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{"id":180041,"date":"2002-05-01T19:35:00","date_gmt":"2002-05-02T00:35:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/les-tourbillons-de-lart-amerindien-au-quebeclapartheid-museal-une-piste-piegee\/"},"modified":"2023-03-03T17:02:55","modified_gmt":"2023-03-03T22:02:55","slug":"les-tourbillons-de-lart-amerindien-au-quebeclapartheid-museal-une-piste-piegee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/les-tourbillons-de-lart-amerindien-au-quebeclapartheid-museal-une-piste-piegee\/","title":{"rendered":"<strong>Les tourbillons de l\u2019art am\u00e9rindien au Qu\u00e9bec<br>L\u2019apartheid mus\u00e9al : une piste pi\u00e9g\u00e9e<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<p>Au Qu\u00e9bec, les pratiques r\u00e9centes en art am\u00e9rindien ne b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;aucun support institutionnel sp\u00e9cifique dans le champ de l&#8217;art. Il n&#8217;y a pas de secr\u00e9tariat d&#8217;art autochtone rattach\u00e9 au Conseil des Arts et des Lettres du Qu\u00e9bec ou au minist\u00e8re de la Culture, comme c&#8217;est le cas \u00e0 Ottawa au Conseil des Arts du Canada. Le secr\u00e9tariat des Affaires autochtones rattach\u00e9 au cabinet du Premier ministre favorise plut\u00f4t le d\u00e9veloppement du commerce culturel, des foires et des grandes manifestations, avec un fort penchant pour l&#8217;artisanat et le folklore. Il n&#8217;y a jamais eu aucune exposition am\u00e9rindienne au mus\u00e9e d&#8217;art contemporain de Montr\u00e9al ni au mus\u00e9e du Qu\u00e9bec, sauf la petite exposition de dessin par le c\u00e9l\u00e8bre peintre ojibwe Norval Morrisseau en 1966.<\/p>\n\n\n\n<p>La vague d&#8217;int\u00e9r\u00eat suscit\u00e9e par l&#8217;incompr\u00e9hension et la brutalit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements de Kanehsatake et de Kahnawake, et surtout par les c\u00e9l\u00e9brations europ\u00e9ano-am\u00e9ricaines du 500<sup>e<\/sup>&nbsp;anniversaire de la \u00ab d\u00e9couverte \u00bb des Am\u00e9riques, a cependant donn\u00e9 lieu \u00e0 plusieurs grandes expositions dans les mus\u00e9es d&#8217;art et de civilisation de la r\u00e9gion de la Capitale f\u00e9d\u00e9rale (Ottawa-Hull) dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1990. \u00c0 elle seule, l&#8217;ann\u00e9e 1992 est marqu\u00e9e par deux grandes expositions :&nbsp;<em>Terre, Esprit, Pouvoir<\/em>.&nbsp;<em>Les Premi\u00e8res Nations<\/em>&nbsp;au Mus\u00e9e des Beaux-Arts du Canada et&nbsp;<em>lndigena. Perspectives autochtones contemporaines<\/em>&nbsp;au Mus\u00e9e canadien des civilisations. Hors des mus\u00e9es, Montr\u00e9al accueillera n\u00e9anmoins en 1992, dans les Maisons de la culture, l&#8217;exposition&nbsp;<em>Nouveaux Territoires, 350\/500 ans apr\u00e8s. Une exposition d&#8217;art aborig\u00e8ne du <\/em><span style=\"white-space: nowrap;\"><em>Canada<\/em><a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - Produite par Vision Plan\u00e9taire, elle conna\u00eetra deux volets nomades, dont un au Mexique. C&#8217;est la seule exposition d&#8217;envergure du d\u00e9but des ann\u00e9es 1990.