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{"id":181207,"date":"1997-09-01T20:00:00","date_gmt":"1997-09-02T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/editoriaux\/bas-saint-laurent\/"},"modified":"2024-02-07T09:26:28","modified_gmt":"2024-02-07T14:26:28","slug":"bas-saint-laurent","status":"publish","type":"editoriaux","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/editorial\/bas-saint-laurent\/","title":{"rendered":"Bas\u2013Saint\u2013Laurent"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-verse\">[In French]<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">Face au marasme actuel dans lequel nous nous embourbons sans fin, la seule solution ne serait-elle pas de tout raser et de repartir \u00e0 z\u00e9ro ? Si des instincts aussi destructeurs ne nous plaisent pas, comment s'y prendre pour faire changer cet \u00e9tat de fait ? <\/pre>\n\n\n\n<p>Il existe quantit\u00e9 de livres d&#8217;\u00e9nonc\u00e9s d&#8217;intention, remplis de r\u00e9flexions pertinentes qu&#8217;on lit en hochant la t\u00eate avec approbation \u2013 le Qu\u00e9bec regorge de penseurs comp\u00e9tents qui poussent la r\u00e9flexion assez loin et n&#8217;h\u00e9sitent pas \u00e0 remettre en question le n\u00e9olib\u00e9ralisme ravageur \u2013, si bien qu&#8217;il est possible de tracer les grandes lignes d&#8217;un monde &#8220;id\u00e9al&#8221; : une \u00e9conomie au service des valeurs essentiellement humaines et non de la propri\u00e9t\u00e9 individuelle ; un partage \u00e9quitable des ressources naturelles, non bas\u00e9 sur la recherche du profit sans limite, sans \u00e9gard aux mises \u00e0 pied massives; la fin de cette dictature \u00e9conomique transnationale exerc\u00e9e par des repr\u00e9sentants d&#8217;une minorit\u00e9 poss\u00e9dante qui fait en sorte qu&#8217;il n&#8217;est plus besoin d&#8217;armements pour prot\u00e9ger les capitaux de certains particuliers ; une red\u00e9finition ou une r\u00e9habilitation du travail ; des structures qui redonnent un pouvoir \u00e0 tous ; etc. On pourrait continuer longtemps sur cette lanc\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 titre d&#8217;exemple, le mensuel L&#8217;aut&#8217;journal diffuse un discours franchement diff\u00e9rent, de gauche, donc \u00e0 contre-courant du discours \u00e9conomique dominant. On y retrouve des gens tel que le syndicaliste Michel Chartrand ou l&#8217;\u00e9conomiste L\u00e9o-Paul Lauzon. C&#8217;est une voix diff\u00e9rente et combien n\u00e9cessaire. Elle n&#8217;est pas la seule mais h\u00e9las, ces publications sont peu diffus\u00e9es en comparaison des g\u00e9ants nationaux de l&#8217;information (<em>La Presse<\/em>,<em> The Gazette<\/em>, <em>The Globe and Mail<\/em>, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais pendant ce temps, que faire ici et maintenant pour r\u00e9gler ou soulager les besoins les plus criants ? Bien s\u00fbr, un tel programme de r\u00e9formes n\u00e9cessite un travail \u00e0 long terme, par \u00e9tapes. Mais il faut bien commencer quelque part, sinon rien ne se fait. Il importe maintenant d&#8217;avancer des propositions concr\u00e8tes, et celles-ci ne sont pas faciles \u00e0 d\u00e9nicher. <\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 leur complexit\u00e9, en voici tout de m\u00eame quelques-unes glan\u00e9es ici et l\u00e0, un peu dans le d\u00e9sordre, et dont l&#8217;efficacit\u00e9 reste \u00e0 v\u00e9rifier \u2013 une discussion s&#8217;amorce sur ces sujets dans certains cercles, mais en d\u00e9battent-ils avec sinc\u00e9rit\u00e9 ? \u2013 : <\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; imposer un salaire maximum aux chefs de tr\u00e8s grandes entreprises \u2013 par exemple, un certain nombre de fois ce que touchent leurs employ\u00e9s les moins bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s, ce qui permettrait