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{"id":180073,"date":"2002-05-01T19:15:00","date_gmt":"2002-05-02T00:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/esse.ca\/des-signaux-daudace-en-provenance-des-peuplades-du-grand-nord\/"},"modified":"2022-11-21T11:47:40","modified_gmt":"2022-11-21T16:47:40","slug":"des-signaux-daudace-en-provenance-des-peuplades-du-grand-nord","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/des-signaux-daudace-en-provenance-des-peuplades-du-grand-nord\/","title":{"rendered":"<strong>Des signaux d\u2019audace en provenance des peuplades du Grand Nord<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p>[In French]<\/p>\n\n\n\n<p>Un survol de l&#8217;art actuel am\u00e9rindien serait incomplet sans porter le regard vers le Grand Nord. En art comme en politique, les signaux les plus encourageants d&#8217;un avenir meilleur pour les Premiers Peuples viennent peut-\u00eatre des Inuit. Il y a \u00e0 peine 70 ans, les communaut\u00e9s inuites du Grand Nord vivaient de mani\u00e8re autarcique, \u00e0 peine contamin\u00e9es par le mode de vie nord-am\u00e9ricain.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9couverte du g\u00e9nie sculptural inuit, avec sa riche culture mythologique et son rapport fabuleux \u00e0 une nature excessive, que leurs artistes ont traduits de mani\u00e8re unique, a imm\u00e9diatement fascin\u00e9 le monde du Sud et d&#8217;Europe. L&#8217;\u00c9tat canadien, le march\u00e9 de l&#8217;art et une client\u00e8le internationale ont aussi rapidement accueilli le g\u00e9nie exceptionnel des sculptures inuites.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne compte plus les grandes expositions d&#8217;art inuit, la derni\u00e8re en date ayant \u00e9t\u00e9&nbsp;<em>IQQAIPAA. L&#8217;art inuit en f\u00eate 1948-1970<\/em>&nbsp;au Mus\u00e9e canadien des civilisations en avril 1999. De fait, les sculptures puis les gravures inuites demeurent la locomotive de l&#8217;art aborig\u00e8ne au pays. On l&#8217;a bien vu durant l&#8217;\u00e9t\u00e9 2001 \u00e0 Montr\u00e9al, dans le cadre des festivit\u00e9s officielles comm\u00e9morant le tricentenaire de la Grande Paix de Montr\u00e9al 1701-2001, la seule exposition d&#8217;art aborig\u00e8ne&nbsp;<em>Transitions 2. L&#8217;art contemporain des Indiens et des Inuit du Canada<\/em>&nbsp;pr\u00e9sentait \u00e0 parts \u00e9gales l&#8217;art inuit et l&#8217;art des Premi\u00e8res Nations <span style=\"white-space: nowrap;\">am\u00e9rindiennes<a class=\"fn-link\" id=\"fn-ref-1\" href=\"#footnote-1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><span class=\"fn\" id=\"footnote-1\"><a href=\"#fn-ref-1\"> 1 <\/a> - Ce jumelage refl\u00e9tait la structure organisationnelle du minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral des Affaires Indiennes et du Grand Nord Canadien (MAINC). Le MAINC a d\u00e9velopp\u00e9 sa collection d&#8217;\u0153uvres d&#8217;art am\u00e9rindien et a cr\u00e9\u00e9 les Centres d&#8217;art inuit et d&#8217;art indien, dont le lieu d&#8217;exposition est dans le hall d&#8217;entr\u00e9e du minist\u00e8re \u00e0 Hull. Les \u0153uvres de&nbsp;<em>Transitions 2<\/em>&nbsp;proviennent de la collection.<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p>Des revues enti\u00e8res sont consacr\u00e9es \u00e0 l&#8217;art inuit. \u00c0 l&#8217;automne 1998,&nbsp;<em>le Inuit Art Quarterly<\/em>&nbsp;pr\u00e9sentait un int\u00e9ressant dossier intitul\u00e9 \u00ab Making Art in Nunavik \u00bb tandis que&nbsp;<em>Vie des Arts&nbsp;<\/em>\u00e9ditait \u00e0 l&#8217;hiver 2002 un dossier principalement ax\u00e9 sur de nouveaux lieux de vente de l&#8217;art inuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, il me semble plus fondamental d&#8217;examiner les liens entre la politique et l&#8217;art, ainsi que l&#8217;adaptation de certains artistes aux nouvelles valeurs dans le contexte actuel de mondialisation.