<\/span><em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En 1995, \u00e0 l&#8217;initiative du commissaire Gerald McMaster, le Mus\u00e9e des civilisations de Hull parraine l&#8217;artiste Edward Poitras, premier autochtone \u00e0 repr\u00e9senter le Canada pour le centenaire de la prestigieuse Biennale de Venise. En 1998, y aura lieu la derni\u00e8re grande exposition d&#8217;art contemporain,&nbsp;<em>Reservation X<\/em>, mais aucun artiste am\u00e9rindien de l&#8217;Est ne figure dans la s\u00e9lection r\u00e9unissant des cr\u00e9ateurs vivant au Canada anglais et aux \u00c9tats-Unis. Le catalogue est aussi publi\u00e9 uniquement en anglais. \u00c0 Qu\u00e9bec, le Mus\u00e9e de la civilisation, apr\u00e8s avoir programm\u00e9 en 1991 l&#8217;originale exposition th\u00e9matique&nbsp;<em>Sous le regard de l&#8217;animal : l&#8217;\u0153il am\u00e9rindien<\/em>, avec Diane Robertson, Domingo Cisneros, Ron Noganosh et Edward Pa\u00eetras, n&#8217;inaugurera qu&#8217;en 1998 une exposition permanente intitul\u00e9e&nbsp;<em>Nous, les Premi\u00e8res Nations<\/em>, qui n&#8217;accueille qu&#8217;une \u0153uvre am\u00e9rindienne contemporaine,&nbsp;<em>Le pi\u00e8ge qui s&#8217;efface<\/em>, de Diane Robertson (1992). Nulle part ailleurs au Canada le clivage mus\u00e9al art\/ethnographie pour l&#8217;art am\u00e9rindien n&#8217;est-il aussi marqu\u00e9 qu&#8217;au Qu\u00e9bec. Ce qui a fait dire \u00e0 certains qu&#8217;on assiste \u00e0 une n\u00e9o-ethnologisation de l&#8217;imaginaire autochtone dans les institutions dites \u00ab de civilisation \u00bb. Ce n&#8217;est pas de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0 que \u00e7a se passe.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les \u00e9pigones des missionnaires du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;art : l&#8217;usurpation ?<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans la foul\u00e9e des turbulences post-Kanehsatake et Kahnawake, les ann\u00e9es 1990 ont vu se profiler une s\u00e9rie d&#8217;initiatives sans lendemain, chacune prometteuse de la mise sur pied d&#8217;infrastructures devant favoriser la promotion et la diffusion des artistes am\u00e9rindiens et de l&#8217;art autochtone. Mais, une fois l&#8217;\u00e9v\u00e9nement initial r\u00e9alis\u00e9 et les subventions d\u00e9pens\u00e9es,&nbsp;<em>Windigo<\/em>&nbsp;les emporte &#8211; ou il s&#8217;agit d&#8217;un organisme qui donne dans la culture de masse sans professionnalisme, confondant folklore, commerce r\u00e9cr\u00e9o-touristique, artisanat et art de cr\u00e9ation. Malgr\u00e9 de bonnes intentions et de beaux discours, ces organismes opportunistes sont au service de I&#8217;\u00c9tat et recherchent la caution d&#8217;Indiens de service. C&#8217;est la stagnation et la confusion entre culture du spectacle et ignorance et, de toute fa\u00e7on, jusqu&#8217;\u00e0 maintenant, de tr\u00e8s rares fonctionnaires ont manifest\u00e9 critiques ou appuis. Ce n&#8217;est pas sur ces \u00e9pigones des \u00ab robes noires \u00bb, reconverties dans la culture, qu&#8217;il faut compter.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Du c\u00f4t\u00e9 des communaut\u00e9s&nbsp;: des avanc\u00e9es prometteuses<\/h2>\n\n\n\n<p>Suivant les traces du Woodland Culturel Centre, et sous l&#8217;impulsion de collaborations croissantes entre artistes, organismes et groupes d&#8217;artistes am\u00e9rindiens, nombre de communaut\u00e9s, sur les r\u00e9serves s&#8217;ouvrent \u00e0 la culture et \u00e0 l&#8217;art de cr\u00e9ation. Les trop rares mus\u00e9es ou centres culturels comme le Mus\u00e9e am\u00e9rindien des Piekuamilnuatsh de Mashteuiatsh, le Centre culturel Kanien&#8217;kehaka Onkwaw\u00e9en&nbsp;: na Raotitiohkwa chez les