peut-\u00eatre de maintenir les emplois existants ou d&#8217;en cr\u00e9er de nouveaux ;<br>&#8211; partager le travail salari\u00e9, d&#8217;une fa\u00e7on qui permette d&#8217;augmenter le temps libre, avec cependant des revenus n\u00e9cessaires pour en profiter ;<br>&#8211; nationaliser la dette, cr\u00e9er le Fonds qu\u00e9b\u00e9cois de la dette ;<br>&#8211; obliger les entreprises \u00e9trang\u00e8res \u00e0 r\u00e9investir 50% de leurs profits au Qu\u00e9bec ;<br>&#8211; abolir la possibilit\u00e9 de se faire r\u00e9\u00e9lire; un seul mandat, et hop, on c\u00e8de sa place, sans pension ; <br>&#8211; cr\u00e9er un programme de revenus minimums garantis, pour remplacer les prestations de l&#8217;aide sociale ou du ch\u00f4mage. <\/p>\n\n\n\n<p>Tellement de contre-arguments s&#8217;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 la lecture de ces propositions. La t\u00e2che n&#8217;est certes pas facile. Que reste-t-il d&#8217;autre \u00e0 faire ? Abandonner ? Continuer \u00e0 produire une revue ? Nous gardons le dossier ouvert, toujours aux aguets de position int\u00e9ressantes. Si vous en avez de votre cru, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 nous les communiquer. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte de marasme, nous ne pouvons surtout pas passer sous silence les d\u00e9rapages &#8220;culturels&#8221; du pr\u00e9sent gouvernement canadien. Sheila Copps, ministre du Patrimoine canadien, avait ouvert le bal avec le gaspillage de fonds publics \u2013 en p\u00e9riode de compressions dans tous les secteurs et notamment dans celui de la culture \u2013 en fournissant des drapeaux canadiens. Tout un programme ! Et maintenant, le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res (MAE), Lloyd Axworthy, annonce qu&#8217;il ne subventionnera \u00e0 l&#8217;avenir que les artistes et organismes oeuvrant pour le rayonnement et l&#8217;unit\u00e9 du pays \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. <\/p>\n\n\n\n<p>Une telle ing\u00e9rence dans la cr\u00e9ation artistique est inadmissible et indigne. Le gouvernement (le Parti lib\u00e9ral du Canada \u2013 PLC) est \u00e9lu pour g\u00e9rer le pays, pour le bien-\u00eatre de tous les citoyens, opposition comprise. Avec un tel raisonnement, le gouvernement du Qu\u00e9bec ne subventionnerait que les souverainistes et personne d&#8217;autre. Voyons, soyons s\u00e9rieux, de deux choses l&#8217;une : ou le parti minist\u00e9riel f\u00e9d\u00e9ral agit dans les r\u00e8gles \u00e9l\u00e9mentaires de d\u00e9mocratie et d&#8217;\u00e9quit\u00e9, dans basse partisanerie, ou il tire sa r\u00e9v\u00e9rence ! <\/p>\n\n\n\n<p>Le plus insidieux dans cette affaire, c&#8217;est que cette ing\u00e9rence vise ni plus ni moins l&#8217;instauration et la promotion d&#8217;une culture \u00e9tatique, c&#8217;est-\u00e0-dire une culture qui se met au service du discours officiel de l&#8217;\u00c9tat. <\/p>\n\n\n\n<p>La mission ainsi donn\u00e9e aux artistes de &#8220;pr\u00e9senter le Canada comme un pays bilingue compos\u00e9 de cultures diverses&#8221;, selon l&#8217;\u00e9nonc\u00e9 du nouveau programme du MAE, cherche, cela cr\u00e8ve les yeux, \u00e0 escamoter toute pr\u00e9sence distincte de la culture qu\u00e9b\u00e9coise, si ce n&#8217;est noy\u00e9e dans une diversit\u00e9 qui englobe l&#8217;h\u00e9ritage culturel non seulement des peuples fondateurs du Canada, mais de tous les groupes culturels pris individuellement. <\/p>\n\n\n\n<p>Folkloris\u00e9 dans ce contexte, le Qu\u00e9bec prendra enfin la place que nos dirigeants f\u00e9d\u00e9raux voudraient bien qu&#8217;il prenne dans le &#8220;plus beau pays au monde&#8221;. On en rirait s&#8217;il ne s&#8217;agissait pas d&#8217;une autre \u00e9tape dans l&#8217;ex\u00e9cution du plan B post-r\u00e9f\u00e9rendaire. <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 