En juillet 2002, Mathieu Beauséjour dépose un paquet de bâtons de dynamite en bronze sur l’emmarchement de la Colonne Nelson. « Le discours doit avoir lieu exactement sur les lieux du crime » nous dit Krysztof Wodiczko1 1 - Parmi les travaux de l’artiste, notons ses projections sur la colonne Nelson du Trafalgar Square à Londres en 1985. Voir Marie-Anne Sichère (dir.), Krysztof Wodiczko, art public, art critique, textes, propos et documents. École nationale supérieure des Beaux-Arts, collection Écrits d’artistes, Paris, 1995. au sujet de ses projections sur les grands monuments, les « sans logis de l’histoire », les morally unemployed. C’est sur l’ambiguïté que pose l’identification du lieu et du crime que tient la force du monument et la pertinence du geste de l’artiste.
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