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{"id":181032,"date":"1991-09-01T20:00:00","date_gmt":"1991-09-02T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/editoriaux\/editorial-no-13\/"},"modified":"2024-10-10T11:14:56","modified_gmt":"2024-10-10T16:14:56","slug":"consultants-en-art-et-galeries-dart-contemporain","status":"publish","type":"editoriaux","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/editorial\/consultants-en-art-et-galeries-dart-contemporain\/","title":{"rendered":"Consultants en art et galeries d\u2019art contemporain"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-verse\">[In French]<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">UNE IMAGE BIEN CURIEUSE : celle de cette nouvelle galerie d\u2019art contemporain qui annonce son ouverture \u00e0 Montr\u00e9al. Une diapositive couleurs re\u00e7ue par le courrier montre, \u00e0 l\u2019avant-plan, un bouquet de fleurs d\u00e9pos\u00e9 sur une table de verre et de m\u00e9tal, deux chaises noires d\u2019un style d\u00e9pouill\u00e9 (dit-on moderne\u2026 postmoderne\u2026?), un plancher de bois bien verni et, comme accessoires du d\u00e9cor, quatre \u0153uvres d\u2019art accroch\u00e9s au mur du fond. On a du go\u00fbt dans cette galerie!<\/pre>\n\n\n\n<p>QUESTION : Vaut-il mieux avoir cr\u00e9\u00e9 la chaise, le bouquet ou l\u2019\u0153uvre d\u2019art?<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00c9PONSE (cochez une seule case) : la chaise; le bouquet; une des \u0153uvres.<\/p>\n\n\n\n<p>(Apr\u00e8s lecture de ce no 13 de&nbsp;<em>ESSE<\/em>, v\u00e9rifiez votre r\u00e9ponse et r\u00e9visez, s\u2019il y a lieu\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>NOUS POURSUIVONS\u2026 Ainsi l\u2019art contemporain et actuel est-il souvent pr\u00e9sent\u00e9 par ceux-l\u00e0 m\u00eames qui le diffusent. Cette \u00abth\u00e9\u00e2tralit\u00e9\u00bb fait aujourd\u2019hui partie des strat\u00e9gies employ\u00e9es pour atteindre une mise en march\u00e9 efficace. Mais, par la m\u00eame occasion, elle confronte les artistes \u00e0 la conciliation souvent difficile de diff\u00e9rents aspects : produire, vivre de son art, rejoindre le public, etc. Nous ne pouvions manquer d\u2019aborder cette facette du syst\u00e8me de l\u2019art montr\u00e9alais : les fameuses lois du march\u00e9 qui orientent ou font \u00abd\u00e9vier\u00bb si souvent les discours actuels. Ne sommes-nous pas \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 pr\u00e9cis\u00e9ment on voit l\u2019art comme un objet de commercialisation, \u00e9poque o\u00f9 on vise \u00abla rationalisation industrielle de la culture\u00bb pour reprendre une expression de Marcel St-Pierre?<\/p>\n\n\n\n<p>Le dossier de ce num\u00e9ro traite d\u2019un aspect du march\u00e9 de l\u2019art : le monde des consultant-e-s en art. Il nous est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 dans le compte-rendu d\u2019une enqu\u00eate men\u00e9e par Dominique Sarrazin. Cette derni\u00e8re est artiste et fait elle-m\u00eame affaire avec une consultante en art. Elle parle donc en connaissance de cause!<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce qu\u2019un-e consultant-e en art? Bri\u00e8vement, et \u00e0 la lueur de l\u2019enqu\u00eate de Sarrazin, nous pouvons dire qu\u2019ils et elles agissent comme interm\u00e9diaires entre artistes et client-e-s (compagnies, architectes, d\u00e9corateur-e-s, individu-e-s\u2026); que leurs activit\u00e9s sont plus importantes qu\u2019on le pense puisque environ 50 % des artistes montr\u00e9alais-e-s sont impliqu\u00e9-e-s dans une relation avec un-e consultant-e en art; et, enfin, qu\u2019ils et elles transigent avec une client\u00e8le majoritairement francophone et int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la production