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{"id":179014,"date":"2005-05-01T18:45:00","date_gmt":"2005-05-01T23:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/hors-dossier\/comment-leconomisme-vide-la-culture-de-son-sens\/"},"modified":"2026-02-09T15:27:06","modified_gmt":"2026-02-09T20:27:06","slug":"comment-leconomisme-vide-la-culture-de-son-sens","status":"publish","type":"hors-dossier","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/off-features\/comment-leconomisme-vide-la-culture-de-son-sens\/","title":{"rendered":"<strong>Comment l\u2019\u00e9conomisme vide la culture de son sens<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-verse\">[In French]<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">Il y a aujourd\u2019hui une \u00abdisparition de la culture dans le culturel\u00bb, pour reprendre une formule du philosophe fran\u00e7ais Michel Deguy. Plus il semble y avoir de festivals, \u00abd\u2019\u00e9v\u00e9nements\u00bb et de succ\u00e8s culturels, plus les militants du culturel s\u2019animent et s\u2019agitent, moins la culture semble pouvoir donner ses fruits.<\/pre>\n\n\n\n<p>Dans une perspective \u00e9conomiste et nationaliste, o\u00f9 il est normal de se r\u00e9jouir des succ\u00e8s de nos concitoyens entrepreneurs, il y a certainement lieu d\u2019applaudir aux succ\u00e8s des artistes qu\u00e9b\u00e9cois un peu partout dans le monde. Pensons seulement au cin\u00e9ma qu\u00e9b\u00e9cois, mais aussi \u00e0 ces artistes qui innovent et pullulent \u00e0 Las Vegas ou en France. Mais il faut s\u2019inqui\u00e9ter, selon moi, de l\u2019effet que ces succ\u00e8s sont en train d\u2019avoir sur notre conception de la culture.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, il est ind\u00e9niable qu\u2019un investissement dans le Cirque du Soleil aurait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rable, pour le gouvernement du Qu\u00e9bec par exemple \u2013 et m\u00eame pour quelque institution financi\u00e8re \u2013, aux millions engloutis dans les aventures industrielles comme Gasp\u00e9sia, Magnolia, etc. Vrai que \u00abl\u2019industrie de la culture\u00bb, en grande partie celle du divertissement, est, depuis quelques ann\u00e9es, devenue une affaire extr\u00eamement rentable. L\u2019\u00e9conomie devenant de plus en plus immat\u00e9rielle, on ne peut nier que les pays doivent avoir de grands bassins de \u00abtravailleurs\u00bb dits \u00abdu savoir\u00bb. Il est incontestable, comme Peter Drucker l\u2019a d\u00e9j\u00e0 dit, qu\u2019il y a 100 ans, la plupart des travailleurs s\u2019affairaient une bonne partie de la journ\u00e9e \u00e0 d\u00e9placer des objets, de la mati\u00e8re. Aujourd\u2019hui, plus de 50 % des travailleurs manipulent des id\u00e9es, des concepts. On est pass\u00e9 d\u2019une \u00e9conomie fond\u00e9e sur les atomes \u00e0 une autre fond\u00e9e sur les bytes d\u2019information. Et dans cette nouvelle \u00e8re, il faut que les travailleurs soient plus cr\u00e9atifs et il faut, davantage qu\u2019avant, s\u2019int\u00e9resser aux \u00abcr\u00e9atifs\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste que cette nouvelle donne cr\u00e9e un probl\u00e8me grave : jamais auparavant n\u2019a-t-on tant consid\u00e9r\u00e9 la \u00abculture\u00bb (il vaudrait peut-\u00eatre mieux parler de \u00abculturel\u00bb) comme un secteur de l\u2019industrie. Non seulement est-ce le cas dans les pages \u00e9conomiques de nos journaux, mais aussi dans les pages culturelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019on parle des artistes, c\u2019est de plus en plus en se centrant sur la question de leurs revenus, des \u00absalaires\u00bb qu\u2019ils obtiennent. Les \u00e9tudes se multiplient sur leurs \u00abmauvaises conditions\u00bb et le reste s\u2019en trouve pratiquement occult\u00e9. Lorsqu\u2019on parle des oeuvres, c\u2019est plus souvent qu\u2019autrement en s\u2019attardant \u00e0 ce qu\u2019elles ont co\u00fbt\u00e9 ou \u00e0 