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{"id":179520,"date":"2004-01-01T19:05:00","date_gmt":"2004-01-02T00:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/deambulations-nourricieres\/"},"modified":"2024-10-09T10:56:00","modified_gmt":"2024-10-09T15:56:00","slug":"deambulations-nourricieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/deambulations-nourricieres\/","title":{"rendered":"<strong>D\u00e9ambulations nourrici\u00e8res<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<p><em>Saisir la nourriture<br>Le cru et le cuit<br>Suivre le parcours des transformations<br>La logique de quelque cha\u00eene fractur\u00e9e<br>Se situer sur les rhizomes<br>Entre<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La pomme d\u2019Adam ou le petit pois?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par o\u00f9 commencer<br>\u2013 Du corps qui a besoin de manger<br>qui aime le faire<br>qui parfois ne peut<br>\u2013 De la g\u00e9ographie des produits donn\u00e9s<br>sauvages, cultiv\u00e9s, \u00e9lev\u00e9s<br>\u2013 De l\u2019humain qui transforme tout ce qu\u2019il a dans les mains<br>ou ce qu\u2019il y a dans celles de l\u2019autre<br>le corps y compris<br>s\u00e9parer, m\u00e9langer, associer, cuire, servir<br>\u2013 D\u2019un plat cuisin\u00e9 avec tout ce qui le compose<br>avant, pendant, apr\u00e8s<br>\u2013 De la situation sur la cha\u00eene : tout le monde d\u00e9f\u00e8que, beaucoup mangent trop, beaucoup ne mangent pas, certains cuisinent, d\u2019autres r\u00e9coltent, abattent, vendent, transportent, manipulent, ne font rien.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Geste<\/em><br>Dans la yourte, la jeune femme se l\u00e8ve avant, ranime le feu de crottin, remplit deux bouilloires d\u2019eau, les d\u00e9pose sur le po\u00eale, se recouche. Se rel\u00e8ve, concasse un peu de th\u00e9, le jette dans l\u2019eau, puis du sel et sort. Plus tard, ajoute trois louches de lait de ch\u00e8vre, le s\u00fc\u00fctei tsai est pr\u00eat. Un bol fumant m\u2019est offert, puis aux autres, par elle, tenu dans la main droite, le bras tendu, le coude soutenu par la main gauche.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Geste<\/em><br>Boire le vide. Ce manque \u00e0 la main, \u00e0 la bouche, au nez (cette frustration) lorsque la serveuse d\u00e9barrasse trop vite le verre de vin vide. L\u2019enl\u00e8ve avant que j\u2019aie bu le fond, les derni\u00e8res gouttes, la derni\u00e8re goutte, port\u00e9 aux l\u00e8vres plusieurs fois le verre plein d\u2019odeurs, de traces, de va-et-vient.<\/p>\n\n\n\n<p><em>March\u00e9<\/em><br>Dans une friche ferm\u00e9e de hauts murs, le march\u00e9 des femmes. \u00abTomates!\u00bb, ignames pil\u00e9es, l\u00e9gumes broy\u00e9s, marmites sur les feux,&nbsp;<em>fufu<\/em>&nbsp;dans l\u2019assiette, rires. Ma poche \u00e0 Lom\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Quotidien<\/em><br>Sur la photo, encore ces immenses yeux ouverts dans une t\u00eate d&#8217;enfant noir d\u00e9charn\u00e9, cadr\u00e9 avec trop de beaut\u00e9. Une magnifique t\u00eate, l\u00e9g\u00e8rement pench\u00e9e en avant, entre les \u00e9paules saillantes, le collier des clavicules accueillant le bas du visage, des l\u00e8vres fermes s&#8217;offrant \u00e0 la lumi\u00e8re. Aucune souffrance n&#8217;\u00e9mane du regard, une interrogation profonde, lucide, sur le monde. Impossible de penser qu&#8217;il peut mourir. J&#8217;encadre le visage de mes mains, je le regarde, fascin\u00e9, sans trouble. Il me donne. Aujourd&#8217;hui, sans doute mort.