ce n\u00e9gativisme, <em>ESSE<\/em> reste fid\u00e8le \u00e0 un des mandats qu&#8217;elle s&#8217;est donn\u00e9s, c&#8217;est-\u00e0-dire celui de se pencher sur les enjeux relatifs au d\u00e9veloppement culturel des divers territoires du Qu\u00e9bec. Quatri\u00e8me de la s\u00e9rie, le DOSSIER du pr\u00e9sent num\u00e9ro porte sur le Bas-Saint-Laurent. C&#8217;est l\u00e0 le type d&#8217;action que nous pouvons poser dans l&#8217;imm\u00e9diat, une action accessible : faire conna\u00eetre des gens qui agissent, leur donner la parole \u2013 \u00e0 eux et non aux politiciens dont on voit toujours les m\u00eames faces aux bulletins de nouvelles \u2013, mettre en valeur un secteur d&#8217;activit\u00e9 non favoris\u00e9 par l&#8217;\u00e9conomisme, dont sont entach\u00e9s m\u00eame les d\u00e9cideurs culturels; faire voir que, alors que l&#8217;\u00c9tat s&#8217;obstine \u00e0 ne pas conc\u00e9der de responsabilit\u00e9s, il existe une volont\u00e9 et une capacit\u00e9 certaine de se prendre en main et d&#8217;exercer un pouvoir dans son propre milieu de vie \u2013 c&#8217;est sur le territoire m\u00eame que naissent les initiatives cr\u00e9atrices, et non dans les bureaux des fonctionnaires. Et ce dans l&#8217;optique d&#8217;une souverainet\u00e9 &#8220;populaire&#8221; et non d&#8217;une souverainet\u00e9 \u00e9tatique, qui ne propose aucunement une modification de l&#8217;ordre \u00e9conomique et social \u00e9tabli. <\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;approche de <em>ESSE<\/em> demeure toujours de situer l&#8217;art dans son contexte social, en n&#8217;oubliant pas toutefois que les artistes et intervenants culturels ne sont pas toujours les plus d\u00e9munis de la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce dossier sur le Bas-Saint-Laurent (dont la page couverture a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 Mona Mass\u00e9, de Kamouraska), dense pour une r\u00e9gion dense, trace un portrait issu d&#8217;un regard ext\u00e9rieur, qui, nous le souhaitons, correspond tout de m\u00eame aux diverses dynamiques en pr\u00e9sence dans cette r\u00e9gion, car c&#8217;est dans le Bas-Saint-Laurent que nous avons entendu le plus de commentaires plus ou moins positifs face \u00e0 notre entreprise et \u00e0 son approche, \u00e0 tout le moins face au dossier sur la Gasp\u00e9sie. Il est \u00e9vident aussi que, ne vivant pas dans ce milieu, nous ne pouvons pas toujours conna\u00eetre la nature parfois d\u00e9licate des rapports entre individus. Nous esp\u00e9rons cependant avoir bien fait sentir que les gens sur place font un travail louable, et que leurs probl\u00e8mes viennent plut\u00f4t de d\u00e9cisions gouvernementales, prises de l&#8217;ext\u00e9rieur. <\/p>\n\n\n\n<p>Il faut toujours faire attention, car m\u00eame les meilleures intentions ne sont pas exemptes de pr\u00e9jug\u00e9s ou peuvent \u00eatre mal per\u00e7ues. Une personne du Bas-Saint-Laurent nous a fait la remarque que le titre de notre s\u00e9rie, &#8220;La visite s&#8217;en vient&#8221;, sonnait \u00e0 ses oreilles plut\u00f4t comme &#8220;La visite arrive en campagne&#8221;, \u00e0 la mani\u00e8re du mononcle des \u00c9tats-Unis qui a tout vu et qui vient faire son tour. Ce titre aurait en plus la connotation: &#8220;Pauvres r\u00e9gions, on va essayer de les relever&#8221;. Au fur et \u00e0 mesure de nos rendez-vous avec les milieux culturels hors Montr\u00e9al \u2013 et plus fortement avec celui du Bas-Saint-Laurent \u2013, notre vision se modifie, au point que nous en arrivons \u00e0 consid\u00e9rer inappropri\u00e9 le terme de &#8220;r\u00e9gion&#8221; que nous jugeons trop r\u00e9ducteur et inad\u00e9quat \u00e0 d\u00e9finir une r\u00e9alit\u00e9 qui a chang\u00e9. D&#8217;autres parties de notre vocabulaire seraient-elles appel\u00e9es \u00e0 changer ? Le terme &#8220;culture&#8221; a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 tout aussi inad\u00e9quat, notamment par Gabriel Arcand [<em>ESSE<\/em> n\u00b0 20], qui y voit un concept fourre-tout risquant d&#8217;\u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par les politiciens pour noyer les arts dans l&#8217;ensemble des manifestations &#8220;culturelles&#8221; et ainsi justifier de diminuer leur soutien financier. