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{"id":179482,"date":"2004-01-01T19:30:00","date_gmt":"2004-01-02T00:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/quand-la-revolution-est-au-bout-de-la-fourchette\/"},"modified":"2022-11-10T12:01:21","modified_gmt":"2022-11-10T17:01:21","slug":"quand-la-revolution-est-au-bout-de-la-fourchette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/quand-la-revolution-est-au-bout-de-la-fourchette\/","title":{"rendered":"<strong>Quand la r\u00e9volution est au bout de la fourchette<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<p>Les producteurs de porcs du Qu\u00e9bec ont mal \u00e0 leur campagne par les temps qui courent : le prix du cochon est depuis quelques mois \u00e0 la baisse, les march\u00e9s stagnent faute de nouveaux d\u00e9bouch\u00e9s pour \u00e9couler les 7 millions de gorets produits chaque ann\u00e9e mais surtout faute de consommateurs en plus grand nombre pour se jeter sur le bacon, le jambon et autres filets abondamment pourvus d\u2019antibiotiques et de farine carn\u00e9e. Et l\u2019optimisme n\u2019est pas au rendez-vous : \u00abSi 1 % des consommateurs de porcs d\u00e9cidaient demain de changer leurs habitudes de consommation, cela porterait un coup dur \u00e0 notre industrie\u00bb, commentait r\u00e9cemment Cl\u00e9ment Pouliot, ex-pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des producteurs de porcs du Qu\u00e9bec, rencontr\u00e9 sur ses terres en Beauce.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e fait fr\u00e9mir le fermier. D\u2019avantage encore quand il se met \u00e0 penser que ce sc\u00e9nario catastrophe n\u2019est peut-\u00eatre pas tr\u00e8s loin des portes de sa porcherie. Car si les campagnes ont pendant longtemps dict\u00e9 les comportements alimentaires des masses, elles semblent d\u00e9sormais \u00e0 la merci des sautes d\u2019humeur des consommateurs qui, vache folle, organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s (OGM), fi\u00e8vre aphteuse, pollution, maladie du hamburger et hormones de croissance obligent, ne savent plus o\u00f9 donner de la fourchette\u2026 et qu&#8217;elles le font savoir quand vient le temps de remplir le panier d\u2019\u00e9picerie.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9volution est en marche. En t\u00e9moigne, l\u2019engouement pour les produits biologiques qui, depuis le milieu des ann\u00e9es 1990, surfent sur la vague des crises alimentaires ici comme ailleurs. Avec \u00e0 la clef des chiffres \u00e9loquent : le secteur biologique, avec ses fruits et l\u00e9gumes exempts de pesticides, d\u2019OGM \u2013 mais qui en contiennent toutefois quelques traces accidentelles \u2013, ses viandes issues de cochons, b\u0153ufs et poulets souriants et ses yogourts sans g\u00e9latine de porc ou de veau, voit ses ventes s\u2019accro\u00eetre, bon an, mal an, de 20 %. On est loin des 2 \u00e0 3 % de croissance qui rythment depuis des ann\u00e9es l\u2019\u00e9volution de l\u2019agroalimentation version conventionnelle. \u00abEt la tendance est vraiment l\u00e0 pour rester\u00bb, se r\u00e9jouit, chaque fois qu\u2019on lui en parle, Pierre Gaudet, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des producteurs biologiques du Qu\u00e9bec.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bio a le vent dans les voiles. Emportant avec lui toute une g\u00e9n\u00e9ration de r\u00e9volutionnaires anonymes qui au fil des ans ont compris que manger, loin de ravir uniquement les papilles, pouvait aussi \u00eatre un acte \u00e9minemment politique. Un acte plus seulement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 une certaine \u00e9lite et qui se d\u00e9cline d\u00e9sormais \u00e0 toutes les sauces.