culture dans une soci\u00e9t\u00e9, et particuli\u00e8rement dans une soci\u00e9t\u00e9 au caract\u00e8re si \u00abdistinct\u00bb! La lutte de la Coalition est bien men\u00e9e, chiffres \u00e9loquents \u00e0 l\u2019appui. Mais le bourassisme est si bien structur\u00e9 qu\u2019il fait en sorte que tout le monde adopte SON langage : les chiffres. Le milieu culturel est oblig\u00e9, lui aussi, de d\u00e9fendre ses int\u00e9r\u00eats (et la survie m\u00eame du Qu\u00e9bec) avec les m\u00eames arguments : donnez-nous X dollars et vous aurez une soci\u00e9t\u00e9 en sant\u00e9. Le d\u00e9bat est \u00e9videmment plus profond. Mais travailler \u00e0 affirmer des choix de soci\u00e9t\u00e9 et combattre sur tous les plans \u00e0 la fois risquent d\u2019\u00e9terniser le d\u00e9bat au b\u00e9n\u00e9fice du pouvoir en place et au d\u00e9triment des intervenant-e-s gagn\u00e9-e-s par l\u2019usure. Par contre, se battre pour des chiffres risque de faire oublier qu\u2019il y a derri\u00e8re tout \u00e7a un projet collectif qui fout le camp. Et il ne faut pas se leurrer sur la belle complicit\u00e9 de cette action collective dans le milieu culturel, car nous ne sommes pas tous et toutes sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 dans cette bataille. En effet, on peut se demander ce qui arrivera, si jamais les revendications de la Coalition r\u00e9ussissent \u00e0 faire augmenter le budget du MAC : chacun pour soi et que le plus gros l\u2019emporte? Ce serait tout un avancement!<\/p>\n\n\n\n<p>Alors\u2026 Cet exemple illustre bien les contradictions auxquelles tous et toutes nous faisons face aujourd\u2019hui. Que faire? Comment r\u00e9agir sans s\u2019y perdre?<\/p>\n\n\n\n<p>Et pendant ce temps, la ministre Robillard qui avouait, au d\u00e9but de son mandat, \u00abavoir de la difficult\u00e9 avec ce qui est contemporain\u00bb, aura r\u00e9ussi, en tr\u00e8s peu de temps, \u00e0 avoir aussi de la difficult\u00e9 avec tous les artistes et organismes culturels. Bravo! Quel beau bilan!<\/p>\n\n\n\n<p>DOSSIER : Points de vue d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration<br>OPINION : Points de vue d\u2019une autre g\u00e9n\u00e9ration<\/p>\n\n\n\n<p>Le manque de projet global de soci\u00e9t\u00e9 est un probl\u00e8me qui a aussi des r\u00e9percussions dans le monde des arts visuels. Et ce num\u00e9ro tombe \u00e0 point pour y faire \u00e9cho. D\u2019ailleurs, comme les \u00e9v\u00e9nements nous am\u00e8nent \u00e0 le constater, l\u2019heure n\u2019est pas \u00e0 l\u2019insouciance. Le moment est grave!<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e du dossier \u00abPoints de vue d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration\u00bb, r\u00e9alis\u00e9 en \u00e9quipe par Johanne Chagnon, Paul Gr\u00e9goire, Andr\u00e9 Greusard et Anne Thibeault, est partie d\u2019un d\u00e9sir de mieux comprendre ce qui se passe actuellement, non pas en gardant les yeux braqu\u00e9s uniquement sur les r\u00e9alisations de la \u00abrel\u00e8ve\u00bb, comme on fait trop souvent, mais en puisant dans l\u2019exp\u00e9rience inestimable d\u2019artistes qui, n\u00e9-e-s entre 1920 et 1930, oeuvrent depuis 30-40 ans en faveur du milieu artistique qu\u00e9b\u00e9cois. Peut-\u00eatre, quand il n\u2019y a pas de perspective pour le futur, se tourne-t-on vers le pass\u00e9? Toujours est-il que nous \u00e9tions tr\u00e8s curieux et curieuses d\u2019entendre les r\u00e9ponses de certain-e-s artistes \u00e0 plusieurs de nos questions : dans