artistique contemporaine. Dans notre no 12, nous abordions partiellement cette micror\u00e9alit\u00e9 dans une entrevue r\u00e9alis\u00e9e avec Marie France Thibault qui a mis sur pied un service d\u2019<em>art coaching<\/em>&nbsp;dont le mandat est d\u2019aider les artistes \u00e0 n\u00e9gocier avec les diff\u00e9rentes instances du syst\u00e8me de l\u2019art. \u00c0&nbsp;<em>ESSE<\/em>, vous le savez, nous aimons retourner les questions dans tous les sens et susciter d\u2019autres r\u00e9flexions; nous nous sommes pench\u00e9-e-s sur les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate de D. Sarrazin et vous en proposons une interpr\u00e9tation.<\/p>\n\n\n\n<p>CLANDESTINIT\u00c9\/AVEU. Nous pouvons constater, compte tenu de l\u2019importance des transactions entre consultant-e-s en art et artistes, qu\u2019une part consid\u00e9rable de la diffusion de l\u2019art est effectu\u00e9e par cette entremise. Il en r\u00e9sulte qu\u2019un nombre appr\u00e9ciable d\u2019\u0153uvres \u00e9chappe au r\u00e9seau public de visibilit\u00e9. Et, dans ce sens, \u00abfaire le tour\u00bb des galeries, \u00abvoir\u00bb toutes les expositions n\u2019assurent en rien une connaissance approfondie de la production artistique actuelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces activit\u00e9s rev\u00eatent cependant un caract\u00e8re clandestin. L\u2019article r\u00e9sultant de l\u2019enqu\u00eate de Sarrazin en est un certain reflet : le d\u00e9sir d\u2019anonymat des r\u00e9pondant-e-s est respect\u00e9. Ce monde semble tellement difficile \u00e0 d\u00e9couvrir qu\u2019on pourrait le qualifier \u00abd\u2019interlope\u00bb. Nous avons, de notre c\u00f4t\u00e9, cherch\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir une liste de ces consultant-e-s, mais il nous a \u00e9t\u00e9 difficile de r\u00e9unir les quelques noms qui suivent et, encore, nous ne pouvons garantir que les personnes nomm\u00e9es ici poursuivent toujours leurs activit\u00e9s : Shayna Laing, Angela Liper, Lillian Mauer, Diane Pellerin, Jacques Rivest, Sheila Segal, Ga\u00ebtane Marsot, Ninon Gauthier, Th\u00e9r\u00e8se Dion, Lo\u00efs Shane (pr\u00e9sente irr\u00e9guli\u00e8rement des expositions dans sa galerie), Elaine Steinberg (ne serait plus en affaires), Evelyn Aimis (elle a commenc\u00e9 comme consultante \u00e0 Montr\u00e9al et op\u00e8re maintenant une galerie \u00e0 Toronto). Dans un certain sens, nous pourrions supposer que des motifs \u00e9conomiques (revenus non d\u00e9clar\u00e9s) expliquent une telle clandestinit\u00e9. Mais en est-ce bien la raison principale?<\/p>\n\n\n\n<p>Les artistes m\u00eames participeraient \u00e0 cette clandestinit\u00e9, car ils et elles semblent mal \u00e0 l\u2019aise de mentionner leur relation avec un-e consultant-e en art. Dans cette \u00e8re de gestion que nous vivons, plusieurs ont des scrupules \u00e0 \u00abavouer\u00bb faire de l\u2019argent. Pourtant\u2026 Il y a trop d\u2019artistes au Qu\u00e9bec pour que tous et toutes puissent tirer un revenu suffisant des subventions d\u2019\u00c9tat. Mais on n\u2019aime sans doute pas \u2014 et c\u2019est ce qui se produirait dans ce type de transaction via une-e consultant-e \u2014 que l\u2019art soit per\u00e7u comme un objet de consommation. Cependant, apr\u00e8s avoir bien gratt\u00e9 les alentours, il faut se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence que toute activit\u00e9 artistique ne d\u00e9pend en fin de compte que d\u2019un seul facteur : l\u2019argent. Qui d\u00e9termine si, oui ou non, on peut mener \u00e0 bien un projet? La bonne volont\u00e9, l\u2019imagination, l\u2019effort, la patience peuvent venir \u00e0 bout de situations financi\u00e8res difficiles, mais le facteur \u00e9conomique reste toujours pr\u00e9sent, d\u00e9cisif, in\u00e9vitable.