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&#8217;autonomie politique et territoriale<\/h2>\n\n\n\n<p>Les communaut\u00e9s inuites du Nunavut ont \u00e9t\u00e9 les premi\u00e8res \u00e0 obtenir l&#8217;autonomie gouvernementale avec un Parlement et un drapeau distinct le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;avril 1999. Le Nunavik au nord du Qu\u00e9bec devrait bient\u00f4t suivre leurs traces. Politiquement, cette avanc\u00e9e pr\u00e9figure la s\u00e9rie de trait\u00e9s g\u00e9opolitiques in\u00e9dits entre les Am\u00e9rindiens, le Canada et les gouvernements provinciaux qui se concluent \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 et en ce d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. L&#8217;entente avec la Nation Nisga&#8217;a de Colombie-Britannique en 1999, avec la Nation Crie au Qu\u00e9bec renouvelant l&#8217;entente de 1976 autour de l&#8217;usage des territoires de la Baie James, ainsi que le projet d&#8217;entente avec les Innus de la C\u00f4te-Nord et du Lac-Saint-Jean &#8211; trait\u00e9 reconnaissant pour la premi\u00e8re fois les droits ancestraux sur le territoire- vont aussi dans cette direction.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La m\u00e9tamorphose de l&#8217;imaginaire<\/h2>\n\n\n\n<p>L&#8217;imaginaire de l&#8217;art inuit a, jusqu&#8217;\u00e0 tout r\u00e9cemment, \u00e9t\u00e9 \u00e9troitement li\u00e9 au mode de vie traditionnel dans ce rude climat arctique. Rapidement et radicalement transform\u00e9 \u00e0 partir des ann\u00e9es 1960, le mode de vie des A\u00een\u00e9s et la transmission des savoir-faire sont de plus en plus compromis.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, la majorit\u00e9 des sculpteur(e)s inuit(e)s ont d\u00e9j\u00e0 plus de 40 ans. Ce fait \u00e9tait v\u00e9rifiable dans la s\u00e9lection de&nbsp;<em>Transitions 2<\/em>. Les g\u00e9n\u00e9rations qui suivent ne connaissent qu&#8217;en r\u00e9cits la source de l&#8217;inspiration fabuleuse de leurs A\u00een\u00e9s. Ils sont de moins en moins attir\u00e9s par cet art qui demande de parcourir le territoire \u00e0 la recherche de visions et de pierres \u00e0 sculpter.<\/p>\n\n\n\n<p>La difficult\u00e9 de se procurer de la pierre de qualit\u00e9 toujours plus au nord ressemble \u00e0 la r\u00e9ification des bons arbres \u00e0 \u00e9corce pour les artisans am\u00e9rindiens plus au sud, le \u00ab progr\u00e8s \u00bb faisant ses ravages. Or, au vieillissement et au changement rapide de l&#8217;environnement, s&#8217;ajoute ce mode de vie de plus en plus s\u00e9dentaire et occidentalis\u00e9 chez les jeunes g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment \u00ab faire surgir \u00bb de la pierre l&#8217;accouplement d&#8217;un ours et d&#8217;un rorqual pour sauver l&#8217;homme, quand on ne chasse gu\u00e8re plus qu&#8217;en motoneige avec une carabine \u00e0 lunette d&#8217;approche \u00e0 deux kilom\u00e8tres sans que l&#8217;animal ne le sache&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Quand on ne sort plus en kayak entre les banquises ? C&#8217;est l\u00e0 le c\u00f4t\u00e9 inqui\u00e9tant de l&#8217;acculturation. Mais une dynamique plus encourageante se profile en parall\u00e8le. \u00c0 l&#8217;autonomie politique gouvernementale du Nunavut, et bient\u00f4t du Nunavik, correspond en art l&#8217;\u00e9mergence de cr\u00e9ateurs qui ont appris \u00e0 se servir des outils et des strat\u00e9gies postmodernes de cr\u00e9ation. Leurs \u0153uvres sont porteuses d&#8217;une m\u00e9tamorphose de l&#8217;art pour le XXI<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle. L&#8217;impressionnant dessin \u00e0 la plume et \u00e0 l&#8217;encre repr\u00e9sentant un campement d&#8217;\u00e9t\u00e9 de fortune (sans titre) de Shuvinai Ashoona (Cape Dorset, Nunavut, 1995) pr\u00e9sent\u00e9e dans&nbsp;<em>Transitions 2<\/em>, dans le petit local 318 du, Belgo \u00e0 l&#8217;\u00e9t\u00e9 2002, laissait entrevoir un renouveau du c\u00f4t\u00e9 de la sensibilit\u00e9 des femmes artistes du Nord. Les traits fins de ses dessins, obtenus par couches successives, touchent l&#8217;\u0153il d&#8217;une sensibilit\u00e9 unique. Ces femmes artistes qui marient quotidiennet\u00e9 et territorialit\u00e9, notamment dans les dessins et les gravures, d\u00e9finissent une piste. Le renouveau vient aussi d&#8217;une tout autre inscription de l&#8217;imaginaire inuit dans l&#8217;art actuel.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le fabuleux film&nbsp;<em>Atanarjuat \u2013 L&#8217;homme rapide<\/em>&nbsp;de Zacharias Kunuk, premier long m\u00e9trage autochtone, est plus qu&#8217;une r\u00e9ussite cin\u00e9matographique. Le r\u00e9cit en images anim\u00e9es fait vivre une temporalit\u00e9 et une sensibilit\u00e9 complexe, aux confins du mythe et d&#8217;une osmose avec la nature du Grand Nord, qui n appartenaient jusque-l\u00e0 qu&#8217;\u00e0 l&#8217;oralit\u00e9 qui est \u00e0 la base des sculptures et gravures. Cette \u0153uvre unique a gagn\u00e9, en 2001, la Cam\u00e9ra d&#8217;or au Festival de Cannes, le prix du meilleur film canadien au Festival du Film de Toronto a \u00e9t\u00e9 mis en nomination pour sept prix G\u00e9nie et fut s\u00e9lectionn\u00e9e pour repr\u00e9senter le Canada comme meilleur film de langue \u00e9trang\u00e8re aux Oscars d&#8217;Hollywood en 2002.