quelles conditions ont-ils\/elles abord\u00e9 la pratique artistique? Qu\u2019ont-ils\/elles v\u00e9cu? et comment, \u00e0 la lueur de leur exp\u00e9rience, voient-ils-elles la situation actuelle? La rencontre des six artistes choisi-e-s (Kittie Bruneau, Charles Daudelin, Marcelle Ferron, Antoine Pentsch, Yves Trudeau, Armand Vaillancourt) s\u2019est av\u00e9r\u00e9e fort r\u00e9v\u00e9latrice. Nous avons pris davantage conscience des changements profonds survenus en art, ces changements devenant plus facilement synth\u00e9tisables avec le recul. Nous avons \u00e9galement gagn\u00e9 une meilleure compr\u00e9hension de la vision de ces artistes, \u00e9tant donn\u00e9 leur vue d\u2019ensemble du trajet parcouru et, il faut bien le dire, la clairvoyance acquise avec l\u2019\u00e2ge, ce qui devrait nous rappeler que toute production artistique gagne \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e dans l\u2019ensemble de ses composantes. Il faudra lire le dossier lui-m\u00eame pour en conna\u00eetre tous les d\u00e9tails, mais nous pouvons ajouter ici les commentaires suivants.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que nous avions au d\u00e9part un int\u00e9r\u00eat assez fort pour donner naissance \u00e0 cette recherche, nous ne pouvons rester indiff\u00e9rent-e-s \u00e0 l\u2019amertume et au sentiment d\u2019abandon \u00e9prouv\u00e9s par l\u2019une des personnes rencontr\u00e9es (et qu\u2019on nous dit \u00eatre partag\u00e9s par plusieurs). Sans doute le facteur de l\u2019\u00e2ge entre-t-il en ligne de compte. Ces sentiments nous font poser les questions suivantes : comment parler d\u2019artistes d\u2019une \u00abautre g\u00e9n\u00e9ration\u00bb que la sienne? n\u2019y a-t-il que ceux et celles d\u2019une m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration pour se comprendre? et si oui, cela voudrait-il dire que les auteur-e-s d\u2019un certain \u00e2ge ne trouvent plus place dans les revues d\u2019art visuel? Mais ceci t\u00e9moigne surtout du fait qu\u2019actuellement, tout est ax\u00e9 sur l\u2019imm\u00e9diat, la nouveaut\u00e9 et le changement, excluant ainsi toute d\u00e9marche artistique qui demande \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e dans son ensemble et certainement pas seulement en fonction de crit\u00e8res \u00e0 la mode.<\/p>\n\n\n\n<p>Fait tr\u00e8s significatif de la conjoncture actuelle, trois textes nous sont parvenus (et, ce, sans aucune concertation entre leurs auteurs) qui t\u00e9moignent d\u2019un courant d\u2019insatisfaction qui ne demande qu\u2019\u00e0 jaillir. Nous avons r\u00e9uni ces textes dans la chronique OPINION et trouv\u00e9 fort int\u00e9ressant d\u2019\u00e9tablir un lien entre cette chronique et le dossier.<\/p>\n\n\n\n<p>Les trois auteurs (Sylvain Latendresse, Jean Lauzon et Pierre Renaud), des artistes n\u00e9s dan les ann\u00e9es 50 et 60, t\u00e9moignent du m\u00eame malaise : l\u2019impression d\u2019\u00eatre d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s. Qu\u2019arrive-t-il aujourd\u2019hui de l\u2019\u0153uvre d\u2019art? de l\u2019artiste? Quel est ce syst\u00e8me qu\u2019on veut installer? Et le malaise exprim\u00e9 n\u2019est pas seulement local : un des trois articles s\u2019appuie en effet sur&nbsp;<em>Le Monde diplomatique<\/em>&nbsp;qui a fait \u00e9tat d\u2019une \u00e9tude effectu\u00e9e aupr\u00e8s d\u2019artistes europ\u00e9ens qui se disent eux-m\u00eames insatisfaits. Cela d\u00e9montre bien l\u2019\u00e9tendue du probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p>Curieusement, deux de ces auteurs, J. Lauzon et P. Renaud, adoptent les m\u00eames termes : \u00abvase clos\u00bb et \u00abcircuit ferm\u00e9\u00bb. Le premier pour d\u00e9signer plus sp\u00e9cifiquement le fait que l\u2019\u0153uvre d\u2019art est exclue du ph\u00e9nom\u00e8ne de prise de pouvoir exerc\u00e9e par les \u00abth\u00e9oriciens de service\u00bb impliqu\u00e9s dans une strat\u00e9gie de marketing de l\u2019art; le second pour d\u00e9plorer le manque actuel de d\u00e9bat dans le milieu de l\u2019art, ce qui n\u2019est pas \u00e9tranger au ph\u00e9nom\u00e8ne de marketing ci-haut mentionn\u00e9. S. Latendresse abonde dans ce sens : manque de subversion mais, ici l\u2019auteur, encore id\u00e9aliste dirions-nous, cherche une lueur au bout du tunnel.<\/p>\n\n\n\n<p>On sent chez tous cette nostalgie que l\u2019\u0153uvre ne soit plus aussi d\u00e9rangeante qu\u2019on le voudrait. On s\u2019entend pour d\u00e9plorer que le discours sur les \u0153uvres prend trop de place, discours b\u00e2ti dans le but d\u2019assurer une position de pouvoir et per\u00e7u comme \u00e9loign\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 et r\u00e9ducteur. Selon eux, les artistes ont l\u2019impression d\u2019\u00eatre \u00e9valu\u00e9-e-s beaucoup plus sur leur habilet\u00e9 \u00e0 ma\u00eetriser les \u00e9l\u00e9ments d\u2019un bon marketing que sur leur production.<\/p>\n\n\n\n<p>Et alors que notre syst\u00e8me artistique tend vers une institutionnalisation toujours plus envahissante, des artistes de plus en plus nombreux estiment que ce mode de fonctionnement s\u2019\u00e9rige en dehors d\u2019eux, qu\u2019il leur est \u00e9tranger. Pour ces artistes, il para\u00eet contradictoire de ne pas pouvoir participer \u00e0 la discussion tout en n\u2019ayant pas le choix de vivre en dehors du syst\u00e8me. Il est troublant que des artistes affirment se sentir \u00e0 ce point perdants. Par contre, r\u00e9jouissons-nous qu\u2019ils osent brasser la cage avant qu\u2019il ne soit trop tard.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici aussi pointe un sentiment d\u2019insatisfaction face \u00e0 un manque de projet global et le d\u00e9tournement des actions \u00e0 des fins premi\u00e8res de strat\u00e9gie commerciale.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est int\u00e9ressant de constater \u00e0 quel point les id\u00e9es exprim\u00e9es par les artistes rencontr\u00e9-e-s pour le dossier apportent des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9flexion aux inqui\u00e9tudes soulev\u00e9es par les auteurs r\u00e9unis dans la chronique OPINION.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a peut-\u00eatre plus de grands d\u00e9bats comme auparavant. Mais la situation actuelle est bien diff\u00e9rente et on ne pourra jamais revenir en arri\u00e8re. Les artistes des ann\u00e9es 40, 50 et m\u00eame 60 avaient encore de l\u2019espoir, le sentiment de poser les jalons d\u2019une culture qu\u00e9b\u00e9coise. Mais aujourd\u2019hui, avec le d\u00e9senchantement engendr\u00e9 par la situation politique, et dix ans apr\u00e8s le r\u00e9f\u00e9rendum, on colmate tant bien que mal plut\u00f4t qu\u2019on ne construit.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 40, les \u00abennemis\u00bb, pour employer ce terme, \u00e9taient tr\u00e8s facilement identifiables : Duplessis, le clerg\u00e9\u2026 \u00c0 l\u2019\u00e9poque du Parti Qu\u00e9b\u00e9cois, par exemple, il aurait \u00e9t\u00e9 malvenu de s\u2019en prendre au gouvernement.