Le Théâtre de la Pire Espèce propose, depuis 1999, des spectacles qui multiplient les points de jonction entre le théâtre et ses disciplines alternatives1 1 - Ubu sur la table (1998), Le Système Ribadier (1999), Par les temps qui rouillent (1999), Le Cabaret de la Pire Espèce (2001), Traces de cloune (2003), Ubu sobre la mesa (2003), Ubu sourd la table/Ubu persiste et signe (2003) et Persée (2005). Direction artistique : Olivier Ducas et Francis Monty. Direction générale : David Lavoie. Responsable des communications : Mélanie Carbonneau. Coordination des tournées : Caroline Ferland. Site Web : www.pire-espece.com.. Bien qu’il s’agisse aujourd’hui d’un mandat artistique en bonne et due forme, l’engouement de Francis Monty et d’Olivier Ducas pour ces disciplines souvent mal-aimées et parfois même proscrites que sont le théâtre d’objets, la marionnette, le masque, le clown, le cabaret et le théâtre de rue, ne date pas d’hier. Tout naturellement dévoués à ces genres, ils en usent comme d’une matière première ou d’une inspiration originelle, et non comme d’un cadre restrictif ou d’un format auquel correspondre à tout prix. Si la création d’Ubu sur la table2 2 - Ubu sur la table a été créé en 1998, entre les murs de la Brasserie Laurier à Montréal. À ce jour, le spectacle a été vu plus de 300 fois au Québec, en Ontario, en France, en Belgique et en version espagnole au Mexique et en Espagne. précède légèrement la fondation de la compagnie, cette adaptation d’Ubu roi d’Alfred Jarry en théâtre d’objets en constitue néanmoins l’acte de naissance. Du modeste laboratoire qu’elle était à son origine, la création emprunte un parcours hors norme. Recevant un accueil exceptionnel, bénéficiant d’un grand nombre de représentations, le projet initial ne cesse de se développer, offrant par le fait même à ces créateurs une compréhension toujours plus aiguë des possibilités scéniques de l’objet.
Le théâtre d’objets est considéré comme une des ramifications du théâtre de marionnettes puisqu’il transforme des objets bruts en personnages. Cette méthode présente nombre d’avantages pratiques. Non seulement l’objet offre de nombreuses solutions scéniques à la profusion des rôles et des lieux, mais il permet d’illustrer des passages délicats de l’œuvre, des scènes grossières ou violentes qu’il serait impossible on inacceptable de représenter de manière réaliste. Multipliant les adresses au public, transgressant de maintes façons le statut conventionnel et restrictif du manipulateur, les acteurs-marionnettistes s’engagent pleinement dans la représentation. Loin de chercher à disparaître sous des habits noirs, ils tirent profit de l’ensemble de leur corps, en font un prolongement indispensable à l’animation de l’objet, à son incarnation. On reconnaît l’intelligence et la capacité à imaginer du spectateur, ayant ainsi la possibilité de lire les situations à un second niveau, donc de tenir un rôle actif.
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