<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u00e0<\/em><br>15 juillet 2000, Caf\u00e9-refuge d\u2019Assamsouk, Haut Atlas (2 350 m). Dans un coin, un peu malade, je regarde ces hommes accroupis ou assis bas qui mangent des tajines br\u00fblants avec le pain. Puis le th\u00e9 encore plus chaud. La pi\u00e8ce sombre et quelques rayons de lumi\u00e8re couch\u00e9e. Le tenancier est au feu. Une seule femme, \u00e0 la vaisselle, qui bient\u00f4t s\u2019en va, quelques vivres serr\u00e9es dans un tissu. Les hommes aussi s\u2019en vont dans le noir. Je m\u2019allonge pour dormir, dans le coin encore. La nuit, du mouvement et le feu vif. \u00c0 quatre heures, le tenancier fait ses pains : la p\u00e2te dans une bassine rouge, les galettes \u00e9tal\u00e9es sur une couverture en deux couches, la cuisson dans le four, une vingtaine peut-\u00eatre. Omelette et th\u00e9. Dehors, assis contre le mur dans le vent de poussi\u00e8re, je regarde le camion charg\u00e9. J\u2019aimerais monter dessus pour continuer. Il devait partir, les hommes sont all\u00e9s \u00e0 un petit mariage. J\u2019attends calmement seul. C\u2019est ma journ\u00e9e, attendre pr\u00e8s du camion et \u00eatre bien dans la poussi\u00e8re. Boire un peu, faire mes besoins, ne rien manger. \u00c0 trois heures, je m\u2019assieds au-dessus des sacs, entre les caisses de poules, des hommes et le vide. Haut pour traverser un nouveau morceau de montagne splendide.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Bol<\/em><br>Dans l\u2019appartement, je regarde les quelques bols qui manifestent si bien le lien entre les gestes des mains en mati\u00e8re sur le vide, cette attente du vide pour un plein, de nouveau les gestes de la main pour prendre. Les plus ordinaires dans la forme viennent de Marrakech, ils sont orn\u00e9s de motifs g\u00e9om\u00e9triques peints simplement sur le fond cr\u00e8me; les plus ferm\u00e9s sont deux s\u00e9n\u00e9galais en terre brune; les plus petits viennent du Japon, ils ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9s avec An dans un salon de th\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al, o\u00f9 je lui en ai laiss\u00e9 choisir deux.<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u00e9gume<\/em><br>Quand je cuisine des poivrons et des aubergines, je pense parfois aux photos de Weston. Par contre, ces photos ne rappellent pas les l\u00e9gumes, plut\u00f4t le petit myst\u00e8re d\u2019une forme envelopp\u00e9e dans une sensualit\u00e9 qui la p\u00e9n\u00e8tre. Avec la lumi\u00e8re, le photographe sculpte le poivron en un corps siamois, une anamorphose osseuse et charnue. La ligne du dos s\u00e9pare l&#8217;un et les deux. En haut, des bras-t\u00eates inachev\u00e9s tremblent un peu le regard. En bas, les yeux palpent le model\u00e9 de larges fesses.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Corps<\/em><br>L\u2019enfant triture, mange, projette la mati\u00e8re, en d\u00e9borde : banane \u00e9cras\u00e9e, pur\u00e9e de pomme de terre, caca prout, confiture de framboise, michpopote de terre, d\u2019herbes, de fleurs. Les yeux vers sa m\u00e8re qui a envie de le manger tout cru. Toi aussi mon amour!<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u00e9gume<\/em><br>L&#8217;oignon s&#8217;\u00e9pluche jusqu&#8217;\u00e0 rien.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Geste<\/em><br>Le plaisir de le faire avec les mains : \u00e9craser entre les paumes des rates cuites dans l&#8217;\u00e9pluchure, les rissoler dans la po\u00eale.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Espace<\/em><br>Pierre sait que, pour accueillir des populations maghr\u00e9bines dans les habitats qu\u2019il dessine, la cuisine \u2013 domaine r\u00e9serv\u00e9 ou impos\u00e9 \u00e0 la femme \u2013 doit \u00eatre ferm\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Balade<\/em><br>Sur la Corniche du Nil, jusqu&#8217;au pont de Sitta W-&#8216;Ashr\u00een Y\u00fblu, puis pouss\u00e9e vers le quartier du Bulacq. Au coin, fast-food de p\u00e2tes froides, riz aux oignons, lentilles, servis d\u00e9bordants dans des bols \u00e0 jeter. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, une \u00e9norme boucherie d\u00e9goulinante. Toujours, le mouvement de tous les d\u00e9placements, les klaxons, le chant du Coran dans les haut-parleurs, la crasse. Th\u00e9 et p\u00e2tisseries chez Groppi qui se meurt.