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{"id":197258,"date":"2023-08-30T16:00:00","date_gmt":"2023-08-30T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/?post_type=jeunes-critiques&#038;p=197258"},"modified":"2025-10-08T07:59:09","modified_gmt":"2025-10-08T12:59:09","slug":"habiter-lextraordinaire","status":"publish","type":"jeunes-critiques","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/young-critics\/habiter-lextraordinaire\/","title":{"rendered":"Habiter l\u2019extraordinaire"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-verse\">[In French]<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\">\u00c0 l\u2019automne 2022, le Mus\u00e9e Gardiner de Toronto accueillait l\u2019exposition <em>Ma maison de plain-pied<\/em> de Karine Giboulo, reprenant \u00e0 l\u2019identique l\u2019appartement de l\u2019artiste. Sur le pas de la porte, une boite de carton Amazon nous attend, son sourire bien reconnaissable. La pand\u00e9mie aura certainement rendu chose du quotidien le fait de recevoir tous nos biens sur notre -paillasson. Pourtant, si l\u2019on s\u2019attarde aux deux trous strat\u00e9giquement d\u00e9coup\u00e9s dans le carton d\u2019exp\u00e9dition, une surprise nous attend&nbsp;: \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, un monde infini prend vie dans lequel de minuscules travailleurs et travailleuses v\u00eatu\u00b7es de bleu et de masques assortis s\u2019affairent \u00e0 fermer des millions de boites-sourires. Une multitude de personnes \u00e0 l\u2019identit\u00e9 confondue.<\/pre>\n\n\n\n<p>Cette version du logement de Giboulo \u00e9chappe compl\u00e8tement au banal&nbsp;: elle pointe plut\u00f4t du doigt l\u2019extraordinaire dans le familier. Surtout, elle se pr\u00e9sente comme une fen\u00eatre sur des r\u00e9alit\u00e9s trop souvent invisibilis\u00e9es. Projet de longue haleine, <em>Ma maison de plain-pied<\/em> est l\u2019expression de l\u2019imagination et des r\u00e9flexions de l\u2019artiste, qu\u2019elle aura intimement port\u00e9es pendant son confinement. Reprenant la configuration de son appartement montr\u00e9alais, elle nous invite dans son univers et celui des 500&nbsp;figurines qui l\u2019habitent.<\/p>\n\n\n\n<p>La pratique de Giboulo a commenc\u00e9 par la peinture, mais l\u2019artiste s\u2019est vite attach\u00e9e \u00e0 la discipline de la sculpture et au mat\u00e9riau de l\u2019argile polym\u00e8re, qui conf\u00e8re une facture na\u00efve \u00e0 ses personnages. Elle a choisi le diorama miniature comme strat\u00e9gie visuelle pour raconter la majorit\u00e9 de ses histoires, fantaisistes ou r\u00e9elles. Celui-ci lui permet de situer des injustices sociales et des crises environnementales dans des lieux et objets qui nous sont familiers, tels un garde-manger ou une planche \u00e0 repasser. Pour mettre en sc\u00e8ne ses dioramas, l\u2019artiste a longtemps privil\u00e9gi\u00e9 la forme m\u00eame de la bulle et avec cette exposition, elle ne fait pas exception, ouvrant cette fois-ci la sienne au visiteurs et visiteuses du Mus\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est par la cuisine de l\u2019artiste que nous nous introduisons dans cet univers. Sur la table, un ordinateur portable et un d\u00e9jeuner nous attendent. Pendant qu\u2019une version miniature en pyjama de Giboulo se fait aspirer dans le m\u00e9tavers, un groupe de scientifiques en combinaisons de protection asperge les fruits et la tartine d\u2019un antivirus. Sur le comptoir, d\u2019autres individus masqu\u00e9s font la queue pour recevoir leur ration de la banque alimentaire, log\u00e9e dans un sac d\u2019\u00e9picerie. Dans le r\u00e9frig\u00e9rateur, un ours polaire lutte pour la pr\u00e9servation de son iceberg couvert de <em>popsicles<\/em> bleus tandis que des champs de laitues poussent dans le tiroir \u00e0 l\u00e9gumes. Plusieurs id\u00e9es dialoguent dans cette pi\u00e8ce aux multiples histoires&nbsp;: la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire, la surconsommation, la fonte des glaces\u2026 Surtout, l\u2019artiste \u00e9voque son propre \u00e9tat de quasi&#8211;dormance durant ces deux ann\u00e9es o\u00f9 elle tentait le mieux possible d\u2019occuper son temps \u00e0 sculpter de petits personnages color\u00e9s. Une situation qui s\u2019est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e dans plusieurs m\u00e9nages\u2009:&nbsp; un monde entier d\u2019\u00eatres humains en pyjama, isol\u00e9s physiquement, mais soud\u00e9s par une crise commune.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns alignfull is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1213\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo__HAF6336.jpg\" alt=\"Karine-Giboulo\" class=\"wp-image-197250\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo__HAF6336.jpg 1920w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo__HAF6336-300x190.jpg 300w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo__HAF6336-600x379.jpg 600w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo__HAF6336-768x485.jpg 768w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo__HAF6336-1536x970.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><br><strong>Karine Giboulo<\/strong><br><em>Banque alimentaire<\/em>, 2021, vue d\u2019installation, Mus\u00e9e Gardiner, Toronto, 2022.