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, on prend position moins par conviction que pour \u00ab\u00e9viter le pire\u00bb. Il n\u2019y a plus de \u00abma\u00eetres\u00bb \u00e0 la Borduas. De toutes fa\u00e7ons, on ne veut plus reconna\u00eetre aucune chapelle. Mais en m\u00eame temps, le jeu est moins ouvert, plus hypocrite. Il n\u2019y a plus de censure comme telle, mais\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 40, le milieu qu\u00e9b\u00e9cois \u00e9tait plus repli\u00e9 sur lui-m\u00eame, l\u2019information circulait pas mal moins que de nos jours. Aujourd\u2019hui, la perception du monde s\u2019est \u00e9largie, les enjeux sont devenus plus globaux. Mais o\u00f9 diriger son action? Quelle cause choisir?<\/p>\n\n\n\n<p>La multiplication du nombre d\u2019\u00e9v\u00e9nements artistiques t\u00e9moigne peut-\u00eatre du dynamisme du milieu, mais elle r\u00e9duit aussi la port\u00e9e de chacun de ces \u00e9v\u00e9nements. Les artistes, dans les ann\u00e9es 40 et 50, se sont battu-e-s contre la repr\u00e9sentation, ont cherch\u00e9 de nouveaux langages. Aujourd\u2019hui, revenir \u00e0 la repr\u00e9sentation pose tout un probl\u00e8me. Se sont succ\u00e9d\u00e9s tellement de courants artistiques au Xxe si\u00e8cle que les artistes savent ce qu\u2019ils\/elles ne veulent pas r\u00e9p\u00e9ter mais sont pas mal plus emb\u00eat\u00e9-e-s pour savoir ce qu\u2019ils\/elles veulent faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces quelques commentaires n\u2019ont peut-\u00eatre r\u00e9ussi qu\u2019\u00e0 nous donner l\u2019impression que nous n\u2019\u00e9tions pas plus avanc\u00e9-e-s aujourd\u2019hui que dans les ann\u00e9es 40! Mais ils nous aident tout de m\u00eame \u00e0 mieux appr\u00e9cier la situation actuelle. Celle-ci est telle qu\u2019elle est, in\u00e9vitable, m\u00eame si elle se vit difficilement. Une chose est au moins claire : le malaise est bien entour\u00e9 d\u2019un gros trait rouge. Reste \u00e0 voir ce que nous ferons \u00e0 partir de l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>AUTRES CHRONIQUES<\/p>\n\n\n\n<p>Deux articles se talonnent dans la chronique MUS\u00c9OLOGIE. France L\u00e9vesque traite du r\u00f4le tr\u00e8s crucial du conservateur de l\u2019art contemporain. Elle souligne le danger des choix, faits aujourd\u2019hui, de consacrer telle ou telle \u0153uvre selon des crit\u00e8res souvent tr\u00e8s subjectifs et qui d\u00e9terminent ce dont sera compos\u00e9e notre histoire. Nous pouvons citer \u00e0 l\u2019appui, pour donner \u00e0 cet article une r\u00e9sonance actuelle concr\u00e8te, le r\u00f4le de Diana Nemiroff au Mus\u00e9e des beaux-arts du Canada, tel que l\u2019a soulign\u00e9 Suzanne Joubert dans Vie des arts (mars 1990, p. 75). Celle-ci traite de la 1re Biennale d\u2019art canadien \u00abtout enti\u00e8re marqu\u00e9e par la personnalit\u00e9 de la conservatrice Diana Nemiroff\u00bb, non pas tant pour critiquer sa vision que pour d\u00e9plorer le fait qu\u2019elle soit \u00abunique et dominante\u00bb. Marie-Jos\u00e9e Therrien, quant \u00e0 elle, s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e au projet d\u2019agrandissement du Mus\u00e9e McCord qui doit rouvrir ses portes en 1992. Ce projet, soutenu largement par un m\u00e9c\u00e9nat anglophone priv\u00e9, devrait faire de ce mus\u00e9e l\u2019un des principaux mus\u00e9es \u00e0 Montr\u00e9al. Alors que des projets de