Photo : Marie-Andrée Rho
le désir
Je m’arrête au contact du corps et de la nourriture. Je veux me reposer, rester là. Ralentir le temps et prolonger le moment avant l’absorption ou l’expulsion. Je veux exister côte à côte, éluder encore davantage l’inévitable spectacle de fusion ou d’exclusion. Mais je ne peux m’attarder longtemps; l’impulsion est si tendue, si vitale et imbriquée avec ce que j’appelle la vie et le vivant. Cet autre que je nomme nourriture me conjure d’exécuter envers moi et la vie la relation la plus intime. En rédigeant ce texte, je suis très subjective, si près qu’il n’y a pratiquement aucune distance qui nous sépare. Pour débuter, voici un récit : le récit d’un oignon.
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