Guillaume Lachapelle, Le bilan, série En pure perte series, 2009.
photo : Guy L’Heureux
Ce qui séduit d’abord dans la production de Guillaume Lachapelle, c’est la joliesse des sculptures et leur caractère enfantin. Les séries que l’artiste a réalisées depuis 2001 composent des micro-univers où se chevauchent dans l’ambiguïté des composantes fantastiques et réalistes. Les œuvres de Lachapelle tirent leur force de cette ambiguïté qui se traduit également par une tension entre le vérisme des détails et l’improbable des situations campées.

D’œuvre en œuvre se déploient sous les yeux du spectateur de petits théâtres mettant en scène des univers urbains et domestiques pour la plupart habités par des personnages ou des bêtes insolites. Chacune de ces scènes semble un prétexte pour toucher les affects et remuer les émotions enfouies du spectateur. Chez Lachapelle, la miniaturisation, plutôt que de viser à montrer des mondes imperfectibles – par exemple, des programmes de développement urbain ou d’aménagement ­intérieur –, consiste à révéler les dessous inquiétants du quotidien, ­faisant ainsi mentir la familiarité et la dimension ludique pressenties au premier contact des œuvres. Dans L’avancée (2009), notamment, une chaise se met à progresser par elle-même sur le plancher d’une pièce dont la facture vieillotte est donnée par la tapisserie fleurie et le revêtement de briques grugées des surfaces extérieures.

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Cet article parait également dans le numéro 70 - Miniature
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