Mohawks de Kahnawake, les maisons de la culture Arouane et Tsa8enhohi \u00e0 Wendake, ainsi que certains centres d&#8217;Amiti\u00e9s autochtones comme celui de Val-d&#8217;Or (Algonquin) sont des acteurs locaux pour le d\u00e9veloppement d&#8217;une circulation de l&#8217;art am\u00e9rindien dans nos <span style=\"white-space: nowrap;\">communaut\u00e9s<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-2\" href=\"#footnote-2\"><sup>2<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-2\"><a href=\"#fn-ref-2\"> 2 <\/a> - Voir Guy Sioui Durand, \u00ab De l&#8217;exigu\u00eft\u00e9 puissante \u00bb,&nbsp;<em>En marge<\/em>, \u00c9ditions d&#8217;art le Sabord, 1999.<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p>Par exemple, en 1994, le&nbsp;<em>Symposium inter-qu\u00e9b\u00e9cois. culturel Nishk&#8217;e Tshitapmuk<\/em>&nbsp;<em>(Sous le regard de l&#8217;Outarde)<\/em>&nbsp;se tenait \u00e0 Mashteuiatsh. L&#8217;ouverture d&#8217;une salle pour les expositions d&#8217;art contemporain au Mus\u00e9e de Mashteuiatsh, qui a accueilli l&#8217;exposition&nbsp;<em>Culture mat\u00e9rielle, Objets de cr\u00e9ation<\/em>.&nbsp;<em>Murmure du pass\u00e9, \u00e9cho du pr\u00e9sent<\/em>&nbsp;\u00e0 l&#8217;\u00e9t\u00e9 2001, est \u00e0 souligner. Pour sa part, le centre culturel de Kahnawake s&#8217;est fait l&#8217;h\u00f4te du&nbsp;<em>Cabaret de la Grande Tortue<\/em>, ax\u00e9 sur l&#8217;art action, au printemps et c&#8217;est \u00e0 Wendake qu&#8217;ont sans doute eu lieu les authentiques comm\u00e9morations du Trait\u00e9 de la Grande Paix de Montr\u00e9al et non pas \u00e0 Montr\u00e9al. L&#8217;hommage communautaire au Grand Chef Kondiaronk \u00e0 Wendake n&#8217;\u00e9tait aucunement une manifestation isol\u00e9e. L&#8217;animation de la Maison de la culture Tsa8enhohi par la Fondation Agondashia, qui pr\u00e9sentait les documents audio-visuels de la nouvelle alliance g\u00e9opolitique entre les Nations de la diaspora des Wendats (les Wyandots d&#8217;Oklahoma, du Kansas et d&#8217;Anderson) lors du retour en Huronie (1999), a aussi servi d&#8217;ancrage culturel. En effet, ces faits sociaux inspirent le nomadisme des quelques cr\u00e9ateurs Hurons-Wendats qui, comme on va le voir, ont \u00e9t\u00e9 actifs dans le champ de l&#8217;art (<em>Le cabaret de la Grande Tortue, Le retour de l&#8217;Ours-Tortue<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La complicit\u00e9 des r\u00e9seaux et les m\u00e9tissages interdisciplinaires<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour les quelques cr\u00e9ateurs autochtones issus des dix Premi\u00e8res Nations \u00e9tablies dans le Nord-Est de l&#8217;Am\u00e9rique (Mikma&#8217;k, Mal\u00e9cites, Hurons-Wendats, Waban Aki, Mohawks, Algonquins, Attikamekw, lnnus, Cris et Naskapis), ainsi que pour les Inuit du Nunavik, c&#8217;est essentiellement en complicit\u00e9 avec les \u00e9v\u00e9nements cr\u00e9\u00e9s par les centres d&#8217;artistes et les centres d&#8217;exposition que l&#8217;art am\u00e9rindien de cr\u00e9ation a pris place et a \u00e9volu\u00e9 au Qu\u00e9bec au cours de la derni\u00e8re <span style=\"white-space: nowrap;\">d\u00e9cennie<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-3\" href=\"#footnote-3\"><sup>3<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-3\"><a href=\"#fn-ref-3\"> 3 <\/a> - Voir Guy Sioui Durand, \u00ab R\u00e9surgence de l&#8217;art am\u00e9rindien \u00bb,&nbsp;<em>L&#8217;art comme alternative. R\u00e9seaux et pratiques d&#8217;art parall\u00e8le au Qu\u00e9bec<\/em>, 1976-1996. Sociologie critique,&nbsp;<em>les \u00c9ditions Interventions<\/em>, Qu\u00e9bec, 1997, p. 198\u00b7201.