&nbsp;<br>Photo&nbsp;: Toni Hafkenscheid<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\"><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Ces sc\u00e8nes insolites, qui se r\u00e9v\u00e8lent petit \u00e0 petit, jouent de leur aspect ludique pour aborder des probl\u00e9matiques graves. L\u2019esth\u00e9tique -enfantine des \u0153uvres de Giboulo et sa mat\u00e9rialit\u00e9 fascinante, en s\u2019arrimant presque \u00e0 la maison de poup\u00e9e, permet une vulgarisation efficace -d\u2019enjeux difficiles pour un public de tous \u00e2ges.<\/p>\n\n\n\n<p>Une des singularit\u00e9s de l\u2019exposition est la mani\u00e8re dont l\u2019artiste et la commissaire, Karine Tsoumis, font intervenir le corps du public dans l\u2019espace. Les gens sont invit\u00e9s \u00e0 s\u2019approcher, \u00e0 contourner et \u00e0 s\u2019accroupir pour mieux observer les dioramas d\u2019argile. En entrant dans la salle de bain, on constate un d\u00e9g\u00e2t d\u2019eau et de la lessive au pied de la machine \u00e0 laver. Mais en se penchant pour y voir de plus pr\u00e8s, on remarque, enfouie \u00e0 travers les serviettes, une famille dans un canot de fortune qui tente de fuir une inondation gargantuesque. Giboulo parvient ici \u00e0 transformer une irritation du quoti-dien \u2013 un d\u00e9g\u00e2t d\u2019eau \u2013 en constat d\u2019une v\u00e9ritable catastrophe naturelle et humanitaire. Elle cr\u00e9e un jeu d\u2019\u00e9chelles, autant dans la taille physique des figures r\u00e9duites au pied de ce grand \u00e9lectrom\u00e9nager que dans la gravit\u00e9 de ces inondations. Ce rapport d\u2019opposition ing\u00e9nieux permet de remettre en perspective notre routine m\u00e9nag\u00e8re face aux probl\u00e9matiques v\u00e9cues dans d\u2019autres r\u00e9gions du monde. \u00ab\u2009N\u2019est-ce pas absurde de continuer machinalement cette routine quotidienne de lavage, m\u00e9nage, lessive\u2026 alors que la plan\u00e8te <span style=\"white-space: nowrap;\">br\u00fble<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - Karine Tsoumis (dir.), <em>Karine Giboulo: Housewarming \/ Karine Giboulo&nbsp;: Ma maison de plain-pied<\/em>, catalogue d\u2019exposition, Toronto, George&nbsp;R. Gardiner Museum of Ceramic Art, 2022, p.&nbsp;55.<\/span>\u2009?\u2009\u00bb demande l\u2019artiste.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns alignfull is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1422\" height=\"1920\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5697.jpg\" alt=\"Karine-Giboulo\" class=\"wp-image-197254\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5697.jpg 1422w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5697-300x405.jpg 300w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5697-600x810.jpg 600w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5697-768x1037.jpg 768w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5697-1138x1536.jpg 1138w\" sizes=\"auto, (max-width: 1422px) 100vw, 1422px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><br><strong>Karine Giboulo<\/strong><br><em>D\u00e9g\u00e2t d\u2019eau<\/em>, vue d\u2019installation, Mus\u00e9e Gardiner, Toronto, 2022.&nbsp;<br>Photo&nbsp;: Toni Hafkenscheid<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>M\u00e9thodologiquement et \u00e0 des fins de recherche documentaire, Giboulo va \u00e0 la rencontre de diff\u00e9rentes communaut\u00e9s dans le monde pour mieux raconter leurs histoires. Par cette immersion et cette proximit\u00e9, elle a toujours su v\u00e9hiculer des messages humanitaires porteurs. Dans cette exposition, elle traite \u00e9galement d\u2019enjeux plus intimes quand on franchit le seuil de sa chambre. Un lit couvert de petites fleurs roses en papier supporte le poids plume des figurines dormant en son centre. Sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re tr\u00f4ne une bouteille d\u2019Advil. Un autoportrait de l\u2019artiste est plac\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9, mais son reflet dans le miroir est celui d\u2019une vieille dame. Un mot sign\u00e9 de la main de Giboulo accompagne la sc\u00e8ne&nbsp;: elle y raconte le diagnostic de sa maladie arthritique, la douleur constante et les limites de son corps vieillissant trop rapidement. Dans les tiroirs de sa commode, une infinit\u00e9 d\u2019ouvri\u00e8res \u2013 qui doivent aussi vieillir trop vite dans les conditions difficiles de l\u2019industrie du textile \u2013 produisent des v\u00eatements en s\u00e9rie tandis que la grand-m\u00e8re de l\u2019artiste s\u2019affaire au lent tricot d\u2019une \u00e9charpe dans sa chaise ber\u00e7ante. Berthe-Aline est une figure r\u00e9currente dans la production de Giboulo\u2009; qu\u2019elle soit cach\u00e9e dans un vieux t\u00e9l\u00e9viseur noir et blanc ou un garde-robe, elle semble toujours veiller sur les autres figurines de la maison.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns alignfull is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1281\" src=\"https:\/\/esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5501.jpg\" alt=\"Karine-Giboulo\" class=\"wp-image-197252\" srcset=\"https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5501.jpg 1920w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5501-300x200.jpg 300w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5501-600x400.jpg 600w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5501-768x512.jpg 768w, https:\/\/staging.esse.