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ramadan<\/em><br>La ville se presse. Seize heures trente, tout est ferm\u00e9, les petits caf\u00e9s-restos ouvrent leur fa\u00e7ade; les milliers de tables de charit\u00e9 sont dress\u00e9es, la cruche d&#8217;eau en plastique couleur vive, puis les plats offerts; quelques personnes s&#8217;assoient en attente du signal. Dix-sept heures, le chant plus fort, tout le monde mange, nous chez Groppi, les policiers sur place, seuls dans la rue. Dix-sept heures trente, les tables de charit\u00e9 d\u00e9mont\u00e9es, les restes jet\u00e9s, la ville red\u00e9marre en klaxons vers la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Nappe<\/em><br>Couch\u00e9e sur la nappe de papier au bord d\u2019un verre de vin, un dimanche 16 septembre 2001 tr\u00e8s pluvieux \u00e0 l\u2019Arcadi. Cette belle question :&nbsp;<em>L\u2019espace s\u2019ouvre en vide \u00e0 la terre. Sur cette terre, des \u00eatres et des choses, entre eux, donnent formes aux espaces. Comment, dans ce vide, sur cette terre, entre le mouvement des \u00eatres et des choses, entre le monde et soi, traverser, habiter, produire quelque concr\u00e9tion?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Geste<\/em><br>Parfois, cet homme, tr\u00e8s loin d\u2019une religion reconnue, encore plus loin de celle de son enfance, parfois quand il est seul chez lui, avant de commencer \u00e0 manger, juste apr\u00e8s s\u2019\u00eatre assis, en m\u00eame temps que de respirer un peu plus fort, cet homme pense \u00e0 faire le signe de croix. Parfois m\u00eame il le fait, aux hommes, aux dieux, au monde, au repas qu\u2019il prend trop vite et mal parce que seul chez lui. Au caf\u00e9, il a le papier de la nappe, le journal, la vie des autres.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Invitation<\/em><br>\u00c0 Ispahan, le vendredi, les parcs sont envahis de familles qui d\u00e9barquent, parfois de tr\u00e8s loin, avec tapis, r\u00e9chauds, casseroles, ingr\u00e9dients pour pr\u00e9parer le repas. Alors, je choisis une famille, me tiens \u00e0 proximit\u00e9, attends qu\u2019elle m\u2019invite, m\u2019assieds, sort de mon sac quelque chose \u00e0 partager et nous mangeons.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Exclusion<\/em><br>Puisque je ne suis pas orthodoxe (ni Grec), un moine me retient \u00e0 l\u2019entr\u00e9e d\u2019un r\u00e9fectoire du mont Athos : \u00abAsseyez-vous sur ce banc et attendez! Vous pourrez manger apr\u00e8s les autres!\u00bb J\u2019entre donc quand l\u2019espace est vid\u00e9 des hommes et des plats, que tout est en restes\u2026 Je mange seul et froid dans une trop grande salle communautaire.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pomme et poire<\/em><br>Un 29 d\u00e9cembre : Une journ\u00e9e, encore, de son poids. Lev\u00e9e dans ses automatismes. Le lys fig\u00e9, p\u00e9tales retourn\u00e9s, l&#8217;ombre en satyre. Deux oranges coup\u00e9es, l&#8217;\u00e9tiquette Valencia, d\u00e9coll\u00e9e vers une pens\u00e9e douce. Sur la table vide, je regarde une assiette de huit poires en rond. Des morceaux de l&#8217;enfance d&#8217;une femme en cadeau. Tenues en rondeur dans sa main. Ces poires seront toujours son pass\u00e9 : la ferme, le p\u00e8re, la m\u00e8re, avec l&#8217;odeur qui prend le pr\u00e9sent. Tout \u00e7a plus fort que mon propre souvenir d&#8217;enfance dans le jardin.<\/p>\n\n\n\n<p>Le souvenir de l&#8217;un emp\u00eacherait-il le souvenir de l&#8217;autre?<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est dans l&#8217;enfance que commence cette question : \u00abTu aimes mieux les pommes ou les poires?\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux disent que parfois le choix est impossible.<\/p>\n\n\n\n<p>Seule la poire est fondante et juteuse \u00e0 ce point. Sa forme est plus risqu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Objet&nbsp;<\/em><br>En choisir un, tranchant (pour tuer, couper, s\u00e9parer, donner) ou contenant (pour rassembler, garder, offrir). Le couteau ou le bol?