ce qu\u2019elles ont rapport\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019on aborde l\u2019importance de la culture, on s\u2019extasie par exemple sur le fait qu\u2019elle aide \u00e0 faire gonfler le PIB ou qu\u2019elle profite \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 des villes. Un nombre croissant dans les milieux de la culture adopte ce langage et cette perspective. Y croient-ils vraiment? En tout cas, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019ils estiment qu\u2019aucun autre argument convaincra leurs interlocuteurs dans les hautes sph\u00e8res \u00e9tatiques, industrielles ou m\u00e9diatiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet empire du culturel se d\u00e9ployait dans une r\u00e9cente chronique du journaliste Alain Dubuc, qui traitait du tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9 spectacle&nbsp;<em>K\u00e0<\/em>, du Cirque du Soleil. Tous les nouveaux poncifs actuels sur le culturel se retrouvaient dans ce texte : \u00abIl y a l\u00e0 un v\u00e9ritable succ\u00e8s \u00e9conomique, produit d\u2019une strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement remarquable. Le Qu\u00e9bec exporte un produit culturel, qui repose sur un&nbsp;<em>know-how<\/em>&nbsp;qu\u00e9b\u00e9cois, aliment\u00e9 en partie par des artisans, des techniciens et des artistes de chez nous. Cela nous rappelle que la culture peut \u00eatre une industrie <span style=\"white-space: nowrap;\">rentable<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - <em>La Presse<\/em>, samedi 5 f\u00e9vrier 2005, p. A21.<\/span>.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que Dubuc affirme refl\u00e8te l\u2019opinion d\u2019un nombre croissant de gens. L\u2019\u00e9conomisme, apr\u00e8s tout, conquiert et colonise tous les discours. Pensons seulement au sport professionnel, en d\u00e9liquescence totale et en perte de signification autre que spectaculaire et commerciale, parce qu\u2019on n\u2019y parle plus que de \u00absalaires\u00bb et de \u00abco\u00fbts\u00bb. La culture sera-t-elle la prochaine victime de cette logique \u00e9conomiste?<\/p>\n\n\n\n<p>Comment ne pas le craindre dans un monde o\u00f9 l\u2019on ne sourcille m\u00eame plus en utilisant les termes \u00abindustries culturelles\u00bb, \u00abproduits culturels\u00bb et \u00abmarch\u00e9 culturel\u00bb. M\u00eame les repr\u00e9sentants du milieu du th\u00e9\u00e2tre qu\u00e9b\u00e9cois, un secteur o\u00f9 une gr\u00e8ve \u2013 ou un&nbsp;<em>lockout<\/em>&nbsp;\u2013 menace de se produire (comme au hockey!), adoptent le vocabulaire \u00e9conomiste et parlent de \u00abl\u2019industrie du th\u00e9\u00e2tre\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis la folie Internet des ann\u00e9es 1990, o\u00f9 l\u2019on mettait en place une pr\u00e9tendue \u00abautoroute de l\u2019information\u00bb, comment consid\u00e8re-t-on la culture? Comme un ensemble de \u00abcontenus\u00bb. Les artistes et les auteurs qui les cr\u00e9ent? Des \u00abcr\u00e9ateurs de contenus\u00bb. Et comment parle-t-on de notre rapport aux oeuvres? On dit que l\u2019on \u00abconsomme des produits culturels\u00bb&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Ces \u00abcr\u00e9ateurs de contenus\u00bb eux-m\u00eames \u2013 pourtant si fiers, d\u00e8s qu\u2019ils en ont l\u2019occasion, de se pr\u00e9senter comme de grands critiques du capitalisme, comme des rebelles \u2013 s\u2019expriment comme des multinationales d\u00e8s qu\u2019ils abordent le sujet de leur \u00abcarri\u00e8re\u00bb : \u00abje vais aller sur le march\u00e9 am\u00e9ricain\u00bb, \u00abla France est un march\u00e9 qui m\u2019int\u00e9resse\u00bb; \u00abGr\u00e9gory va-t-il r\u00e9ussir \u00e0 percer le march\u00e9 new-yorkais?\u00bb. Incroyable!