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son dernier film,&nbsp;<em>J\u00e9sus de Montr\u00e9al<\/em>, Denys Arcand d\u00e9crit cette situation tr\u00e8s actuelle o\u00f9 des com\u00e9dien-ne-s arrivent \u00e0 vivre en tournant des commerciaux, en doublant des films pornos, en faisant la narration de documentaires de vulgarisation scientifique. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux, il y a cet \u00abartiste-J\u00e9sus\u00bb, pur, qui ne mange pas de ce pain-l\u00e0. Mais on ne sait pas non plus ce qu\u2019il mange\u2026 Car, pour \u00eatre ind\u00e9pendant et agir selon ses principes sans \u00eatre confront\u00e9 \u00e0 quoi que ce soit, il ne faut pas tant un noble id\u00e9al que des conditions \u00e9conomiques qui permettent de le soutenir. L\u2019\u00e9quation est simple, et la m\u00eame pour tous et toutes : survivance + art = comment gagner sa vie avec son travail?<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe tr\u00e8s certainement des contraintes (de format, de couleur, de sujet, etc.) auxquelles l\u2019artiste est soumis dans une telle relation d\u2019affaires avec un-e consultant-e en art. Les go\u00fbts de la client\u00e8le conditionnent les choix du, de la consultant-e. Bien que cet aspect du \u00abm\u00e9tier\u00bb soient de l\u2019ordre du non-dit, bien que les artistes se flattent de ne pas se laisser prendre au jeu de la commande \u2014 quant aux prescriptions formelles \u2014 tous et toutes, artistes ou non, savons tr\u00e8s bien, \u00abmarketing\u00bb oblige, qu\u2019une \u0153uvre qui ne rencontre pas les \u00abgo\u00fbts du jour\u00bb restera dans l\u2019atelier. Alors pourquoi la produire? Les artistes ayant des productions parall\u00e8les \u2014 l\u2019une publique (souvent la plus personnelle, celle qu\u2019on n\u2019est pas g\u00ean\u00e9 de montrer), l\u2019autre cach\u00e9e, \u00abmarketable\u00bb \u2014 ne sont pas rares. Nul autre que l\u2019artiste sait ce qu\u2019il ou elle est pr\u00eat-e \u00e0 faire pour gagner sa vie. Et si on pouvait se d\u00e9barrasser d\u2019un ou deux mythes du genre \u00abpour \u00eatre int\u00e8gre, il faut \u00eatre pauvre\u00bb, tant mieux!<\/p>\n\n\n\n<p>RENTABILIT\u00c9\/L\u00c9GITIMIT\u00c9. Un autre \u00e9l\u00e9ment ressort de cette enqu\u00eate : une certaine forme de m\u00e9fiance de la part des directeurs et directrices de galeries vis-\u00e0-vis des consultant-e-s en art. Ce sont \u00e9videmment deux milieux qui doivent se tol\u00e9rer : ils tirent leurs profits du m\u00eame bassin. Les directeurs et directrices consid\u00e8rent le travail des consultant-e-s comme une entreprise strictement commerciale alors qu\u2019eux et elles s\u2019impliqueraient positivement dans le milieu artistique. Ils et elles ont pignon sur rue, organisent des expositions, publient des catalogues, participent aux foires internationales, etc.. Leur action contribuerait de fa\u00e7on plus \u00e9vidente et l\u00e9gitime \u00e0 l\u2019avancement de la carri\u00e8re de l\u2019artiste autant qu\u2019\u00e0 l\u2019affirmation, au rayonnement et au dynamisme du milieu. Mais tout en se donnant ce r\u00f4le, ils et elles visent aussi la rentabilit\u00e9. Leurs int\u00e9r\u00eats ultimes rejoignent ceux des consultant-e-s : ils et elles n\u2019accepteront pas de promouvoir un-e artiste sans entrevoir une possibilit\u00e9 de rentabilit\u00e9. Que l\u2019\u0153uvre soit ou non accompagn\u00e9e d\u2019un discours qui l\u2019inscrit dans le \u00abchamp de production savante\u00bb, l\u2019objectif est de d\u00e9montrer en quoi tel achat peut devenir un placement valable.