Sommaire
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Expositions
Printemps été 2015
Au cours des dernières décennies, de nombreuses pratiques artistiques ont repensé le rapport entre l’œuvre et l’exposition en travaillant celle-ci comme un médium ou comme un dispositif. Il en résulte une multiplication des façons de gérer ou de s’approprier l’espace muséal, par l’exploration de nouveaux formats ou de nouvelles modalités. Libérée de la simple monstration, l’exposition est devenue une œuvre en soi. Ce numéro s’intéresse donc particulièrement aux artistes et aux commissaires qui œuvrent en commun pour repousser les limites de l’exposition et offrir aux spectateurs une tout autre expérience. En complément du dossier, nous publions une série d’articles sur la présence québécoise à la Biennale de Venise et à la Biennale de La Havane.
Éditorial
Dossier
L’exposition : Qu’est-ce qui fait exposition dans l’exposition ?
En quête d’un canon des expositions
La period room version Tomorrow
Scenes from the House Dream : l’exposition comme scène onirique
Notes sur le commissariat de l’art autobiographique
Circulation et contradiction dans Furnishing Positions d’Adrian Blackwell
Art commissarial : le cas de Willem de Rooij
Entretiens
Transcender la matière et pervertir les objets
L’art comme terrain de jeu chez BGL
L’opération Venise de Jean-Pierre Aubé
Inquiéter le regard. Guillaume Lachapelle et Simon Bilodeau au Palazzo Bembo
Pièce pour cinq interprètes à La biennale de la Havane : entretien avec Stéphane Gilot et Ariane De Blois
Numéro en cours
Immersion
Hiver 2026
Ce numéro s’intéresse à toutes les formes d’immersion dans l’art contemporain. Comment les artistes s’engagent-iels de manière critique dans les technologies immersives ? Inversement, quels types de pratiques rejettent la technologie dans leur quête d’immersion ? Comment ces expériences abolissent-elles les frontières entre le spectatorat, le corps et l’art ? Nous mettons de l’avant des propositions qui tablent sur l’écoute et l’attention soutenue plutôt que sur l’amplification et la surcharge sensorielle – des œuvres faisant appel à des dispositifs parfois relativement simples et peu invasifs, parfois un peu plus élaborés, mais dans lesquels la participation n’est, à quelques nuances près, ni passive ni dénuée de sens critique.
Couverture : doux soft club
bleu de lieu, 2023-2024.
Photo : Cléo Sjölander, permission des artistes