<\/p>\n\n\n\n<p>On aime ou on n\u2019aime pas. Mais aujourd\u2019hui, au c\u0153ur de ce nouveau rapport au monde de la bouffe, sorte \u00abd\u2019alteralimentation\u00bb, les initiatives sont d\u00e9sormais nombreuses. Et elles sont loin d\u2019\u00eatre toujours marginales. La popularit\u00e9 grandissante de l\u2019agriculture soutenue par la communaut\u00e9 (ASC), propuls\u00e9e au Qu\u00e9bec par l\u2019organisme socio-\u00e9colo-consum\u00e9riste \u00c9quiterre, parle d\u2019elle-m\u00eame : la demande est \u00e0 ce point importante que les 63 fermes artisanales actuellement dans le r\u00e9seau peinent \u00e0 r\u00e9pondre au besoin de 10 000 personnes inscrites \u00e0 ce programme. Au grand dam d\u2019un millier d\u2019autres actuellement sur listes d\u2019attente qui ne peuvent que saliver, \u00e0 d\u00e9faut de mieux, en attendant de mettre elles aussi la main sur des paniers de fruits et l\u00e9gumes certifi\u00e9s biologiques amen\u00e9s des champs du Qu\u00e9bec directement devant leur porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le paysage agroalimentaire contemporain, le mod\u00e8le s\u00e9duit, sans doute \u00e0 cause de ses tonalit\u00e9s nationalistes et de la nouvelle construction sociale du commerce qu\u2019il induit. Et ce, m\u00eame si ce jumelage entre consommateurs et producteurs n\u2019est pas tomb\u00e9 de la derni\u00e8re pluie : l\u2019ASC prend en effet ses racines au Japon, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, o\u00f9 devant l\u2019augmentation des importations de produits \u00e9trangers, une poign\u00e9e d\u2019agriculteurs nippons ont d\u00e9cid\u00e9 de faire de la r\u00e9sistance pour assurer la survie de leur production locale. Le&nbsp;<em>teikei<\/em>, litt\u00e9ralement \u00abmettre le visage du fermier sur la nourriture\u00bb, venait de prendre forme. Et avec lui, une alternative \u00e0 la mise en march\u00e9 conventionnelle, \u00e0 la production sans \u00e2me et \u00e0 l\u2019industrialisation d\u2019une bouffe inodore, incolore et insipide qui, aujourd\u2019hui encore, fait sensation partout sur la plan\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce partenariat est bien de son \u00e9poque puisqu\u2019il permet, en plus de mettre des b\u00e2tons dans les roues des multinationales de la bouffe-minute, d\u2019apporter sur les tables \u2013 en plus des traditionnelles carottes, patates, choux \u2013 bettes \u00e0 carde, fleurs d\u2019ail, feuilles de betterave, concombres-citron, c\u00e9leris chinois, tomates brunes, patates bleues, \u00e9chalotes mauves et consorts \u00e0 cuire lentement et avec amour \u2013 mais aussi avec connaissances culinaires pouss\u00e9es \u2013 comme les adeptes du Slow Food le pr\u00e9conisent depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es. Tout comme l\u2019ASC, ce mouvement, originaire d\u2019Italie, est en pleine croissance \u00e0 travers le monde avec pr\u00e8s de 65 000 adh\u00e9rents recens\u00e9s dans pr\u00e8s de 35 pays dont le Canada. Le mot d\u2019ordre : retrouver le bonheur au bout de la fourchette en luttant vertement contre les effets pervers de l\u2019industrialisation de l\u2019alimentation qui a fait perdre le go\u00fbt de l\u2019authenticit\u00e9, la saveur, les traditions culinaires et la diversit\u00e9 alimentaire. \u00abLa vitesse est un virus insidieux qui d\u00e9truit nos habitudes, envahit notre intimit\u00e9 et nos foyers, explique Carlo Petrini, l\u2019homme \u00e0 la base du Slow Food. Au nom de la productivit\u00e9, nous avons perdu les parfums de la cuisine d\u2019antan, les sp\u00e9cificit\u00e9s r\u00e9gionales mais surtout les plaisirs de la table!\u00bb Qu\u2019on se le dise.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa ligne de mire : l\u2019empire du Big Mac, qui en 1989 d\u00e9cidait d\u2019ouvrir une de ses nombreuses succursales au milieu de la Piazza di Spagna \u00e0 Rome. Une v\u00e9ritable insulte au bon go\u00fbt et \u00e0 l\u2019art de vivre italien pour Petrini et ses coll\u00e8gues qui d\u00e9j\u00e0, pendant les ann\u00e9es 1970, s&#8217;opposaient \u00e0 l&#8217;imp\u00e9rialisme culturel am\u00e9ricain sur les ondes d&#8217;une radio pirate du Pi\u00e9mont. Radio qui, du reste, diffusait gr\u00e2ce \u00e0 un \u00e9metteur de la US Navy datant de la guerre de Cor\u00e9e!<\/p>\n\n\n\n<p>N&#8217;ayant visiblement pas envie de rire des nouvelles frasques de ce clown de Ronald McDonald, ces \u00e9picuriens organisent alors la riposte. \u00c0 la blague, ils lancent un mouvement de contestation : le Slow Food, la seule fa\u00e7on pour eux de vaincre les effets d\u00e9gradants de la malbouffe en se portant \u00e0 \u00abla d\u00e9fense des traditions culinaires locales et en reconstituant la conscience gastronomique collective.