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{"id":170498,"date":"2013-05-01T19:10:00","date_gmt":"2013-05-02T00:10:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/hors-dossier\/un-rapprochement-des-pratiques-la-biennale-dart-performatif-de-rouyn-noranda\/"},"modified":"2026-01-28T09:26:39","modified_gmt":"2026-01-28T14:26:39","slug":"un-rapprochement-des-pratiques-la-biennale-dart-performatif-de-rouyn-noranda","status":"publish","type":"hors-dossier","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/off-features\/un-rapprochement-des-pratiques-la-biennale-dart-performatif-de-rouyn-noranda\/","title":{"rendered":"Un rapprochement des pratiques : La biennale d\u2019art performatif de Rouyn-Noranda"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-verse\">[In French]<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">Du 18 au 20 octobre dernier a eu lieu la 6<sup>e<\/sup> biennale d\u2019art performatif de Rouyn-Noranda. Au fil des soir\u00e9es, dix performances d\u2019artistes d\u2019ici et d\u2019ailleurs \u00e9taient au programme, de m\u00eame que l\u2019inauguration d\u2019une \u0153uvre d\u2019art public. L\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e9tait organis\u00e9 par le centre d\u2019artistes L\u2019\u00c9cart, qui a pignon sur rue en plein c\u0153ur de la principale ville de l\u2019Abitibi, autoproclam\u00e9e \u00ab\u2009Capitale culturelle\u2009\u00bb pour l\u2019ann\u00e9e 2012.<\/pre>\n\n\n\n<p>Il semblerait qu\u2019il faille parler de la biennale autrement qu\u2019en pointant le fait qu\u2019elle a cours en r\u00e9gion et \u00e0 distance significative des p\u00f4les culturels de la province. Or, ce trait fait partie de l\u2019esprit de la rencontre et le taire ne saurait lui rendre justice, d\u2019autant plus que l\u2019\u00e9loignement g\u00e9ographique para\u00eet \u00eatre pour quelque chose dans le dynamisme singulier qui caract\u00e9rise l\u2019\u00e9v\u00e9nement. L\u2019enthousiasme ambiant allait certainement de pair avec la qualit\u00e9 de l\u2019investissement personnel des directeurs artistiques, le color\u00e9 duo Genevi\u00e8ve et Matthieu. Ceux-ci ont su faire de l\u2019\u00e9v\u00e9nement un espace de d\u00e9couverte unificateur davantage qu\u2019un \u00e9trange ph\u00e9nom\u00e8ne contemporain qu\u2019il vaudrait mieux r\u00e9server \u00e0 une s\u00e9lection d\u2019initi\u00e9s. L\u2019ouverture \u00e0 tous les publics et \u00e0 toutes les pratiques s\u2019est av\u00e9r\u00e9e \u00eatre le mot d\u2019ordre qui, agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019un accueil des plus chaleureux, contrecarrait l\u2019esprit de coterie susceptible de menacer le milieu de l\u2019art actuel. Cette attitude n\u2019a eu que des effets positifs, on peut m\u00eame affirmer qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 essentielle, puisqu\u2019elle a favoris\u00e9 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un v\u00e9ritable dialogue entre les spectateurs et les artistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les soir\u00e9es ont ainsi \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de rencontres performatives vari\u00e9es auxquelles a r\u00e9pondu un public des plus participatifs. Les \u00e9changes se sont esquiss\u00e9s de mani\u00e8re particuli\u00e8rement vivante. Entre les jeux de regards souvent amus\u00e9s, intrigu\u00e9s, parfois sceptiques ou inquiets s\u2019est \u00e9labor\u00e9 avant tout un partage des \u00e9tats du corps et de l\u2019esprit. Ces diff\u00e9rentes dynamiques, d\u00e9clin\u00e9es selon de multiples variations performatives au cours des trois soir\u00e9es, ont su convoquer leur lot de r\u00e9flexions.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignfull size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1281\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Andree-T.