construction ou d\u2019agrandissement dont l\u2019un, le Mus\u00e9e d\u2019art contemporain pour ne pas le nommer, se fait toujours attendre\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la chronique MONTR\u00c9ALIT\u00c9S, Johanne Chagnon s\u2019est m\u00eal\u00e9e au public qui se d\u00e9place en m\u00e9tro ou remplit les salles de spectacles pour vivre divers \u00e9v\u00e9nements artistiques. Son article traite d\u2019expositions ou de spectacles organis\u00e9s par des groupes de cr\u00e9atrices (M\u00e9tro d\u2019art, Quand je me PER, je me FORM, ANCE moment;Les nouvelles performeuses). Alors qu\u2019on d\u00e9plore l\u2019absence de projet de soci\u00e9t\u00e9, il y a lieu de consid\u00e9rer s\u00e9rieusement ce que souligne la pr\u00e9sence persistante des regroupements de femmes : la force et la pertinence d\u2019un principe de vie qui continue \u00e0 canaliser les \u00e9nergies de beaucoup d\u2019individues. La pens\u00e9e nourrie par le f\u00e9minisme a le m\u00e9rite de proposer des choix \u00e9clair\u00e9s pour l\u2019avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la chronique COMMENTAIRES, C\u00e9line Boucher aborde les rapports entre l\u2019art et le jardin, entre le travail de la terre et la pratique artistique. Contrairement \u00e0 d\u2019autres qui ont d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9 le th\u00e8me du jardin selon une optique \u00abnoble\u00bb, l\u2019auteure le fait \u00ables deux pieds dans la mati\u00e8re\u00bb. \u00c9galement dans la chronique COMMENTAIRES, Elizabeth Wood et Sara Amato analysent la production artistique r\u00e9cente du peintre Carlos Gallardo. Celui-ci y traite justement de cette situation dont nous parlons depuis le d\u00e9but : le dilemme actuel, m\u00e9lange de d\u00e9sespoir mais aussi d\u2019espoir, cette petite note fragile qui maintient en action malgr\u00e9 tout et que l\u2019on retrouve dans l\u2019\u0153uvre de Gallardo.<\/p>\n\n\n\n<p>Luis Neves nous propose la quatri\u00e8me partie de la BD&nbsp;<em>Cit\u00e9 Solitaire<\/em>&nbsp;o\u00f9 il retrace \u00e0 sa mani\u00e8re ces \u00abbelles ann\u00e9es 60\u00bb, qui ne sont plus maintenant que des images sur papier.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a de la morosit\u00e9 dans les tranch\u00e9es!<\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[886],"numeros":[5428],"disciplines":[],"statuts":[],"checklist":[],"auteurs":[4826],"artistes":[],"thematiques":[],"type_editoriaux":[],"class_list":["post-181025","editoriaux","type-editoriaux","status-publish","hentry","category-editorial","numeros-15-points-de-vue-dune-generation-en","auteurs-johanne-chagnon-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux\/181025","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/editoriaux"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=181025"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=181025"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=181025"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=181025"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=181025"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=181025"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=181025"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=181025"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=181025"},{"taxonomy":"type_editoriaux","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_editoriaux?post=181025"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}