&nbsp;<em>Atanarjuat &#8211; L&#8217;homme rapide<\/em>&nbsp;n&#8217;aura cependant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 que quelques semaines seulement \u00e0 Ex-Centris \u00e0 Montr\u00e9al, aucun distributeur n&#8217;assurant cette rencontre n\u00e9cessaire, via l&#8217;art, entre des segments \u00e9largis de la population qu\u00e9b\u00e9coise et canadienne et ce chef-d&#8217;\u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&#8217;\u00e9quit\u00e9&nbsp;: briser les mises en r\u00e9serves<\/h2>\n\n\n\n<p>On peut n\u00e9anmoins tirer des le\u00e7ons autant des nouveaux trait\u00e9s politiques, de l&#8217;in\u00e9dit dans l&#8217;art de cr\u00e9ation que du succ\u00e8s filmique international d&#8217;<em>Atanarjuat<\/em>. Le message devient limpide : s&#8217;inscrire dans ce nouveau mill\u00e9naire de plain-pied avec les m\u00eames infrastructures, apprenant et partageant nos connaissances communes, usant des nouvelles technologies pour renouveler les d\u00e9fis de cette plan\u00e8te. Le succ\u00e8s du film de Zacharias Kunuk, d&#8217;abord reconnu pour l&#8217;originalit\u00e9 cr\u00e9atrice de ses vid\u00e9os d&#8217;art, dans les grands circuits du cin\u00e9ma de cr\u00e9ation, n&#8217; incite-t-il pas \u00e0 en finir avec la mise \u00e0 part, en r\u00e9serves, de ce faux paternalisme ethnologique des gouvernements ? Plusieurs \u00e9pigones des anciens missionnaires qui, s&#8217;octroyant la mission de promouvoir la culture et l&#8217;art autochtones, ne cessent pourtant de renouveler, sous de nouvelles apparences, la c\u00e9sure, l&#8217;apartheid. Force est d&#8217;admettre, en particulier au Qu\u00e9bec, deux fortes tendances de cet ordre :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp; L&#8217;art autochtone contemporain se retrouve dans les institutions \u00e0 vocation de \u00ab civilisation \u00bb, \u00e9tiquette postmoderne de l&#8217;ancienne approche ethnologique;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp; L&#8217;art autochtone de cr\u00e9ation est souvent noy\u00e9 dans une culture du spectacle qui s&#8217;abreuve au pass\u00e9 r\u00e9volu et \u00e0 la demande r\u00e9cr\u00e9otouristique d&#8217;Indiens qui jouent leur pass\u00e9 (p. ex. : La Grande Paix de Montr\u00e9al 1701-2001). La le\u00e7on d&#8217;Atanarjuat n&#8217;est-elle pas, pour les artistes am\u00e9rindiens d&#8217;aujourd&#8217;hui, de persister \u00e0 s&#8217;inscrire dans les grandes manifestations, les r\u00e9seaux officiels, et de poursuivre la complicit\u00e9 avec les r\u00e9seaux parall\u00e8les de l&#8217;art actuel sans discrimination ni rectitude politique ?<\/p>\n\n\n\n<p>En attendant, cette heureuse brise venue du Grand Nord rejoint les complicit\u00e9s en r\u00e9seau du Qu\u00e9bec, des zones constantes de renouvellement de l&#8217;art.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si cette avenue est suivie par de plus en plus d&#8217;artistes autochtones, il y a encore beaucoup \u00e0 faire, socialement et institutionnellement. La mis\u00e8re sociale sur les r\u00e9serves et pour la majorit\u00e9 des Indiens vivant dans les villes &#8211; les artistes repr\u00e9sentant la frange instruite, conscientis\u00e9e et sous pression entre la r\u00e9ussite personnelle et la responsabilit\u00e9 collective &#8211; et la technocratisation de pouvoirs dans le m\u00eame moule que les officines du pouvoir blanc, maintiennent toujours des sch\u00e9mas d&#8217;ali\u00e9nation face aux st\u00e9r\u00e9otypes et \u00e0 l&#8217;indiff\u00e9rence. Toutefois, de plus en plus de jeunes Am\u00e9rindiens acc\u00e8dent \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation sup\u00e9rieure. Les quelques&nbsp;<em>Chasseurs\/Chamans\/Guerriers<\/em>&nbsp;qui ont fait le long voyage du c\u00f4t\u00e9 de leurs alli\u00e9s les artistes, s&#8217;activent, reviennent et t\u00e9moignent par leur travail. R\u00e9cemment, certains Conseils de Bande des Premi\u00e8res Nations s&#8217;\u00e9veillent au pouvoir