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans les &#8220;r\u00e9gions&#8221; ou &#8220;entit\u00e9s g\u00e9ographiques&#8221; dont nous avons trait\u00e9, on a tenu \u00e0 nous dire, et nous le r\u00e9p\u00e9tons: on a le potentiel, il nous manque seulement des moyens financiers. \u00c0 cet effet, la &#8220;r\u00e9gion&#8221; de la Mauricie-Bois-Francs, elle aussi, sonnait l&#8217;alarme r\u00e9cemment face aux cons\u00e9quences n\u00e9fastes de la politique du Conseil des arts et lettres du Qu\u00e9bec (CALQ). Celui-ci est vraiment une engeance qui travaille actuellement contre les intervenants du milieu d l&#8217;art hors les centres urbains. Notre ACTION POLITIQUE du pr\u00e9sent num\u00e9ro s&#8217;adresse donc \u00e0 Marie Lavigne, pr\u00e9sidente du CALQ, de fa\u00e7on a porter le d\u00e9bat l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a compte et \u00e0 ajouter notre poids aux revendications entendues. Nous travaillons \u00e9galement, pour les parutions \u00e0 venir, \u00e0 recevoir des \u00e9chos des &#8220;r\u00e9gions&#8221; sur une base continue, pas seulement au tour de visite, et pas seulement lorsque \u00e7a va mal. <\/p>\n\n\n\n<p>Encore un texte qui a des r\u00e9percussions ! \u00c0 la suite de la parution du dossier sur Cuba, dans le num\u00e9ro pr\u00e9c\u00e9dent, les r\u00e9pliques fusent; tant mieux ! Celles-ci sont sans doute in\u00e9vitables quand on essaye de faire le tour d&#8217;une situation politique complexe, et qu&#8217;il est d&#8217;Autant plus d\u00e9licat d&#8217;en traiter quand on n&#8217;a pas v\u00e9cu dans le pays en question, et que le regard port\u00e9 est teint\u00e9, m\u00eame involontairement, d&#8217;influences nord-am\u00e9ricaines. La r\u00e9plique de Victor Mozo, Cubain d&#8217;origine \u00e9tabli au Qu\u00e9bec, apporte ainsi des pr\u00e9cisions et des nuances fort int\u00e9ressantes. L&#8217;autre r\u00e9plique, d&#8217;un collaborateur de longue date \u00e0 la revue, Luis Neves, emprunte un ton plut\u00f4t provocateur. Ces \u00e9chos ont inspir\u00e9 \u00e0 l&#8217;auteur du dossier, Bernard Mulaire, un commentaire qui leur fait suite. Parlant de Luis Neves, celui-ci nous revient avec une autre tranche de sa bd Chien de Sagres, r\u00e9alis\u00e9e en collaboration avec Denis Lord qui, de plus en plus, s&#8217;affiche sur le plan visuel. <\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9sent num\u00e9ro fait \u00e9galement \u00e9cho, et encore une fois, au Regroupement des artistes en arts visuels (RAAV). Avant de vous dire ; &#8220;Ah non pas encore !&#8221;, sachez que cette fois, contrairement aux autres &#8211; la saga entourant cette association d&#8217;artistes a d\u00e9but\u00e9 dans notre n\u00b0 16 \u2013, les querelles sont mises de c\u00f4t\u00e9 afin de mettre l&#8217;accent sur les r\u00e9alisations et les revendications du RAAV, car il y en a. Dans le but de continuer \u00e0 informer les artistes en arts visuels, qui ont souvent de la difficult\u00e9 \u00e0 mettre la main sur les informations qui les concernent, Jocelyn a r\u00e9alis\u00e9 une ENTREVUE avec Jean-Michel Sivry, directeur du RAAV. Dans ce texte, un des aspects soulev\u00e9s est la discrimination caus\u00e9e par l&#8217;adoption d&#8217;un crit\u00e8re d&#8217;\u00e2ge relativement \u00e0 la Collection du pr\u00eat d&#8217;oeuvres d&#8217;art du Mus\u00e9e du Qu\u00e9bec. Ce point est d\u00e9cri\u00e9 plus longuement par Ga\u00e9tan Gosselin, pr\u00e9sident du RAAV, dans une lettre d&#8217;OPINION (ce texte est d\u00e9j\u00e0 paru dans le <em>Bloc-notes<\/em> du RAAV de novembre 1996).