<\/p>\n\n\n\n<p>Autre contradiction frappante : tout le monde au Qu\u00e9bec est en faveur de la \u00abdiversit\u00e9 culturelle\u00bb sous pr\u00e9texte que \u00abla culture n\u2019est pas un produit comme les autres\u00bb. C\u2019est en tout cas le discours des ministres qu\u00e9b\u00e9cois, fran\u00e7ais et canadiens, partout dans le monde et particuli\u00e8rement lorsqu\u2019ils n\u00e9gocient \u00e0 l\u2019UNESCO un trait\u00e9 en cette mati\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, \u00e0 la maison, lorsqu\u2019ils parlent de culture, ils se d\u00e9p\u00eachent de consid\u00e9rer (d\u00e9consid\u00e9rer?) la culture comme tous les autres produits. Ils justifient les \u00abinvestissements\u00bb en culture en disant que \u00abc\u2019est payant\u00bb, que c\u2019est un secteur de \u00abl\u2019\u00e9conomie\u00bb en pleine croissance.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abCotes d\u2019\u00e9coute\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Parce que l\u2019on con\u00e7oit de plus en plus la culture comme une industrie, on devient obs\u00e9d\u00e9, partout, par les cotes d\u2019\u00e9coute. J\u2019entends ici l\u2019expression au sens large. Un bon produit culturel, d\u00e9sormais, est celui qui se vend bien et est rentable. Il a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 dans la grande jungle du march\u00e9 par les citoyens-consommateurs qui ont vot\u00e9 pour lui (bien entendu, parce que \u00abacheter, c\u2019est voter\u00bb). Le bon livre, la bonne s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, le bon film, etc., devient celui qui a r\u00e9ussi \u00e0 attirer une masse de citoyens-consommateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Fran\u00e7ois Kahn d\u00e9non\u00e7ait cette logique en la poussant \u00e0 son ultime cons\u00e9quence dans le magazine&nbsp;<span style=\"white-space: nowrap;\"><em>Marianne<\/em><a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-2\" href=\"#footnote-2\"><sup>2<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-2\"><a href=\"#fn-ref-2\"> 2 <\/a> - Jean-Fran\u00e7ois Kahn,&nbsp;<em>Marianne<\/em>, 21 mai 2001.<\/span> : \u00abLa seule morale aujourd\u2019hui, c\u2019est \u00e7a marche ou \u00e7a ne marche pas! \u00c7a rapporte ou \u00e7a ne rapporte pas! Ainsi le communiqu\u00e9 [des producteurs] de&nbsp;<em>Loft Story<\/em>&nbsp;se r\u00e9sumait \u00e0 : \u201cBravo, \u00e7a marche!\u201d Alors, si la cote des putes d\u00e9passe celle des bonnes soeurs, allons-y pour les putes! Le suffrage universel, finalement, n\u2019est qu\u2019un Audimat. Donc, les m\u00e9thodes de conqu\u00eate du public sont les m\u00eames.&nbsp;<em>Loft Story<\/em>&nbsp;\u00e9crase&nbsp;<em>Bouillon de culture<\/em>. Conclusion :&nbsp;<em>Loft Story<\/em>&nbsp;\u00e0 l\u2019\u00c9lys\u00e9e!\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour se d\u00e9barrasser de l\u2019\u00e9conomisme en mati\u00e8re culturelle, il faudrait se rappeler, par exemple, que les conditions dans lesquelles l\u2019art se fait n\u2019a qu\u2019une importance relative. Par exemple, Soljenitsyne n\u2019a pas eu de subventions pour \u00e9crire&nbsp;<em>L\u2019archipel du Goulag<\/em>. il est m\u00eame all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9clarer \u00abB\u00e9nie sois-tu prison\u00bb. En URSS, les artistes qui vivaient bien \u00e9taient de loin les moins int\u00e9ressants. Combien d\u2019autres exemples pourrions-nous donner? Rappelons-nous, entre autres que l\u2019on n\u2019a pas plastronn\u00e9 le montant offert \u00e0 Michel-Ange pour la chapelle Sixtine.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 l\u2019obsession \u00e9conomiste, il faut, je crois, r\u00e9habiliter un vieux et vrai sens du mot \u00abculture\u00bb parmi les nombreuses d\u00e9finitions que ce mot peut prendre.