-et-Boulanger_Biennale-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-170334\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Andree-T.-et-Boulanger_Biennale-scaled.jpg 1920w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Andree-T.-et-Boulanger_Biennale-300x200.jpg 300w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Andree-T.-et-Boulanger_Biennale-600x400.jpg 600w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Andree-T.-et-Boulanger_Biennale-768x513.jpg 768w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Andree-T.-et-Boulanger_Biennale-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Andree-T.-et-Boulanger_Biennale-2048x1367.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>Julie Andr\u00e9e T. et \u00c9tienne Boulanger<\/strong><br>Biennale d\u2019art performatif de Rouyn-Noranda, L\u2019\u00c9cart, 2012.<br>Photo : Christian Leduc, permission de L\u2019\u00c9cart, Rouyn-Noranda<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ainsi, Julie Andr\u00e9e T. et \u00c9tienne Boulanger ont privil\u00e9gi\u00e9 le risque, notion r\u00e9currente, s\u2019il en est, dans l\u2019histoire de la performance. Dans le programme de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, les artistes avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9bauch\u00e9 les pistes de leur d\u00e9marche&nbsp;: \u00ab\u2009Je pense \u00e0 l\u2019effort, \u00e0 l\u2019impossibilit\u00e9 du corps, au corps impossible&#8230;\u2009\u00bb Ce pr\u00e9ambule augurait ce qui allait suivre, soit un long et dur combat contre la chute, qui apparaissait de plus en plus in\u00e9vitable \u00e0 mesure que les minutes s\u2019\u00e9coulaient. Contrastant avec un prologue aux accents virils (au cours duquel les performeurs ont d\u00e9charg\u00e9 des b\u00fbches et viss\u00e9 des planches), l\u2019ensemble de la pr\u00e9sentation a laiss\u00e9 place \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019actions visant \u00e0 fragiliser le corps, en l\u2019exposant aux limites de son \u00e9quilibre et de sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 musculaire. Tremblant d\u2019\u00e9puisement, les artistes ont termin\u00e9 la performance dans une posture des plus pr\u00e9caires, retenus par de simples vis dans le haut des murs de la galerie.<\/p>\n\n\n\n<p>Explorant \u00e0 sa mani\u00e8re cette m\u00eame notion de risque, Rodolphe-Yves Lapointe a tout mis en \u0153uvre pour exposer une solitude caract\u00e9ris\u00e9e par le d\u00e9sespoir, voire la d\u00e9tresse. Il avait choisi de convier le spectateur \u00e0 un parcours g\u00e9n\u00e9rateur de tensions, jalonn\u00e9 d\u2019actions faites sur son corps, pour ne pas dire contre sa propre int\u00e9grit\u00e9 physique \u2013 miroir cass\u00e9 sur le visage, injections, cocktail de vodka et de sang. Est-ce \u00e0 dire que, pour certains, la mise en danger du corps serait encore mati\u00e8re \u00e0 v\u00e9rit\u00e9 en sc\u00e8ne\u2009?<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs ann\u00e9es de performances ne semblent pas avoir \u00e9puis\u00e9 cette curiosit\u00e9 pour la douleur et cet app\u00e9tit pour les sensations fortes, attitudes inlassablement reconduites par de nombreux artistes dans leur d\u00e9marche. D\u2019aucuns soutiendront que, tout en participant d\u2019une dynamique de la filiation, il s\u2019agit l\u00e0 du moyen par excellence d\u2019\u00e9chapper aux pi\u00e8ges des faux-semblants dans lesquels le corps menace constamment de se laisser glisser en situation de repr\u00e9sentation. Le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019observe d\u2019ailleurs dans tous les arts performatifs, le th\u00e9\u00e2tre et la danse actuelle n\u2019\u00e9tant pas en reste. Comme l\u2019\u00e9crivait \u00e0 juste titre Val\u00e8re Novarina&nbsp;: \u00ab\u2009L\u2019homme n\u2019est plus jamais montr\u00e9 <em>au lointain&nbsp;<\/em>: tout appara\u00eet toujours dans ce martelage et cette saturation du gros plan, du plein feu. Sur\u00e9clair\u00e9 et de plus en plus pr\u00e8s&nbsp;: pour que l\u2019on puisse toucher l\u2019Homme, le <span style=\"white-space: nowrap;\">prouver<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - Val\u00e8re Novarina, <em>L\u2019Envers de l\u2019esprit<\/em>, Paris, P.O.L., 2009, p. 83.