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Une d\u00e9cennie plus tard, la \u00abplaisanterie\u00bb de Petrini court toujours et le Slow Food, loin d&#8217;avoir croul\u00e9 sous les tonnes de McCroquettes et autres viandes \u00abs\u00e9par\u00e9es m\u00e9caniquement\u00bb, se porte m\u00eame assez bien, merci, y compris aux \u00c9tats-Unis, bastion du pr\u00eat-\u00e0-manger et de la saveur artificielle.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Canada, le Slow Food poss\u00e8de \u00e9galement plusieurs convivium \u2013 regroupements locaux de d\u00e9fenseurs de la bonne bouffe. D&#8217;un oc\u00e9an \u00e0 l&#8217;autre, environ 500 personnes y ont adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 ce jour, dont une centaine rien qu&#8217;au Qu\u00e9bec. Leur objectif est de gratter les fonds de terroir pour renouer avec les plaisirs de la table en d\u00e9nichant tous ces produits que l&#8217;industrialisation du vivant a mis en voie d&#8217;extinction. Ces poulets \u00e9lev\u00e9s en plein air plut\u00f4t qu&#8217;en batterie. Ces fromages regorgeant de bact\u00e9ries, malmen\u00e9s par les normes sanitaires. Ces confitures sans additifs et (ou) traces d&#8217;arachides. Ces pommes go\u00fbteuses dont le calibrage ou l&#8217;aspect ne r\u00e9pondaient pas aux crit\u00e8res de la grande distribution\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Pas question toutefois pour les adeptes du Slow Food de lancer des boules de billard dans les vitrines des McDo et autres temples de l&#8217;alimentation uniforme. Le mouvement est certes contestataire mais il pr\u00e9f\u00e8re combattre l&#8217;ennemi avec une strat\u00e9gie plus lente : l&#8217;\u00e9ducation au go\u00fbt. \u00abNous ne sommes pas violents, lance Paul Cacia, pr\u00e9sident du chapitre Slow Food Qu\u00e9bec. Notre bataille est davantage ax\u00e9e sur le consommateur \u00e0 qui nous voulons faire d\u00e9couvrir de nouveaux go\u00fbts, de nouvelles saveurs\u00bb. Comment? Par des rencontres hebdomadaires avec des producteurs d&#8217;ici qui cultivent champignons atypiques, huile d&#8217;olive fine ou tomates dont les esp\u00e8ces ne se retrouvent jamais, uniformisation oblige, au rayon des fruits et l\u00e9gumes d&#8217;un supermarch\u00e9 pr\u00e8s de chez nous. \u00abNous sommes contre la monoculture et nous faisons pour \u00e7a la promotion de la biodiversit\u00e9, poursuit-il, seule fa\u00e7on, selon nous, de prot\u00e9ger notre patrimoine gastronomique. \u00c7a ne va pas r\u00e9volutionner le monde de l&#8217;alimentation, car nous ne sommes pas assez nombreux pour le faire. Mais comme nous croyons \u00e0 la lenteur, nous sommes persuad\u00e9s qu&#8217;\u00e0 la longue notre d\u00e9marche pourrait faire la diff\u00e9rence\u00bb\u2026 et, qui sait, fasse, \u00e0 long terme, tomber d&#8217;elles-m\u00eames les grandes arches jaunes qui d\u00e9corent si joliment les art\u00e8res commerciales et les lieux historiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce r\u00eave, les adeptes du Slow Food ne sont pas les seuls \u00e0 le caresser. Le millier d\u2019agriculteurs membres de l\u2019Union Paysanne, rassemblement agricole qu\u00e9b\u00e9cois vers\u00e9 dans la lutte \u00e0 la malbouffe, et le retour \u00e0 une pratique plus respectueuse de la nature, de l\u2019environnement et de l\u2019intelligence des consommateurs, aimeraient aussi voir le monde de l\u2019alimentation se transformer sous leurs yeux et sous l\u2019effet de consommateurs form\u00e9s \u00e0 la r\u00e9sistance alimentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le message est envoy\u00e9 depuis la cr\u00e9ation, en juin 2001, de l\u2019organisme qui s\u2019inspire de la Conf\u00e9d\u00e9ration paysanne fran\u00e7aise du d\u00e9sormais c\u00e9l\u00e8bre leader gaulois antimondialiste Jos\u00e9 Bov\u00e9. Et il semble avoir r\u00e9sonn\u00e9 aussi fort chez les consommateurs que chez l\u2019industrie, qui d\u00e9sormais pr\u00e9pare la contre-attaque.