<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux mots cl\u00e9s favorisent l&#8217;\u00e9closion de l&#8217;imaginaire am\u00e9rindien : r\u00e9seaux et interdisciplinarit\u00e9. La pr\u00e9sence dans les \u00e9v\u00e9nements d&#8217;art (symposiums et expositions collectives dans les centres d&#8217;artistes autog\u00e9r\u00e9s et les Maisons de la culture) est devenue l&#8217;alternative \u00e0 l&#8217;indiff\u00e9rence mus\u00e9ale. En 1981, Langage Plus d&#8217;Alma ouvre la voie en pr\u00e9sentant les oeuvres de Domingo Cisneros. Suivront ensuite plusieurs centres d&#8217;artistes comme Est-Nord-Est (<em>M\u00e9tissages<\/em>, 1994); 3<sup>e<\/sup>&nbsp;Imp\u00e9rial (<em>L&#8217;Art et l&#8217;Eau II<\/em>, 1994); Langage Plus (<em>Paysages Inter Sites<\/em>, 1996;&nbsp;<em>Au Nom de la Terre<\/em>, 1998); Oboro (<em>Cyber Pow Wow<\/em>, 1996-2001 ); Le Lieu (<em>Resign\/nation<\/em>&nbsp;d&#8217;Edward Poitras, 2000) et Skol pour la r\u00e9sidence de Sonia Robertson,&nbsp;<em>Dialogue entre elle et moi \u00e0 propos de l&#8217;esprit des animaux<\/em>&nbsp;(hiver 2002). Soulignons \u00e0 nouveau le d\u00e9veloppement accentu\u00e9 de cr\u00e9ations interdisciplinaires qui permettent la circulation entre disciplines et &nbsp;\u00ab indiscipline \u00bb cr\u00e9atrice, dites d&#8217;esth\u00e9tiques relationnelles et d&#8217;interactions multim\u00e9dias. S&#8217;y m\u00e9tissent les fondements am\u00e9rindiens de l&#8217;imaginaire : l&#8217;oralit\u00e9 et les rythmes, la spiritualit\u00e9 des animaux et les suspensions, le respect \u00e9cologique de la Terre-M\u00e8re et des cr\u00e9ations in <span style=\"white-space: nowrap;\">situ<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-4\" href=\"#footnote-4\"><sup>4<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-4\"><a href=\"#fn-ref-4\"> 4 <\/a> - Voir Guy Sioui Durand, \u00ab L&#8217;indiscipline : essai sur deux zones fluides de l&#8217;interdisciplinarit\u00e9 en art \u00bb, dans&nbsp;<em>Penser l&#8217;indiscipline. Recherches interdisciplinaires en art contemporain<\/em>, Optica, Montr\u00e9al, 2002, p. 53-71.<\/span>. Cette logique en r\u00e9seau assure m\u00eame un rayonnement international. comme ce fut le cas lors de la r\u00e9cente exp\u00e9dition de cr\u00e9ateurs Hurons-Wendats et Ilnus&nbsp;<em>Des Indiens d&#8217;Am\u00e9rique au pays des Ainus<\/em>&nbsp;du Japon lors des festivals Multi Media Art and Communication, MMAC (Tokyo) et Aizu Art College, AAC (Aizu-Mishima) en septembre 2000. Au Qu\u00e9bec, les revues d&#8217;art, les ouvrages collectifs et les documentaires audiovisuels assurent ponctuellement, comme le fait la revue&nbsp;<em>ESSE<\/em>avec ce dossier, la couverture de l&#8217;imaginaire <span style=\"white-space: nowrap;\">am\u00e9rindien<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-5\" href=\"#footnote-5\"><sup>5<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-5\"><a href=\"#fn-ref-5\"> 5 <\/a> - Il en va de m\u00eame de certaines productions audiovisuelles comme les films d&#8217;Alanis Obomsawin (Kanehsatake, 270 ans de r\u00e9sistance, ONF, 1993), d&#8217;Arthur Lamothe (L&#8217;\u00e9cho des Songes, 1993), et de Ren\u00e9 Labelle-Sioui (Kanata, ONF, 1998) ou l&#8217;\u00e9mission