&nbsp;<\/span>.\u2009\u00bb Or, entre l\u2019ardeur du d\u00e9sir d\u2019authenticit\u00e9 et la violence des moyens privil\u00e9gi\u00e9s, il semblerait qu\u2019il puisse y avoir confusion.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignfull size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1282\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Guerrera_Biennale-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-170336\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Guerrera_Biennale-scaled.jpg 1920w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Guerrera_Biennale-300x200.jpg 300w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Guerrera_Biennale-600x400.jpg 600w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Guerrera_Biennale-768x513.jpg 768w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Guerrera_Biennale-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Guerrera_Biennale-2048x1367.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>Massimo Guerrera<\/strong><br>Biennale d\u2019art performatif de Rouyn-Noranda, L\u2019\u00c9cart, 2012.<br>Photo : Christian Leduc, permission de L\u2019\u00c9cart, Rouyn-Noranda<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Devant cette inclination \u00e0 la surcharge sensorielle, parfois m\u00eame sensationnelle, certains artistes proposent des cr\u00e9ations aux affects autrement nuanc\u00e9s. La performance de Massimo Guerrera, qui se situe dans un autre registre de sensibilit\u00e9, en est un exemple. Dans un espace divis\u00e9 en trois zones correspondant \u00e0 autant de personnages int\u00e9rieurs, l\u2019artiste bouge ou parle, danse, fait des gestes, et interroge ainsi simplement, par ses paroles et ses mouvements, les enjeux propres aux rencontres avec soi et avec l\u2019autre. Alternant les trois r\u00f4les de m\u00e9ditant, d\u2019artiste et de comptable, Massimo Guerrera s\u2019est attard\u00e9 aux d\u00e9tails subtils du quotidien qui souvent \u00e9chappent \u00e0 l\u2019attention et par lesquels, pourtant, l\u2019individualit\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le. En quoi l\u2019\u00e9tat de corps et d\u2019esprit change-t-il entre l\u2019atelier et l\u2019espace de la performance\u2009? Pourquoi le c\u0153ur se met-il \u00e0 battre plus rapidement devant public\u2009? L\u2019attitude prioris\u00e9e pour livrer ces r\u00e9flexions invitait \u00e0 la m\u00e9ditation et au dialogue. Au-del\u00e0 des allers-retours entre les trois personnages, la pi\u00e8ce proposait de faire l\u2019exp\u00e9rience du souffle comme barom\u00e8tre de nos \u00e9tats et comme force vive. L\u2019exp\u00e9rience rappelait une fois de plus les propos de Val\u00e8re Novarina, qui \u00e9crivait au sujet de l\u2019acte performatif&nbsp;: \u00ab\u2009Il ne s\u2019agit pas d\u2019interpr\u00e9ter, de diffuser oralement un texte \u00e9crit, mais de pratiquer une exp\u00e9rience mentale d\u2019expiration, comme un qui serait \u00e0 chaque fois oblig\u00e9 de se nourrir de sa propre parole, devenir un pratiquant du <span style=\"white-space: nowrap;\">souffle<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-2\" href=\"#footnote-2\"><sup>2<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-2\"><a href=\"#fn-ref-2\"> 2 <\/a> - Val\u00e8re Novarina, <em>Le Th\u00e9\u00e2tre des paroles<\/em>, Paris, P.O.L, 2007, p. 126.<\/span>.