<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ronique Bellemare Bri\u00e8re, pleine d&#8217;un enthousiasme imp\u00e9tueux, souhaite ardemment, elle aussi, des changements. Apr\u00e8s s&#8217;\u00eatre attaqu\u00e9e au discours en art, trop souvent d\u00e9connect\u00e9 et herm\u00e9tique [n\u00b0 30], elle s&#8217;en prend maintenant aux lieux de pr\u00e9sentation, rebutants pour le public, et propose des solutions possibles. <\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ce temps, les lieux d&#8217;exposition \u00e0 Montr\u00e9al ne d\u00e9routassent pas. Nos MONTR\u00c9ALIT\u00c9S traitent de deux de ces propositions r\u00e9centes : celle, aux contours volontairement ind\u00e9termin\u00e9s, de Nicole Olivier (vue par Fran\u00e7ois Cliche) ; et  celle, plus explicite, de Pierre Leblanc (vue par Luce Lefebvre). \u00c0 Montr\u00e9al \u00e9galement avait lieu l&#8217;\u00e9v\u00e9nement de musique actuelle <em>Musique @ Usine<\/em>, dont nous entretient Johanne Rivest. Soulignons que la pratique de la musique actuelle, comme celle de la danse actuelle, l&#8217;a lieu, semble-t-il, que dans les centres urbains; en &#8220;r\u00e9gion&#8221;, des manifestions sont pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&#8217;occasion, mais elles n&#8217;\u00e9manent pas de ces milieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, dans la chronique PORTRAIT, Denis Lord aborde la question de la sant\u00e9 mentale et de l&#8217;art-th\u00e9rapie, en traitant du travail effectu\u00e9 par le Centre d&#8217;apprentissage parall\u00e8le de Montr\u00e9al. L&#8217;art utilis\u00e9 comme moyen de gu\u00e9rison des personnes dysfonctionnelles est aussi un apprentissage de la vie. Plusieurs artistes, d&#8217;ailleurs, n&#8217;ont-ils pas d\u00e9j\u00e0 affirm\u00e9 que leur pratique agissait sur eux comme une th\u00e9rapie&#8230; Parlant de th\u00e9rapie, on peut tr\u00e8s bien imaginer Djo \u2013 un des personnages de Alzheimer social de Paul Gr\u00e9goire, chronique GOSSAGE \u2013 \u00e9tendu sur un divan, en train de fouiller dans son pass\u00e9&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 donc ce que nous vous proposons dans ce trente et uni\u00e8me num\u00e9ro. Bonne lecture ! <\/p>\n\n\n\n<p> <\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/div><div style='display: none;'>Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/div><div style='display: none;'>Comit\u00e9 de r\u00e9daction<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[886],"numeros":[5396],"disciplines":[],"statuts":[],"checklist":[],"auteurs":[4826],"artistes":[],"thematiques":[],"type_editoriaux":[],"class_list":["post-181207","editoriaux","type-editoriaux","status-publish","hentry","category-editorial","numeros-31-bas-saint-laurent-en","auteurs-johanne-chagnon-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux\/181207","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/editoriaux"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/editoriaux"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=181207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=181207"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=181207"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=181207"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=181207"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=181207"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=181207"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=181207"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=181207"},{"taxonomy":"type_editoriaux","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_editoriaux?post=181207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}