Un corps nu, étendu sur une simple table qu’éclaire une ampoule domestique ; ce corps abandonné, drapé dans un long tissu rouge s’étalant jusqu’à terre ; au-dessus de l’abdomen, une fiole de lait suspendue ; sur le visage, un épais nœud de nerfs animaux, simplement déposé. Voici l’image mise en vitrine, au sens propre, par Martine Viale à la galerie montréalaise La Centrale, ouverte sur la Main, alors en pleine effervescence foraine. Face à cette rue mouvante, en contraste avec elle, l’artiste nous a donné à voir l’immobilité d’un corps devenu objet, exposé pour une heure en un lieu public, et que les spectateurs pouvaient venir observer de près ou bien même oser toucher. 

Par sa métamorphose en objet sculptural, Viale propose ici un travail d’expérimentation de la non-action et de la dés-identification dans une poétique du corps anatomique, universel et commun, alors offert au public, par delà la vitrine, comme espace d’échange et de reconnaissance.

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Cet article parait également dans le numéro 54 - Dérives
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