<\/p>\n\n\n\n<p><em>Geste<\/em><br>Dans la cuisine d\u2019Oulan-Bator, Khishgee saisit la mati\u00e8re \u00e0 pleines mains. Ses gestes sont rapides, pr\u00e9cis, efficaces. Me montrant comment on referme la p\u00e2te des&nbsp;<span style=\"white-space: nowrap;\"><em>huushuur<\/em><a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - Poche de p\u00e2te avec viande hach\u00e9e cuite dans l\u2019huile (Mongolie).<\/span>, elle multiplie les mani\u00e8res et les ornements. Me regardant, elle r\u00e9p\u00e8te sans cesse&nbsp;<em>No good<\/em>&nbsp;en riant.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Espace<\/em><br>Khishgee aime s\u2019agenouiller sur la chaise install\u00e9e au pied du r\u00e9chaud, contre l\u2019appui de fen\u00eatre. Ainsi, elle regarde la place entre les immeubles en cuisinant. Pour manger, c\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle s\u2019assied, un peu \u00e0 l\u2019\u00e9cart, dans le dos de son mari, d\u2019un fils, d\u2019un passant, attabl\u00e9. Il y a aussi une chaise \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la sienne. Parfois je m\u2019asseyais l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Glaner<\/em><br>Dans son film, la glaneuse, Agn\u00e8s Varda, partage, avec&nbsp;<em>les glaneurs<\/em>, les habitudes, les remous, les codes d\u2019une pr\u00e9caire n\u00e9cessit\u00e9. Les restes des uns se prennent en tr\u00e9sors pour d\u2019autres. Un quotidien est invent\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Geste<\/em><br>D\u00f4gen : \u00abUn esprit clarifi\u00e9 et tranquille n&#8217;est ni borgne, ni aveugle, il embrasse tous les aspects de la r\u00e9alit\u00e9. La feuille de l\u00e9gume que vous tenez dans votre main devient le corps sacr\u00e9 de l&#8217;ultime r\u00e9alit\u00e9 et ce corps que vous tenez avec respect redevient simple <span style=\"white-space: nowrap;\">l\u00e9gume<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-2\" href=\"#footnote-2\"><sup>2<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-2\"><a href=\"#fn-ref-2\"> 2 <\/a> - D\u00f4gen,&nbsp;<em>Instructions au cuisinier zen<\/em>, Le promeneur, Paris, 1994, p. 24.<\/span>.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Par o\u00f9 commencer?<\/p>\n<div style='display: none;'>Jean-Fran\u00e7ois Pirson<\/div><div style='display: none;'>Jean-Fran\u00e7ois Pirson<\/div><div style='display: none;'>Jean-Fran\u00e7ois Pirson<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[281,882],"tags":[],"numeros":[4705],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[4542],"artistes":[],"thematiques":[],"type_post":[319],"class_list":["post-179520","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archive","category-post","numeros-50-nourritures-en","statuts-archive","auteurs-jean-francois-pirson-en","type_post-principal"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179520","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=179520"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179520\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":256356,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/179520\/revisions\/256356"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=179520"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=179520"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=179520"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=179520"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=179520"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=179520"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=179520"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=179520"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=179520"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=179520"},{"taxonomy":"type_post","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_post?post=179520"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}