Photo : Jackson Mann, permission de UTS Library
Les bibliothèques participatives et leur possible perturbation
Avant d’énumérer les bienfaits de ce changement de paradigme, faisons un bref (et nostalgique) recensement des pertes encourues : la perte des catalogues sur fiches, des chaises droites en bois et des « bibliothécaires sexy » ; du bonheur de flâner entre des rayons mal éclairés et de découvrir que le livre voisin de celui qu’on cherchait est vraiment celui dont on avait besoin ; du sentiment d’humilité éprouvé lorsque la pile de livres sur notre pupitre est plus haute et plus lourde qu’on ne l’est soi-même (sans compter tout le poids du savoir contenu dans ces livres) ; de patauger dans de longs essais au lieu de cliquer sur de courts résumés numérisés facilement assimilables, et peut-être la plus importante, la perte des ouvrages imprimés, qui disparaissent progressivement dans les entrailles des nouvelles bibliothèques hypermodernes, pour ne plus être accessibles que par l’entremise de membres du personnel ou de robots.
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