Photo : © Quentin Chevrier
Prosopopées : ce qui anime les objets
Divisée en deux espaces, le premier dans les Écuries du sous-sol, le deuxième sous une immense halle entourée de salles habitées principalement par des œuvres immersives, l’exposition exigeait du spectateur qu’il traverse le Centquatre pour être visitée. Son titre annonçait déjà ses couleurs : la prosopopée est une figure de style qui suggère la personnification d’objets inanimés dotés tout à coup d’une force d’action ou de parole qui les dépasse. La question restait pour moi la suivante : les faire parler, mais dans le but d’affirmer ou de critiquer quoi ? Les œuvres sélectionnées reposaient en grande partie sur le principe du détournement d’objets, qui perdent leur usage fonctionnel premier sous l’emprise d’une force « robotico-numérique » qui les tire vers l’inutile et le désœuvrement, sans pour autant qu’une prise de position forte se dégage de cet activisme bon enfant.
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