<\/p>\n\n\n\n<p>Car loin de d\u00e9stabiliser les marchands de Pogo et de rago\u00fbts congel\u00e9s pr\u00eats en deux minutes sans effort ni saveur, la r\u00e9sistance des consommateurs semble aujourd\u2019hui plut\u00f4t les stimuler. Avec, en guise de repr\u00e9sailles, l\u2019apparition d\u2019incongruit\u00e9s gastronomiques sur les tablettes des \u00e9piceries pr\u00eates \u00e0 r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations des r\u00e9fractaires \u00e0 l\u2019industrialisation de leur repas du soir en famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Air du temps, en Europe, les g\u00e9ants du pr\u00eat-\u00e0-manger d\u00e9clinent d\u00e9sormais leur pr\u00e9paration en conserve ou sous cellophane \u00e0 base de b\u0153uf s\u00e9par\u00e9 m\u00e9caniquement sous des formules bucoliques du genre : \u00abComme \u00e0 la maison\u00bb, \u00abFa\u00e7on grand-m\u00e8re\u00bb et autres \u00abMitonn\u00e9 dans une casserole en fonte\u00bb. Ici, les grands groupes agroalimentaires ne sont pas encore totalement rendus l\u00e0, trop pr\u00e9occup\u00e9s \u00e0 mettre doucement la main sur le secteur biologique pour mieux profiter de cette mine d\u2019or en devenir : General Mills, PepsiCo, H.J. Heinz et m\u00eame Kraft ont fait le saut en achetant ici et l\u00e0 des petites entreprises am\u00e9ricaines sp\u00e9cialis\u00e9es dans la transformation du bio, ou encore, en lan\u00e7ant leur propre ligne de produits, le ketchup par exemple, dans des versions biologiques. Loblaws, le g\u00e9ant de la distribution alimentaire canadien, poursuit \u00e9galement la multiplication de sa ligne Le Choix du Pr\u00e9sident biologique, du certifi\u00e9 bio transform\u00e9 \u00e0 grande \u00e9chelle \u00e0 partir de mati\u00e8res premi\u00e8res provenant de partout dans le monde. N\u2019en d\u00e9plaise aux aficionados du \u00abpenser globalement, agir localement\u00bb\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abTout \u00e7a \u00e9tait pr\u00e9visible, explique Robert Beauchemin, pr\u00e9sident de la Table fili\u00e8re biologique du Qu\u00e9bec. En quelques ann\u00e9es, le bio est pass\u00e9 de marginal \u00e0 produit de consommation courant. Aujourd\u2019hui, ce ne sont plus seulement des produits sains et respectueux de la nature. Ils sont devenus, comme tout le reste, des parts de march\u00e9 avec un potentiel de profit et de rentabilit\u00e9 qui s\u00e9duit, on s\u2019en doute, les g\u00e9ants de l\u2019agroalimentation.\u00bb Des g\u00e9ants qui pourraient tr\u00e8s bien transformer cette r\u00e9volution, sous l\u2019effet des demandes de leur actionnariat et des imp\u00e9ratifs \u00e9conomiques aff\u00e9rents, en un petit fiasco, se d\u00e9solent aujourd\u2019hui les fervents artisans de la lutte \u00e0 la pens\u00e9e unique culinaire.<\/p>\n<div style='display: none;'>Fabien Deglise<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[281,882],"tags":[],"numeros":[4705],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[4372],"artistes":[],"thematiques":[],"type_post":[319],"class_list":["post-179482","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archive","category-post","numeros-50-nourritures-en","statuts-archive","auteurs-fabien-deglise-en","type_post-principal"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179482","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=179482"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179482\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=179482"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=179482"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=179482"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=179482"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=179482"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=179482"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=179482"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=179482"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=179482"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=179482"},{"taxonomy":"type_post","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_post?post=179482"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}