Jérôme Fortin, Écran n° 11 (détail), collage (revues Artforum), 2006.
photo : Richard-Max Tremblay, courtoisie de Pierre-François Ouellette art contemporain, Montréal
Certains artistes ont le pouvoir de réconcilier le quotidien et l’imaginaire en raison du caractère poétique de leurs démarches et de l’intelligence qui les distingue. Il en va ainsi de l’œuvre de Jérôme Fortin qui, depuis une quinzaine d’années, fascine par son approche habile et méticuleuse. Sa nouvelle série Écrans – présentée au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) du 10 février au 22 avril 2007 – poursuit une réflexion sur la notion de temps déjà amorcée dans ses œuvres antérieures.

L’infinie patience

Depuis 1990, les oeuvres de Jérôme Fortin ont été présentées dans ­différentes expositions individuelles et collectives au Canada et à ­l’étranger. Contrairement aux nombreux artistes actuels qui optent pour une pratique axée sur l’utilisation des médias de masse, tels que la vidéo et la photographie, Fortin s’en détourne. Son travail se fait ­souvent à ­partir de déchets non souillés, de matériaux usinés et ­d’objets du ­quotidien qu’il récupère et transforme. Il s’intéresse aux limites de la représentation en essayant de capter l’intangibilité de ces sujets. La ­production de l’artiste propose, par le biais d’assemblages, de pliages élaborés et de mosaïques, des images abstraites allant au-delà de la ­figuration ou de la représentation mimétique. Aussi, l’idée de série, ­apparue en 2000 avec les Variables et ensuite Marines et Solitudes, lui a permis de développer diffaérentes variations à partir d’un même thème.

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Cet article parait également dans le numéro 61 - Peur
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