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord, convenons de rejeter cette \u00abculture comme produit\u00bb. Deuxi\u00e8mement, pr\u00e9cisons que ce n\u2019est pas pour mieux embrasser la \u00abculture comme \u00e9rudition\u00bb. Selon nous, la culture n\u2019a pas pour fonction d\u2019impressionner dans les salons, ni de servir de poudre aux yeux. De produire des \u00abg\u00e9nies en herbe\u00bb. Il faut rejeter la culture comme savoir herm\u00e9tique, accessible \u00e0 quelques initi\u00e9s heureux de contempler la masse d\u2019ignares autour d\u2019eux. Elle ne devrait pas servir d\u2019outil de distinction volontaire. Pensons \u00e0 ce personnage d\u2019Odile, dans le film&nbsp;<em>On conna\u00eet la chanson<\/em>&nbsp;d\u2019Alain Renay, qui dit \u00e0 tout le monde qu\u2019elle pr\u00e9pare une th\u00e8se d\u2019histoire sur \u00ables chevaliers paysans de l\u2019an 1000 au lac de Paladru\u00bb et tire un grand plaisir d\u2019\u00eatre une des rares qui sache de quoi il s\u2019agit.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fond, je crois qu\u2019il faut r\u00e9tablir la notion de&nbsp;<em>culture comme amiti\u00e9<\/em>; une fr\u00e9quentation des oeuvres anciennes et nouvelles comme si elles \u00e9taient des amis. Une vraie amiti\u00e9 ne se consomme pas, mais nous permet d\u2019accumuler de l\u2019exp\u00e9rience (je n\u2019ai pas visit\u00e9 les \u00c9tats-Unis du 19e si\u00e8cle, mais gr\u00e2ce \u00e0 Tocqueville, oui, un peu). Une vraie amiti\u00e9 favorise les \u00e9changes et la r\u00e9flexion franche sur cette m\u00eame exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<p>Une vraie amiti\u00e9, enfin, ce n\u2019est pas toujours facile. Ce n\u2019est pas toujours doux et divertissant. Il y a des livres, des oeuvres, des films, des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, des po\u00e8mes, en effet, qui nous heurtent. Comme les vrais amis, ils \u00e9branlent \u00e0 l\u2019occasion nos certitudes, d\u00e9molissent nos convictions et nous imposent de dures remises en question. Il y a des oeuvres rares qui nous \u00abd\u00e9prennent de nous-m\u00eames\u00bb. Il y en a d\u2019autres \u00abqui nous contestent et qui, malgr\u00e9 nous, nous changent\u00bb, comme le note Alain Finkielkraut avant de citer Virginia Woolf : se cultiver, \u00abc\u2019est un peu comme ouvrir sa porte \u00e0 une horde de rebelles qui d\u00e9ferlent en attaquant vingt endroits \u00e0 la fois\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>On est loin de la \u00abculture produit\u00bb d\u2019une bonne part de nos critiques consommateurs, qui se bornent \u00e0 dire \u00abj\u2019ai aim\u00e9\u00bb ou \u00abj\u2019ai pas aim\u00e9\u00bb. On est loin, on en conviendra, de la \u00abculture\u00bb comme les \u00e9conomistes que nous sommes tous un peu devenus se la pr\u00e9sentent trop souvent de nos jours.<\/p>\n\n\n<div style='display: none;'>Antoine Robitaille<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"template":"","categories":[281,893],"numeros":[4536],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[4568],"artistes":[],"thematiques":[],"type_hors-dossier":[5941],"class_list":["post-179014","hors-dossier","type-hors-dossier","status-publish","hentry","category-archive","category-off-feature","numeros-54-derives-en","statuts-archive","auteurs-antoine-robitaille-en","type_hors-dossier-principal"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/hors-dossier\/179014","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/hors-dossier"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/hors-dossier"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=179014"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=179014"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=179014"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=179014"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=179014"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=179014"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=179014"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=179014"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=179014"},{"taxonomy":"type_hors-dossier","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_hors-dossier?post=179014"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}