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/109_CJC_Larochelle_Karine-Giboulo_HAF5501-1536x1025.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><br><strong>Karine Giboulo<\/strong><br><em>Nuit d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em>, vue d\u2019installation, Mus\u00e9e Gardiner, Toronto, 2022.&nbsp;<br>Photo&nbsp;: Toni Hafkenscheid<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\"><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>C\u2019est sur une note onirique que l\u2019artiste conclut notre visite. Dans la chambre de son fils, des hockeyeurs sur table affrontent diff\u00e9rents monstres cauchemardesques tandis qu\u2019un jeune gar\u00e7on r\u00eave de visiter la Lune. On le retrouvera plus tard au bout du t\u00e9lescope dans la cour arri\u00e8re, r\u00e9alisant son r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n<p>Juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, une tente familiale Coleman fait office de campement pour des dizaines de familles et individus en situation d\u2019itin\u00e9rance, assoupi\u00b7es. La sc\u00e8ne touchante de ces groupes disparates emmitoufl\u00e9s dans le m\u00eame sac de couchage laisse poindre un avenir meilleur o\u00f9 l\u2019acc\u00e8s au logement sera un droit plut\u00f4t qu\u2019un privil\u00e8ge. En effet, si le travail de Giboulo se pose avant tout comme critique, une aura de bienveillance et des perc\u00e9es de douceur ponctuent l\u2019exposition. C\u2019est le cas de l\u2019\u0153uvre <em>Mon monde parfait, <\/em>nich\u00e9e dans le lit superpos\u00e9 de son fils, o\u00f9 les gens vivent en harmonie au sommet de pommiers luxuriants. Ou alors du potager-oasis qui pousse au fond du lavabo de l\u2019artiste, qui y r\u00e9colte ses tomates.<\/p>\n\n\n\n<p>En somme, dans le contexte actuel de surexposition m\u00e9diatique, Giboulo parvient \u00e0 cr\u00e9er une connexion forte entre le public et les probl\u00e8mes graves qu\u2019elle aborde. En utilisant l\u2019univers domestique et des objets familiers \u2013 on reconnait rapidement le luminaire et le mobilier de chambre IKEA, par exemple \u2013, elle permet aux visiteurs et visiteuses de se projeter dans des conditions difficiles qui leur paraissent habituellement lointaines. De surcroit, en ins\u00e9rant ces crises mondiales au sein d\u2019une maison de classe moyenne occidentale, elle impose au public une certaine prise de responsabilit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\">Candidate \u00e0 la maitrise en mus\u00e9ologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al, B\u00e9atrice Larochelle agit \u00e0 titre de coordonnatrice aux expositions et aux communications pour la galerie Art M\u00fbr et de co\u00e9ditrice et r\u00e9dactrice pour la revue <em>Ex_situ<\/em>.<\/p>\n\n\n<div style=\"display: none;\">B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div>\n<div style=\"display: none;\">B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div>\n<div style=\"display: none;\">B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div>\n<div style=\"display: none;\">B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div>\n<div style='display: none;'>B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div>\n<div style='display: none;'>B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div><div style='display: none;'>B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div><div style='display: none;'>B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div><div style='display: none;'>B\u00e9atrice Larochelle, Karine Giboulo<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":15,"featured_media":197257,"template":"","categories":[888],"numeros":[6594],"disciplines":[],"statuts":[],"checklist":[],"auteurs":[6642],"artistes":[3275],"thematiques":[],"type_jeunes-critiques":[3128],"class_list":["post-197258","jeunes-critiques","type-jeunes-critiques","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category-young-critic","numeros-109-water","auteurs-beatrice-larochelle-en","artistes-karine-giboulo-en","type_jeunes-critiques-laureate"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/jeunes-critiques\/197258","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/jeunes-critiques"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/jeunes-critiques"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/197257"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=197258"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=197258"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=197258"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=197258"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=197258"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=197258"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=197258"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=197258"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=197258"},{"taxonomy":"type_jeunes-critiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_jeunes-critiques?post=197258"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}