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence effective et relativement nouvelle des consultant-e-s en art dans le milieu artistique montr\u00e9alais pourrait expliquer leur non-l\u00e9gitimit\u00e9, mais ne peut \u00e0 elle seule justifier le caract\u00e8re illicite de leur activit\u00e9. C\u2019est en illustrant tr\u00e8s humoristiquement le dossier de Sarrazin que Paul Gr\u00e9goire apporte un \u00e9l\u00e9ment de r\u00e9ponse.&nbsp;<em>Un pacte avec le diable?<\/em>, tel est le titre de son intervention visuelle. Y aurait-il danger de vendre son \u00e2me? Sujet tabou\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>OPINION. Alors que Dominique Sarrazin rend compte objectivement de son enqu\u00eate, l\u2019artiste Anne Thibeault y va de son exp\u00e9rience personnelle. Co\u00efncidence heureuse, le survol critique qu\u2019elle effectue du milieu artistique montr\u00e9alais et de sa propre condition d\u2019artiste fait en partie \u00e9cho \u00e0 l\u2019enqu\u00eate de Sarrazin : elle nous livre un point de vue de \u00abl\u2019int\u00e9rieur de la pratique\u00bb. Il y est aussi question d\u2019argent et de ce qu\u2019on accepte de faire pour vivre. Sa r\u00e9flexion explicite pourquoi certaine-s artistes diversifient leur production. Car Anne Thibeault ne se fait plus d\u2019illusions sur ce qui fait qu\u2019un-e artiste est reconnu-e ou pas\u2026 Et \u00e0 ceux qui se demanderaient si Anne peint encore, nous pouvons leur r\u00e9pondre tout de suite : \u00abeh! bien, oui\u00bb!<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans la chronique MONTR\u00c9ALIT\u00c9S que se retrouvent les articles d\u2019un collaborateur et d\u2019une collaboratrice \u00abf\u00e2ch\u00e9-e noir\u00bb. Marie-H\u00e9l\u00e8ne Cousineau, une des pionni\u00e8res de la revue, s\u2019\u00e9l\u00e8ve contre cette fa\u00e7on trop fr\u00e9quente d\u2019importer un \u00e9v\u00e9nement comme&nbsp;<em>The Arts for television<\/em>&nbsp;sans tenir compte du contexte qu\u00e9b\u00e9cois et met en doute les possibilit\u00e9s artistiques du m\u00e9dium t\u00e9l\u00e9visuel tel qu\u2019il est exploit\u00e9 actuellement. Louis Couturier (une recrue!) prend pr\u00e9texte d\u2019une exposition r\u00e9cente pour y aller de d\u00e9clarations sur l\u2019art et sur sa signification sociale. Ces deux articles soul\u00e8vent chacun \u00e0 leur fa\u00e7on la question du contr\u00f4le en art. \u00c0 quelles fins utilise-t-on l\u2019art? Au service de qui? Questions rarement abord\u00e9es, mais tellement pr\u00e9sentes\u2026!<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a d\u2019autres nouveaux noms au g\u00e9n\u00e9rique des MONTR\u00c9ALIT\u00c9S. Deux auteures nous proposent des concepts th\u00e9oriques originaux. C\u2019est en visitant l\u2019exposition de C\u00e9line Surprenant que C\u00e9line Boucher d\u00e9cide de revisiter le discours sur le f\u00e9minin en art. Elle l\u2019aborde par le biais d\u2019un concept d\u2019\u00abeffet de matrice\u00bb qu\u2019elle \u00e9labore \u00e0 partir des \u0153uvres de Surprenant et aussi \u00e0 travers celles d\u2019autres artistes (dont un homme!). Jennifer Couelle analyse l\u2019exposition r\u00e9cente de Denis <span style=\"white-space: nowrap;\">Rousseau<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - \u00c0 propos de cette exposition de D. Rousseau, il est int\u00e9ressant de rapporter ici un extrait de l\u2019entrevue qu\u2019il accordait \u00e0 Jocelyne Lepage et qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans&nbsp;<em>La Presse<\/em>&nbsp;du 11 f\u00e9vrier 1989 : \u00abOn censure beaucoup l\u2019art au Canada. Le syst\u00e8me est tr\u00e8s hi\u00e9rarchis\u00e9 et institutionnalis\u00e9. Et on ne croit pas beaucoup en nos artistes. On pr\u00f4ne l\u2019art international tout en parlant de sculpture britannique, d\u2019art allemand, de peinture italienne et des Am\u00e9ricains. Il me semble que c\u2019est contradictoire. Cet art-l\u00e0, en r\u00e9alit\u00e9, est tr\u00e8s national, tr\u00e8s r\u00e9gional. C\u2019est important, pour nous, d\u2019\u00eatre \u00e0 la recherche de la culture d\u2019ici comme le font chez eux les Allemands qui n\u2019ont pas peur de se regarder le nombril.