\u2009\u00bb Au fur et \u00e0 mesure de ses d\u00e9placements, Massimo Guerrera a donn\u00e9 corps aux dialogues int\u00e9rieurs et a su les partager avec la force de la simplicit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre approche, plus de l\u2019ordre de la plaisanterie fine cette fois, a \u00e9t\u00e9 choisie par le Groupe de recherche sur le folklore n\u00e9buleux du Qu\u00e9bec (GRFNQ). Le duo, compos\u00e9 des musiciens \u00c9milie Mouchous et Simon Brown, s\u2019est \u00e9vertu\u00e9 \u00e0 raconter l\u2019histoire de quatre groupes psych\u00e9d\u00e9liques par l\u2019entremise de r\u00e9cits, d\u2019images et de pi\u00e8ces musicales, sous le couvert faussement s\u00e9rieux d\u2019une conf\u00e9rence. Ces groupes, qui ont pris naissance dans leur imaginaire davantage que dans les ann\u00e9es&nbsp;1960, sont devenus autant de pr\u00e9textes \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de mythes musicaux aux allures \u00e9sot\u00e9riques. Les spectateurs, perplexes au d\u00e9part, mais hilares apr\u00e8s quelques minutes, se sont laiss\u00e9 conqu\u00e9rir par l\u2019humour brillant des artistes. C\u2019est cet humour qui, au final, a permis la mise en sc\u00e8ne d\u2019une po\u00e9sie sonore \u00e9clat\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns alignfull is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1282\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-170340\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2-scaled.jpg 1920w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2-600x400.jpg 600w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2-768x513.jpg 768w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2-2048x1367.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>V\u00e9rox et Andive<\/strong><br>Biennale d\u2019art performatif de Rouyn-Noranda, L\u2019\u00c9cart, 2012.<br>Photo : Christian Leduc, permission de L\u2019\u00c9cart, Rouyn-Noranda<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1282\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-170342\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-scaled.jpg 1920w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-300x200.jpg 300w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-600x400.jpg 600w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-768x513.jpg 768w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/78_HS02_Joly_Verox-et-Andive_Biennale-2048x1367.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Un peu dans ce m\u00eame esprit de surprise, V\u00e9rox et Andive ont, pour leur part, invit\u00e9 le public \u00e0 une installation-performance polysensorielle et charg\u00e9e en images. Partant de la vitrine de la galerie pour terminer leur d\u00e9ambulation dans la bo\u00eete d\u2019un <em>pick-up<\/em>, elles ont mis en sc\u00e8ne une sorte de rite de passage d\u00e9jant\u00e9, agr\u00e9ment\u00e9 de m\u00e9lasse, de plumes et d\u2019un grand succ\u00e8s d\u2019Ang\u00e8le Arsenault. C\u2019est dans une atmosph\u00e8re festive que tout un chacun \u00e9tait ainsi invit\u00e9 \u00e0 prendre part \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration, en croquant dans le costume de pommes que portait l\u2019une des deux artistes. Cette m\u00eame ambiance ludique \u00e9tait de la partie pour la pr\u00e9sentation en cinq temps de Donald Tr\u00e9panier. Entre masques de superh\u00e9ros et situations absurdes, les cinq actions effectu\u00e9es par l\u2019artiste ont fait na\u00eetre une atmosph\u00e8re sympathique et amicale dans la galerie.<\/p>\n\n\n\n<p>La musique a eu la part belle tout au long de la biennale. Clara Furey a offert des extraits solos de <em>Hello&#8230; How are you<\/em> pr\u00e9sent\u00e9 initialement avec C\u00e9line Bonnier en 2011. Entre danse et musique, le projet visait la mise en sc\u00e8ne de r\u00e9flexions existentielles et relationnelles d\u2019o\u00f9 s\u2019est d\u00e9gag\u00e9e au final une performance nettement \u00e9rotis\u00e9e. La soir\u00e9e de vendredi s\u2019est termin\u00e9e de mani\u00e8re a\u00e9rienne avec les projections, les synth\u00e9tiseurs, les voix et le violon des Momies de Palerme. Le duo de musiciennes a diffus\u00e9 ses m\u00e9lodies dans la galerie. Pendant leur prestation, une dizaine de volontaires, litt\u00e9ralement \u00ab\u2009momifi\u00e9s\u2009\u00bb avec du ruban adh\u00e9sif par l\u2019artiste Toumani Kouyat\u00e9, d\u00e9ambulaient dans l\u2019espace dans le cadre du projet performatif <em>SCOTCH-NU<\/em>. Enfin, le musicien Felix Kubin, venu d\u2019Allemagne pour l\u2019occasion, a offert une performance \u00e9lectrique. Personnage haut en couleur, il a clos l\u2019ensemble sur une note dansante.