r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur de la culture et de l&#8217;art. Par exemple, la Nation Huronne-Wendat chemine pour se doter de sa propre politique culturelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le champ organis\u00e9 de l&#8217;art, l&#8217;art am\u00e9rindien manque d&#8217;un support institutionnel. Souhaitons qu&#8217;un succ\u00e8s comme&nbsp;<em>Atanarjuat<\/em>, dans la mesure o\u00f9 le cin\u00e9ma et la sculpture inuits ont plus de visibilit\u00e9 que les arts visuels autochtones, contribue \u00e0 cet avancement. Alors que la critique new-yorkaise salue un Norval Morrisseau dont les dessins r\u00e9alis\u00e9s en prison ont attir\u00e9 l&#8217;attention de la critique internationale par leur puissance minimale, un Robert Houle passe inaper\u00e7u \u00e0 la deuxi\u00e8me Biennale des arts visuels de Montr\u00e9al. L&#8217;importance de la participation d&#8217;un Edward Poitras \u00e0 la Biennale de Venise en 1995, le premier autochtone \u00e0 repr\u00e9senter le Canada, fut sans \u00e9cho au pays. Au retour, cette r\u00e9ussite, qui aurait d\u00fb r\u00e9sulter en une grande exposition nomade dans les mus\u00e9es d&#8217;art au pays, n&#8217;a abouti qu&#8217;au Mus\u00e9e canadien des civilisations \u00e0 Hull, r\u00e9habilitant le clivage art\/ethnologie pour l&#8217;imaginaire aborig\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a encore l&#8217;indiff\u00e9rence, \u00e0 tout le moins le silence de la critique d&#8217;art officielle sur la prestation d&#8217;artistes et d&#8217;\u00e9v\u00e9nements de cr\u00e9ations autochtones significatives. D&#8217;o\u00f9 l&#8217;importance d&#8217;une autohistoire et d&#8217;une critique am\u00e9rindienne de l&#8217;art am\u00e9rindien comme point de d\u00e9part pour acc\u00e9l\u00e9rer un regard universel, sans passe-droit.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, une grande exposition au Mus\u00e9e d&#8217;art contemporain de Montr\u00e9al serait la bienvenue. De m\u00eame, la mise sur pied d&#8217;un v\u00e9ritable Institut am\u00e9rindien de recherches et de cr\u00e9ation, assurant des liens significatifs entre la promotion et la diffusion dans les communaut\u00e9s et le champ de l&#8217;art, m&#8217;appara\u00eet plus que souhaitable, notamment pour mettre fin \u00e0 tous ces organismes pseudo-am\u00e9rindiens (ces n\u00e9o-robes noires) qui pi\u00e9tinent dans la complaisance folkloriste et les subventions.<\/p>\n<div style='display: none;'>Ahuvanai Ashoona, Edward Poitras, Guy Sioui Durand, Robert Houle<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1303,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[281,882],"tags":[],"numeros":[4924],"disciplines":[],"statuts":[335],"checklist":[],"auteurs":[4494],"artistes":[5023,4954,2652],"thematiques":[],"type_post":[],"class_list":["post-180073","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archive","category-post","numeros-45-amerindie-en","statuts-archive","auteurs-guy-sioui-durand-en","artistes-ahuvanai-ashoona-en","artistes-edward-poitras-en","artistes-robert-houle-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/180073","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1303"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=180073"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/180073\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=180073"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=180073"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=180073"},{"taxonomy":"numeros","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/numeros?post=180073"},{"taxonomy":"disciplines","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/disciplines?post=180073"},{"taxonomy":"statuts","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/statuts?post=180073"},{"taxonomy":"checklist","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/checklist?post=180073"},{"taxonomy":"auteurs","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteurs?post=180073"},{"taxonomy":"artistes","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistes?post=180073"},{"taxonomy":"thematiques","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematiques?post=180073"},{"taxonomy":"type_post","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.esse.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/type_post?post=180073"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}