\u00bb<\/span> \u00e0 la loupe de cat\u00e9gories personnelles. Nous lui avons cependant demand\u00e9 d\u2019expliquer l\u2019emploi d\u2019une terminologie anglaise. Ren\u00e9e Brunet, pour sa part, nous propose un bref compte-rendu des quelques films qu\u2019elle a vus au dernier Festival international du film sur l\u2019art et d\u00e9plore le manque de diffusion de ce type de production en dehors d\u2019un cercle d\u2019initi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Insatisfait de la tournure habituelle des critiques d\u2019expositions, Donald Goodes tente de trouver une fa\u00e7on qui lui convient davantage et l\u2019applique \u00e0 l\u2019analyse de l\u2019exposition r\u00e9cente de Jocelyne Prince. Son commentaire inclut les propos d\u2019autres visiteur-e-s et tient compte des discussions et r\u00e9flexions qu\u2019il a \u00e9chang\u00e9es avec ces personnes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la chronique MUS\u00c9OLOGIE, deux textes confrontent deux r\u00e9alit\u00e9s. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, l\u2019\u00e9touffement des mus\u00e9es r\u00e9gionaux faute de ressources financi\u00e8res suffisantes (ah! l\u2019argent, toujours l\u2019argent!) tel que soulev\u00e9 par Marc Brisson \u00e0 propos du Mus\u00e9e r\u00e9gional de la C\u00f4te-Nord; de l\u2019Autre, l\u2019ach\u00e8vement du Mus\u00e9e des beaux-arts du Canada, dans la deuxi\u00e8me partie de l\u2019article de Marie-Jos\u00e9e Therrien : un m\u00e9ga-projet au co\u00fbt exorbitant, tr\u00e8s attendu, r\u00e9alis\u00e9 pour des fins politiques, c\u2019est-\u00e0-dire faire valoir le nationalisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Au mus\u00e9e de Joliette, on a men\u00e9 une exp\u00e9rience singuli\u00e8re juxtaposant art ancien et art contemporain. Voir l\u2019article de M.-J. Therrien dans la chronique COMMENTAIRES.<\/p>\n\n\n\n<p>De passage \u00e0 Montr\u00e9al, Luis Neves nous livre la deuxi\u00e8me partie de&nbsp;<em>Cit\u00e9 Solitaire<\/em>. Les premi\u00e8res planches, parues dans&nbsp;<em>ESSE<\/em>&nbsp;no 11, recr\u00e9aient l\u2019\u00e9poque contestataire du mai 68 artistique \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi le r\u00e9el se pr\u00e9sente-t-il, multiple et complexe.<\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div><div style='display: none;'>Johanne Chagnon<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[886],"numeros":[5432],"disciplines":[],"statuts":[],"checklist":[],"auteurs":[4826],"artistes":[],"thematiques":[],"type_editoriaux":[],"class_list":["post-181032","editoriaux","type-editoriaux","status-publish","hentry","category-editorial","numeros-13-consultants-et-galeries-dart-contemporain-en","auteurs-johanne-chagnon-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux\/181032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/editoriaux"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=181032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=181032"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=181032"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=181032"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=181032"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=181032"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=181032"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=181032"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=181032"},{"taxonomy":"type_editoriaux","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_editoriaux?post=181032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}