<\/p>\n\n\n\n<p>Du mysticisme nordique \u00e9voqu\u00e9 par le GRFNQ au fil de ses r\u00e9cits, jusqu\u2019au salut de Julie Andr\u00e9e T. qui s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9e comme une <em>pick-up girl<\/em> avant d\u2019y aller d\u2019un exub\u00e9rant \u00ab\u2009Bonsoir Rouyn-Noranda\u2009\u00bb, le caract\u00e8re abitibien de la biennale a refait surface dans quelques-unes des performances. Par-del\u00e0 les clich\u00e9s de virilit\u00e9 et les r\u00e9f\u00e9rences aux camionnettes, quelques clins d\u2019\u0153il ont color\u00e9 le propos des artistes de mani\u00e8re sympathique, en rappelant \u00e0 l\u2019esprit la qualit\u00e9 r\u00e9gionale du centre d\u2019artistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout au long de ces trois soir\u00e9es, la biennale organis\u00e9e par le centre L\u2019\u00c9cart a convoqu\u00e9 plusieurs fa\u00e7ons de concevoir la performance, sachant se faire un reflet lumineux de la pluralit\u00e9 des approches actuelles, des plus exacerb\u00e9es aux plus nuanc\u00e9es. Par l\u2019entremise des questionnements partag\u00e9s, offerts, v\u00e9cus, transmis, sugg\u00e9r\u00e9s, la manifestation a su r\u00e9v\u00e9ler les principales r\u00e9flexions que g\u00e9n\u00e8rent les disciplines performatives \u00e0 ce jour. L\u2019atmosph\u00e8re intimiste a assur\u00e9 une proximit\u00e9 certaine, en stimulant les dialogues de m\u00eame que la circulation des \u00e9tats entre performeurs et spectateurs \u2013 qu\u2019il s\u2019agisse de fragilit\u00e9, de r\u00e9pulsion, d\u2019introspection, de rire, de plaisir ou de rythmes dansants \u2013, et en contribuant dans la foul\u00e9e \u00e0 un r\u00e9el rapprochement entre les artistes, le public et les pratiques.<\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Myl\u00e8ne Joly<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":170338,"template":"","categories":[281,893],"numeros":[3437],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[3464],"artistes":[7912,7908,7910,2138,7914],"thematiques":[],"type_hors-dossier":[5941],"class_list":["post-170498","hors-dossier","type-hors-dossier","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category-archive","category-off-feature","numeros-78-hybrid-dance","statuts-archive","auteurs-mylene-joly-en","artistes-etienne-boulanger-en","artistes-felix-kubin-en","artistes-julie-andree-t-en","artistes-massimo-guerrera-en","artistes-verox-et-andive-en","type_hors-dossier-principal"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/hors-dossier\/170498","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/hors-dossier"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/hors-dossier"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/170338"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=170498"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=170498"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=170498"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=170498"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=170498"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=170498"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=170498"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=170498"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=170498"},{"taxonomy":"type_hors-dossier","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_hors-dossier?post=170498"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}