La Culture autochtone pour la s\u00e9rie La Vie d&#8217;artiste (SRC, 1999). Plusieurs ouvrages font aussi place \u00e0 des essais sur l&#8217;art autochtone contemporain. Mentionnons John K. Grande,&nbsp;<em>Art, Nature et Soci\u00e9t\u00e9<\/em>&nbsp;(Montr\u00e9al, Les \u00e9ditions \u00c9cosoci\u00e9t\u00e9, 1997), Guy Sioui Durand,&nbsp;<em>L&#8217;art comme alternative. R\u00e9seaux et pratiques d&#8217;art parall\u00e8le au Qu\u00e9bec<\/em>&nbsp;<em>1976-1996<\/em>&nbsp;(Inter \u00e9diteur, Qu\u00e9bec, 1997), Lisa Fitzgibbons (\u00e0 la dir.),&nbsp;<em>En marge<\/em>&nbsp;(\u00c9ditions d&#8217;art Le Sabord), 1999, Guy Bellavance (\u00e0 la dir.),&nbsp;<em>Monde et r\u00e9seaux de l&#8217;art. Diffusion, migration et cosmopolitisme en art contemporain<\/em>&nbsp;(Liber, Montr\u00e9al, 2000).<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est plus sp\u00e9cifiquement de l&#8217;ann\u00e9e 2001 , le renouvellement de la dualit\u00e9 artistique Art\/Nature dans les jardins et les parcs au printemps et \u00e0 l&#8217;\u00e9t\u00e9, ainsi que deux \u00e9v\u00e9nements en marge &#8211; et m\u00eame comme alternative aux manifestations officielles entourant la Grande Paix de Montr\u00e9al 1701-2001 &#8211; , me semblent des espace-temps significatifs des tourbillons de l&#8217;art am\u00e9rindien au Qu\u00e9bec en 2001. Ils sont marqu\u00e9s par une audace d&#8217;exp\u00e9rimentation interdisciplinaire qui se fonde sur l&#8217;oralit\u00e9 de l&#8217;art action et la cr\u00e9ation in situ, comme on le verra dans les trois chapitres suivants : Art\/Nature &#8211; l&#8217;\u00e9t\u00e9 d&#8217;art de tous les jardins; oralit\u00e9s interdisciplinaires de&nbsp;<em>Copper Thunderbird<\/em>&nbsp;et du&nbsp;<em>Cabaret de la Grande Tortue<\/em>; et&nbsp;<em>Le Retour de l&#8217;Ours-Tortue.<\/em><\/p>\n<div style='display: none;'>Diane Robertson, Domingo Cisneros, Guy Sioui Durand, Nation to Nation, Ron Noganosh, Sonia Roberston<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[281,882],"tags":[],"numeros":[4924],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[4494],"artistes":[4977,4978,4979,4980,4981],"thematiques":[],"type_post":[],"class_list":["post-180041","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archive","category-post","numeros-45-amerindie-en","statuts-archive","auteurs-guy-sioui-durand-en","artistes-diane-robertson-en","artistes-domingo-cisneros-en","artistes-nation-to-nation-en","artistes-ron-noganosh-en","artistes-sonia-roberston-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/180041","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=180041"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/180041\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=180041"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=180041"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=180041"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=180041"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=180041"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=180041"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=180041"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=180041"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=180041"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=180041"},{"taxonomy":"type_post","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_post?post=180041"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}